GREENPEACE

AURA Environnement & GREENPEACE : Trop viande cantoche Ecole Vallon Les Fontaines #GrangesGontardes ?

Y a-t-il trop de viande à la cantoche ?

Sangl 26 4

Déjà 476 villes renseignées couvrant 10 % de la population

Selon les nutritionnistes, nos enfants consomment deux fois trop de viande et produits laitiers dans les cantines scolaires. Un constat dangereux pour leur santé et dévastateur pour la planète.

Pour autant, la situation est très différente d'une ville à l'autre : certaines ont entamé une démarche sérieuse de réduction de la viande, là où d'autres continuent de servir viande ou poisson tous les jours. Nous avons eu l'idée de lancer une grande enquête participative, basée sur vos contributions, pour cartographier cette diversité.

Un grand merci d'avance pour votre précieuse aide !

TOI AUSSI, REPOND A NOTRE QUESTIONNAIRE : https://www.greenpeace.fr/enquete-viande-cantines/?utm_medium=171215_PushMob_Enquete_ville&utm_source=email&utm_campaign=Agri-Elevage#/

et

https://www.greenpeace.fr/enquete-viande-cantines/?utm_medium=171215_PushMob_Enquete_ville&utm_source=email&utm_campaign=Agri-Elevage#/21

LES MENUS A LA CANTINE PLEIN de BIDOCHE à la cantoche de l'école Vallon Les Fontaines aux Granges-Gontardes :

http://www.les-granges-gontardes.fr/IMG/pdf/7034-PERIODE5-2016-2017_SC_LIVRES2238.pdf

Ce matin, nos militant-e-s GREENPEACE feu d'artifice sont introduit-e-s intérieur périmètre centrale nucléaire Cattenom #Moselle !

Voilà une preuve de plus qu’il y a un trou dans le filet du nucléaire français.
Ce matin, à 5h30 du matin

nos militant-e-s de GREENPEACE de nouveau

en action pour dénoncer le risque nucléaire !

Gp 2

LIEN de la VIDEO : http://dai.ly/x647hq2

Ils se sont introduit-e-s à l’intérieur du périmètre de la centrale nucléaire de Cattenom, en Moselle.

Ils y ont déclenché un feu d’artifice, à proximité de la piscine d’entreposage du combustible nucléaire usé. Objectif : dénoncer la fragilité et l’accessibilité de ces bâtiments pourtant lourdement chargés de radioactivité.

Nous sommes de retour sur les sites des centrales nucléaires pour dénoncer les risques qui planent sur ces installations. Par cette action, nos militants montrent l’inquiétante vulnérabilité des piscines de combustible usés, talon d’Achille des centrales nucléaires, face à des risques malveillants.

N’attendons pas que le pire arrive : EDF doit agir dès maintenant en sécurisant ces piscines nucléaires. Il en va de la sécurité de millions de citoyens, en France et en Europe.

Aidez-nous à faire changer les choses : demandons à EDF de sortir du risque nucléaire.

Les riverains contactés par France Bleu Lorraine Nord décrivent un gros déploiement des forces de l'ordre.

"L'objectif est de marquer les esprits, montrer que c'est extrêmement fragile, accessible" Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire chez Greenpeace à franceinfo.

Notre camarade Roger Spautz, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace Luxembourg, a expliqué à l'AFP que "vers 5h30, une quinzaine d'activistes se sont introduits dans le site, ont franchi les deux barrières de sécurité, pour aller au pied du bâtiment dans lequel se trouve la piscine de combustible usagé".

Il s'agissait, a expliqué Roger Spautz, d'attirer l'attention sur la "fragilité" des bâtiments avec piscine "qui ne sont pas protégés, contrairement aux bâtiments réacteurs". Il s'agissait également de "montrer que l'on peut s'introduire dans une centrale nucléaire".

Alerte sur les centrales nucléaires en France : GREENPEACE sonne l'alerte rouge !

FessenheimLogo EDF : c’est pas bientôt fini le nucléaire ?

