pollution

Le CPERG look origine nappe phréatique alimentation puit de captage La Croix-des-Grès @Valaurie !

La vitesse de propagation des divers polluants

est grande dans ces alluvions caillouteuses :

la vulnérabilité de cette nappe est donc forte !

Valo 013

 

Le puits de Croix de Grés capte la nappe d'accompagnement de la Berre.

Gg water 007

 

Un suivi général de la qualité des eaux a été réalisé par la DIREN sur une station présente sur la Berre au niveau des Granges-Gontardes. Les données ont pu être téléchargées sur le site de l’Agence de l’eau RMC pour les années 2007, 2008 et 2009.

En 2008, les résultats du SEQ’EAU indiquaient des « Particules en suspension », qui troublent l’eau et gênent la pénétration de la lumière. (zone rouge du tableau).

Serions curieux de savoir d'où elles provenaient ? Gg water 010

En ce qui concerne les années à venir, le CPERG sera attentif aux données de prélèvement en eau potable aux Granges-Gontardes ainsi qu'aux données de production (m3 annuel produit sur la commune) et de consommation (m3 annuel facturé + consommation journalière).

Attentif aux préoccupations des Gontardiennes et des Gontardiens, le comité central du CPERG1 (Commandement) a décidé hier soir dans la région des Granges-Gontardes, de mettre en place la cellule "SOG" (Surveillance des Eaux aux Granges-Gontardes) chargée de surveiller les mouvements d'eau dans les prochaines années au cas où la modification du PLU actuelle serait acceptée permettant l'exploitation de la décharge PAPREC/COVED sur les terrains de l'actuel Moto-cross et de l'Auto-cross.

Lire la suite

L'ARS 26 va-t-elle nous dire Origine Pollution Eau potable à Valaurie-Roussas en 2016 ?

L'ingénieur d'études sanitaires de l'ARS va-t-elle nous dire pourquoi

le contrôle sanitaire (N° 00105948) effectué le 1810/2016 a révélé que

les eaux destinées à la consommation humaine étaient non-conformes ?

Valo 015

Allez-vous rester les bras croisés, Camarades, lorsque la station de pompage de la "Croix du Grès" située à Valaurie reçoit des eaux en provenance des terrains situés dans l'axe nord des communes des Granges-Gontardes et de Roussas, noin loin de l'actuelle décharge COVED sise à Roussas et qui veut - via l'actuelle modification du PLU - s'installer à quelques mètres sur les terrains du Moto-cross et de l'Auto-cross des Granges-Gontardes ?

Le prélèvement a été effectué le mardi 1810/2016 au niveau du point de surveillance à Valaurie Village et les conclusions sanitaires donnent "froid dans le dos" et nous aimerions bien savoir d'où vient cette pollution des eaux destinées à la consommation humaine.

Ce prélèvement d'eau a été jugé "non-conforme" à la norme "Distribution", en Bactériologie, le niveau de contamination étant déclaré par l'ARS 26 comme "important".

Valo 014 2 jpg a

Le bulletin d'alerte a été diffusé 2 jours après, soit le 20/10/2016.

Valo 006Mais d'où vient donc cette pollution de votre eau potable ?

Les enfants dans les écoles en ont-ils bu ?

Soutenons nos hôteliers, restaurateurs, actrices et acteurs du tourisme de cette Drôme provençale !

Côté Granges-Gontardes (Régie communale), la dernière pollution date du 29/10/2013 (Source : ARS 26) !

Explosion : + de 17 000 SIGNATURES pétition CPERG Opposition PLU GRANGES-GONTARDES Projet LCJ3 Décharge Coved CARTONNE !

Opération "Raisins de la colère rouge"

Plus de 17 000 signatures en 4 jours seulement :

la pétition internet du Collectif CPERG cartonne

tandis que la version papier est signée dans

un rayon de 45 km autour de Montélimar !

https://www.mesopinions.com/petition/animaux/sauvons-animaux-vignobles-aoc-grignan-adhemar/34303

Aura bois 029

Les militant-es du colllectif CPERG (Collectif Protection de l'Environnement vers Roussas-Les Granges-Gontardes), épaulés par AURA Environnement, qui ont lancé l'opération baptisée "Raisins de la colère rouge" CONTRE le projet de décharge - via l'actuelle enquête publique de modification du PLU - commencent à être satisfait-es puisque la pétition - version internet - a recueilli plus de 17 000 signatures nationales et internationales et plus de 325 commentaires, en seulement 4 jours.

Le monde entier, ou presque, sait désormais qu'un projet d'une décharge de 75 000 T à 100 000 T de déchets déferlera sur la petite commune des Granges-Gontardes dans la si belle Drôme provençale avec l'accord du maire et des élu-es qui veulent toucher une poignée d'euros à la tonne enfouie afin de lancer des projets dans ce petit village qui a du caractère, alors que le dernier investissement colossal concernant le groupe scolaire a suscité mécontentements et indignations pour ne pas parler d'endettement potentiel puisque de l'argent - 100 000 € - ont été demandés à la "riche" commune voisine de Roussas qui héberge l'actuelle décharge Coved.

Evoqué hier par Marc-Claude de PORTEBANE auprès de l'ensemble des élu-es de la Région Auvergne-Rhône-Alpes présidée par Laurent WAUQUIEZ, ce projet de décharge aux Granges-Gontardes a soulevé l'indignation de nombreux conseillères et conseillers régionaux de TOUTE la nouvelle grande région qui se sont empressé-es, pour certain-es, de signer la pétition internet et/ou papier.