Avec ses 19 centrales et ses 58 réacteurs, la France est le pays le plus nucléarisé au monde. Exploitées par l’entreprise EDF, ces centrales sont vieillissantes, vérolées par des anomalies pour certaines et très mal protégées face aux risques d’attaques extérieures. Elles représentent une menace pour les Français mais aussi pour leurs voisins européens.

Des piscines du combustible usé mal protégées

Un rapport* d’experts indépendants du nucléaire, récemment remis aux autorités, dénonce la vulnérabilité des centrales nucléaires en France : les piscines d’entreposage du combustible usé sont très mal protégées en cas d’attaque extérieure.

Il s’agit pourtant des installations qui contiennent le plus de radioactivité dans les centrales nucléaires. En cas d’attaque extérieure, si une piscine est endommagée et qu’elle perd son eau, le combustible n’est plus refroidi et c’est le début d’un accident nucléaire : de la radioactivité s’échappe massivement dans l’atmosphère, avec des conséquences radiologiques très graves.

TOI AUSSI, DEVIENT NOTRE LANCEUR D'ALERTE :

https://www.greenpeace.fr/?utm_medium=171010_PushInfo_Lancement_Nuke&utm_source=email&utm_campaign=Nuke-Securite&utm_content=&utm_term=

Renouvellement de l’Assemblée statutaire de Greenpeace : Votons Camarades !

Gp die in

Marc-Claude de PORTEBANE. 16/03/2011. DIE IN avec GREENPEACE

et EELV contre le Nucléaire au Japon et ailleurs.

DIE IN et 1 mn de silence. Se couche avec plus de 50 militants écologistes

sur la place de Jaude à Clermont-Ferrand pour protester contre

les incidents nucléaires au Japon. Source : La Montagne, FR3...

LIEN : http://l-idiot-provincial.e-monsite.com/

Cher-ère-s membres de la communauté Greenpeace,

Cette année, l'Assemblée statutaire (AS) de Greenpeace France se renouvelle pour les trois prochaines années !

C'est maintenant l'heure du vote et vous avez jusqu’au vendredi 27 octobre 2017 18 heures pour faire entendre votre voix.

Connectez-vous au site : https://vote.election-europe.com/greenpeace en vous munissant de votre identifiant et de votre mot de passe que vous avez préalablement reçu par émail.

Si vous avez égarez vos codes, veuillez contacter l'équipe des Relations Adhérents.

L’Assemblée statutaire, c’est quoi ?

L'AS est garante des statuts de l'association et a plusieurs fonctions administratives :

  • Nommer le conseil d'administration de Greenpeace France.
  • Approuver les comptes.
  • Voter les budgets.
  • Assurer un rôle de veille et être force de proposition et de dialogue.

Elle est composée de deux collèges : 15 membres nommés et 15 membres élus. C'est le second collège que vous allez élire.

Greenpeace France est une association de loi 1901 à but non lucratif. Elle a été créée en 1977 puis dissoute en 1985 à la suite de l’attentat contre le Rainbow Warrior. Elle a été refondée dans sa forme actuelle en 1988. Elle est dirigée par un conseil d'administration (CA), élu par l’Assemblée statutaire composée d’adhérent-e-s. Le CA nomme un directeur qui dirige l’équipe salariée.

L'Assemblée statutaire

L'Assemblée statutaire (AS) est le lien essentiel entre le mouvement Greenpeace et l’organisation Greenpeace.

Sa fonction est d’assurer une bonne articulation entre le Conseil d'administration – une structure stable travaillant dans la continuité et liée par ses responsabilités collectives – et les militant-e-s et adhérent-e-s qui, en dehors des groupes locaux, ne reposent sur aucune structure.

Les principaux rôles de l’AS sont :

  • d’élire les membres du Conseil d'administration : à travers cette responsabilité, l’AS joue un rôle essentiel dans le fonctionnement de l’organisation ;
  • d’approuver les comptes de l’exercice et d’entendre le rapport du commissaire aux comptes ;
  • d’adopter le budget proposé par le directeur général et validé par le Conseil d'administration;
  • d'être garante du respect des statuts.

Si elle n’a pas, à proprement parler, de pouvoir sur les décisions prises par le directeur, elle joue un rôle de veille sur le bon accomplissement des missions de l’organisation. Au minimum deux fois par an, et en particulier lorsqu’elle entend le rapport annuel du directeur et le rapport moral du président, elle peut demander au Conseil d'Administration et à la direction de lui rendre des comptes sur les choix effectués. En ce sens, l’AS est un lieu essentiel de la vie démocratique de Greenpeace France.

En 2017, l'Assemblée statutaire de Greenpeace France se renouvelle… Les 170 000 adhérent-e-s peuvent candidater pour y siéger les trois prochaines années !

Greenpeace à l’international

Greenpeace est un réseau d'organisations indépendantes présentes dans 55 pays grâce à ses 28 bureaux nationaux ou régionaux. Le réseau Greenpeace partage le nom, la vision et les valeurs de non-violence et d'indépendance financière.
Le siège de Greenpeace International est situé à Amsterdam, aux Pays-Bas. Son rôle est de coordonner le travail des différents bureaux nationaux et régionaux.

Cela signifie assurer :

  • la concertation dans l'élaboration des campagnes
  • la cohérence des messages et des actions
  • la coordination politique et scientifique de l'organisation
  • la gestion des bateaux et des ressources partagées
  • la présence de l'organisation auprès des instances mondiales (Nations unies par exemple).

La structure Greenpeace International est financée par les contributions des bureaux nationaux et régionaux.

Greenpeace compte plus de trois millions d'adhérent-e-s, 36 000 bénévoles et emploie 2 500 salarié-e-s à travers le monde.

Le budget total de Greenpeace était de 346 millions d'euros à fin 2015.

Pour en savoir plus, vous pouvez :

Greenpeace France (comme tous les bureaux Greenpeace) a signé la charte INGO. Cette charte couvre les domaines tels que : une bonne gouvernance et direction, le respect des principes universels (comme la Déclaration universelle des droits de l’homme), l’indépendance, le plaidoyer responsable, des programmes efficaces, la non-discrimination, la transparence et la collecte de fonds éthique.

Convergences Greenpeace #Fessenheim & Appel à soutien urgent pour une ZAD à Aix-en-Provence !

Convergences Greenpeace #Fessenheim :

Les sentinelles d'AURA Environnement

en renfort à Aix-en-Provence !

Rouss peze 085"Nous sommes toujours mobilisés devant les entrées du parc Rambot et dans les arbres qui doivent être coupés. Il apparait que la situation risque de se corser et devenir beaucoup plus tendue qu’hier (dixit un représentant de la ville). Je vous serais reconnaissante de bien vouloir nous assurer de votre présence en couvrant l’évenement ou en renforçant les activistes.
Non aux projets inutiles et imposés ! "
  Contact sur place : Charlotte (06 62 63 79 79).

NON AU PARKING SOUS LE PARC RAMBOT ! NON AU SACRIFICE DES ARBRES ! 

Aujourd’hui la Ville d'Aix-en-Provence s’acharne sur la destruction du Parc Rambot afin d’y construire un parking souterrain de 250-400 places.


25 arbres irremplaçables (dont certains centenaires) seront sacrifiés par la découpe de leurs racines (cernage) en préparation de ce projet insensé qui est aujourd’hui SANS AUTORISATION FORMELLE.

L’exploitation du Parc Rambot en Parking est:

EN VIOLATION du legs de 1859 par Gustave Rambot qui stipule que le Parc devra être et rester « un jardin d’agrément public qui ne pourra être transformé en rentes »

EN CONTRADICTION avec le Plan Local d’Urbanisme validé en 2015 par le Conseil Municipal
et qui place le parc en zone inconstructible pour les 5 années à venir

EN OPPOSITION au Plan de Déplacements Urbains qui prévoit l’éloignement des parking du centre-ville

EN TRANSGRESSION de la procédure légale qui accorde aux citoyens le droit de recours

Chaque signature renforce la portée de notre voix collective ! Activez vos réseaux, svp !

CONTEXTE:

 

L’association est toute jeune (2016) et s’est créée pour informer et mobiliser les aixois des conséquences malheureuses d’un plan de requalification de certains espaces de la ville d’Aix-en-Provence. Ces changements consistent en un réaménagement d’un ensemble de trois places historiques (Verdun, Prêcheurs et Madeleine) dont le point de départ est la réfection nécessaire des réseaux (électriques et d’eau) enterrés. La mairie profite de ces travaux pour, du même coup, optimiser l’attractivité commerciale de cet espace qu’elle estime tomber en désuétude. Pour compenser la suppression de 400 places de stationnement inhérente aux travaux, la mairie a consigné dans son Plan de Déplacement Urbain de 2015, la création de places de substitution pour les résidents à proximité du Cours des Arts- et-Métiers, un quartier du centre-ville. Elle promet parallèlement aux associations de commerçants des Trois Places de dédier ces mêmes stationnements à un parking commercial.

 

Jusque-là rien à signaler… si ce n’est que la ville semble avoir omis le fait que ces rénovations entraîneront l’abattage de plusieurs arbres centenaires, représentants emblématiques et climatiseurs naturels permettant à la ville d’Aix de « respirer » au plus chaud de l’été.

 

En effet, fin juin 2016, la Mairie a annoncé que la quasi-totalité des platanes des places Verdun, Prêcheurs et Madeleine doivent « être abattus en urgence », du fait de leur dangerosité. L’APPEA accompagnée de deux associations et de quinze citoyens aixois, a  déposé une requête auprès du Président du Tribunal administratif de Marseille en vue de faire désigner un expert indépendant chargé de juger l’état réel de ces arbres.  Elle rappelait alors que, leur expert, M. D. BONFORT, n’était pas aussi alarmiste quant au danger que représentaient ces platanes. Le 9 septembre 2016, une décision a été rendue faisant intégralement droit aux demandes présentées. Un expert fut nommé avec pour mission de décrire l’état phytosanitaire des platanes des Trois Places tout en suivant leur état pendant la durée du chantier pour qu’il ne leur arrive aucun dommage. Cette jurisprudence traduit une avancée majeure pour l’arbre dans la ville d’Aix-en-Provence et a permis de sauver 17 arbres. La Mairie d’Aix-en-Provence a cependant fait appel de la décision. Le combat ne fait que commencer …

 

Victime collatérale de ces travaux, le Parc Rambot, plus ancien parc de la ville (dont les arbres centenaires ont vu passer des générations d’aixois et de touristes), est aujourd’hui également menacé. Jouxtant l’avenue historique « Cours des Arts-et-Métiers », à moins de 300 m des Trois Places, ce lieu a été retenu pour accueillir dans son sous-sol, un parking de 400 places.

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Message URGENT de dernière minute de P.E : " Urgent cette apm la police a évacués la zad du parc rambot a aix en pce . Les zadiste ont besoin de vous pour reprendre les arbres . No pasaran. Non au parking sur le parc rambot. Zad partout
La solidarité est une force. "

Avec Greenpeace il est grand temps de renouveler Internet !

Véritable système nerveux central de l’économie mondiale et système social à part entière, le web engloutit des quantités considérables d’énergie.

GreenpeacePour ranger nos données, les partager ou les protéger, nous avons recours à un gigantesque « nuage » de mémoire informatique auquel nous pouvons accéder quelque soit l’endroit où nous nous trouvons. Ce cloud n’est pas dénué d’impacts sur l’environnement. Alors qu’internet prend une part de plus en plus importante dans nos vies, ces impacts ne cessent de grandir.  Il est temps de pousser les acteurs du numérique à se convertir aux énergies renouvelables.

Une industrie énergivore…

D’énormes quantités d’énergie sont en effet nécessaires pour fabriquer et alimenter nos appareils et faire tourner les centres de données. Selon le rapport Clicking Clean publié le 10 janvier 2017 par Greenpeace, le secteur informatique représente aujourd’hui environ 7 % de la consommation mondiale d’électricité.

En 2020, le trafic Internet mondial pourrait avoir triplé. L’empreinte écologique du réseau sera ainsi encore plus importante, du fait notamment de l’augmentation de notre consommation personnelle de données et du nombre d’utilisateurs à l’échelle mondiale, qui devrait passer de trois milliards aujourd’hui à plus de quatre milliards d’ici à la fin de la décennie. Selon certaines estimations, la pollution générée par l’industrie du net et son impact sur le climat sont équivalents à ceux du secteur de l’aviation.

Les choix que nous ferons pour développer et alimenter cette infrastructure seront cruciaux pour la transition énergétique que nous devons opérer à temps afin d’éviter les dangers liés aux changements climatiques.

Si nous prenons le chemin du 100 % d’énergies renouvelables pour alimenter les centres de données et autres infrastructures numériques, notre dépendance grandissante à Internet pourrait devenir un catalyseur de la transition vers une économie reposant sur les énergies renouvelables. À l’inverse, si le développement d’Internet entraîne une demande toujours plus forte en électricité issue du charbon et autres sources d’énergies polluantes, la transition énergétique sera beaucoup plus longue et coûteuse.

…. qui commence à bouger

GREENPEACE : Michel-Edouard Leclerc a réagi sur son blog à notre action de sensibilisation des pesticides !

Michel-Edouard Leclerc

il faut qu’on se voie

GpMichel-Edouard Leclerc a réagi sur son blog à notre action de sensibilisation dans sa ville natale, à Landerneau. Nous lui répondons par la voix de Jean-François Julliard, Directeur général de Greenpeace France.

« Cher Michel-Edouard,

Nous sommes ravis que nos petites affiches aient attiré votre attention et que vous ayez pris la peine de justifier votre position. Il est vrai que nous attendions un début de dialogue depuis plus d’un an sur un sujet qui concerne la santé de vos clients. Nous nous réjouissons également que, dixit, “les adhérents et salariés du Mouvement E.Leclerc sont totalement en phase avec l’objectif de réduire les pesticides et autres produits chimiques, notre enseigne est complètement disponible pour y travailler.” C’est une excellente première étape qui va, je l’espère, donner lieu à une réunion rapide avec vos adhérents et vous-même pour qu’on s’y penche sérieusement.

Votre préoccupation de développer le bio dans vos enseignes est hautement louable. Mais quels volumes de vos ventes cela concerne-t-il : 3%, 4% ? Tant que cela ne concerne pas le gros du volume, cela signifie que la majorité de vos clients continuent de consommer des fruits et légumes issus de l’agriculture conventionnelle. Des fruits et légumes produits à grand renfort de pesticides, dont les consommateurs ne connaissent ni la nature ni les quantités utilisées. C’est donc bien à eux que nous pensons en premier lieu. Ces pesticides, on vous le rappelle, sont des poisons pour leur santé et pour celle des producteurs mais également pour l’environnement (voir les études sur l’impact sur les consommateurs ou encore sur celle des agriculteurs de l’ANSES).

Permettez-nous quelques mises au point et corrections sur la deuxième partie de votre courrier. Si les producteurs sont ceux qui produisent, les distributeurs ont une très grand part de responsabilité au travers des contraintes de prix et de contrats qu’ils fixent. C’est là que vous pouvez jouer un rôle énorme. C’est également la raison pour laquelle des enseignes concurrentes se sont déjà engagées : Carrefour, les Magasins U et Monoprix en France, Aldi en Allemagne ou encore les enseignes Jumbo et Albert Heijn aux Pays-Bas, qui y concentrent à eux deux plus de 50% des ventes. Nos demandes sont ainsi très simples : accompagner et soutenir les producteurs pour qu’ils éliminent en priorité les pesticides les plus dangereux dans leur production de fruits et de légumes et être transparent vis-à-vis des consommateurs sur le recours aux pesticides et le soutien aux agriculteurs.

Quant à la référence au groupe de travail sur les pesticides, nous sommes heureux d’en parler car il semblerait que les informations qui vous ont été transmises soient erronées. Suite à des échanges fin novembre 2015 avec la centrale d’achat toulousaine, Greenpeace a envoyé à ses responsables en région ainsi qu’au directeur développement durable de l’enseigne nationale les documents nécessaires à la réalisation d’un état des lieux des pratiques de ses fournisseurs de pommes sur l’usage des pesticides ainsi qu’à l’identification des marges de progrès et des objectifs de réduction envisageables. Malgré nos relances, nous n’avons reçu au niveau national qu’une réponse évasive.

Au niveau régional nous avons rencontré le groupe de travail auquel vous faites référence. Lors de cette réunion, nous avions convenu avec la centrale d’achat présente qu’elle établirait un état des lieux sur les pratiques agricoles de ses producteurs quant à l’utilisation des pesticides. Cet état des lieux aurait permis de dégager les marges de manoeuvre pour réduire l’usage des pesticides. Greenpeace n’a jamais reçu ni cet état des lieux, ni les propositions de réductions de l’usage des pesticides qui devaient en découler.

A la place nous avons été invités à participer à une nouvelle réunion avec la centrale et l’interprofession. A ce stade des négociations, nous avons estimé que la balle était dans le camp de ces acteurs. Nous avons donc exprimé notre souhait de les laisser avancer dans un premier temps de leurs côtés avant de se rencontrer à nouveau. En effet, Greenpeace n’a pas vocation à accompagner l’évolution des enseignes sur le plan technique. Nous existons pour alerter sur les dangers qui menacent notre santé et l’environnement et pousser au changement. C’est ensuite aux enseignes de prendre leurs responsabilités, en s’appuyant s’il le faut sur des personnes ressources (experts indépendants, bureaux d’étude etc.) nécessaires à la bonne évolution de leurs pratiques. Cette démarche ne pose pas de problème pour d’autres enseignes, pourquoi cela est-il si compliqué avec vous ?

Concernant les études scientifiques que vous n’auriez pas reçues (nous vous les avons pourtant adressées par courriel les 16 juin, 20 et 24 octobre 2015, puis par courrier postal en décembre dernier), nous sommes là aussi heureux de vous renvoyer quelques liens* qui constitueront, nous en sommes certains, de saines lectures de vacances à vous qui mangez bio :

Assez de temps perdu. Vous avez le pouvoir – et la responsabilité – de faire évoluer les pratiques de votre enseigne dans l’ensemble de l’Hexagone. De soutenir les agriculteurs, et de leur permettre la mise en place d’alternatives aux pesticides les plus dangereux pour les pollinisateurs et la santé.

Nous vous remercions de votre proposition de rendez-vous avec les syndicats. Mais notre demande est bien plus simple que celle d’organiser ce qui pourrait se transformer en grand-messe. Elle est de vous rencontrer, vous, car c’est à vous maintenant de prendre des engagements et de ne pas vous défausser sur les producteurs (avec qui nous travaillons directement par ailleurs, en soutenant ceux qui s’engagent vers des modèles de production durables).

Au plaisir de vous rencontrer donc très prochainement.

Jean-François Julliard
Directeur général
Greenpeace France

*Note : les seules informations qui ne s’y trouvent pas sont les lieux de prélèvement des échantillons de sols et d’eau effectués dans des vergers et champs de pommes de terre qui sont volontairement gardés confidentiels afin de préserver l’anonymat des exploitations et agriculteurs concernés, ainsi que les nom et coordonnées du laboratoire ayant mené les analyses que nous ne communiquons pas non plus, pour des raisons de confidentialité demandées de leur part. »