Suite au RDV en mairie des Granges-Gontardes, le 28/09/2017, avec le maire et le porte-parole du CPERG, le secrétariat du maire des Granges-Gontardes a refusé de nous donner une copie de la délibération... publique du prêt et de la convention avec la mairie de Roussas en nous demandant de saisir la Commission d'accès aux documents administratifs - CADA -. Ambiance !

Rassurez-vous braves gens, nous ne saisirons pas la CADA mais nous ferons plutôt une demande à Marie-Christine DOKHELAR, la présidente de la CRC AURA (chambre régionale des comptes d'Auvergne-Rhône-Alpes). En effet, nous avons bien besoin d'une trentaine de documents, comme par exemple les conventions passées avec l'auto-cross.

Aura bois 036

Nous aimerions, par exemple, bien savoir pourquoi il n'y aurait pas de bail d'occupation des sols avec le centre de pilotage rallye P2CRacing qui exploite son activité professionnelle sur la zone consacrée à l'auto-cross et pourquoi il y a un bail en bonne et due forme avec la très sympa association de motards "Moto-Club Granges-Gontardes" qui organise des courses "Ligue Rhône-Alpes 2017" et "Drôme-Ardèche 2017". (Siège social de P2C RACING, Avenue des Eoliennes, 26780 MALATAVERNE, Siret : P2C RACING 788 428 696 00033, Forme juridique : Société à responsabilité limitée à associé unique).

Dans l'attente de la réponse du Conseil constitutionnel saisi par AURA Environnement, il ne vous ai pas interdit de penser au devenir de ses 2 activités sportives qui vont devoir deguerpir fissa dans les prochaines années car ces 2 terrains risquent bien de devenir rapidement la future décharge Coved des Granges-Gontardes qui accueillera de 75 000 T à 100 000 T de déchets pendant 18 ans !

Nous aimerions bien savoir pourquoi les terrains occupés par le club de tir sportif "CTSM Montélimar" des Granges-Gontardes sont épargnés de modification du PLU ? Pourquoi ne pas raser les installations construites en "dur" du CTSM ? Pourquoi le CTSM de Montélimar sera-t-il cerné par la future décharge ? Pourquoi autant de faveurs pour l'un et pas pour les autres ? Un bail d'occupation des sols pour le CTSM Montélimar ?

Le président du CTS Montélimar, Claude-Olivier COLLIN ne tarit pas d"éloges sur son club : "Le Club de Tir Sportif de Montélimar est fier de vous accueillir dans l’une des plus importantes et modernes installations de la région, avec une capacité d’accueil de plus de 80 tireurs à 10, 25, 50, 100, 200 et 300 mètres, ainsi qu’une fosse universelle de tir aux plateaux, un vaste et confortable club house, une salle de cours, un patio et un parking privé". Puisque le tir est devenu - selon son président -, un "jeu d'enfant" au CTS qui forme des jeunes à partir de 7 ans, nous aimerions bien connaître la position des parents qui accompagneront leurs progénitures lorsque le CTSM sera cerné par les déchets de la décharge, parce que, nous le savons toutes et tous, nous, les défenseurs de l'environnement, une décharge "ça ne pue pas l'atmosphère, ça ne pollue pas l'environnement". C'est même très bon pour la santé ! MDR !

Parallèllement à la pétition internet, - et ce, malgré les pressions de plus en plus intolérables - la même, mais en version papier est largement signée par les populations locales qui s'opposent au projet de décharge et à la modification du PLU sur les terrains de l'actuel moto-cross et de l'auto-cross, qui sont actuellement en zone Us (secteur à vocation sportive) et Usl (secteur réservé aux sports et loisirs bruyants).Aura bois 024

En parallèle de l'opération "Raisin rouges de colère", le CPERG a décidé de lancer une autre opération qui portera le code OVO "Orgues Vertes d'Olive", où nous réfléchirons dans les prochains mois à la potentielle occupation de certains lieux par des camarades zadistes nationaux soutenu-es par les populations locales des Granges-Gontardes (apport d'équipements non plastifiés, alimentaires, palettes, équipements médicaux, etc...) mais aussi à d'autres actions non-violentes. Des volontaires bénévoles chômeurs, bénéficiaires du RSA, retraités de tous bords, actifs du week-end peuvent nous contacter pour plus de détails à aura-environnement@laposte.net AUCUN détail ne sera donné par téléphone.

Merci d'adresser vos mails à Jocelyne (équipements non plastifiés), Gérard (besoins alimentaires), Carole (hygiène), Jean-Luc (sécurité intérieure des zones), Sylvie (accueil des arrivants et des sortants), Benjamin (philosophie de l'application de la doctrine écolo-marxiste-léniniste-zadiste - Une 1ère en France), Louise-Marie (les décharges en France et leurs incidences sur la santé), Chantal, Marie-Andrée, Rose et Marc-Claude (Communication, rapports avec le cabinet de la présidence de la République et les ministères de l'Intérieur et de l'Ecologie, contacts préfecture de région Auvergne-Rhône-Alpes, préfecture 26 et sous-préfecture de Nyons, maire, coordination services de sécurité et de protection de l'Etat, SDIS, équipes médicales d'urgence ou non....).

Aura bois 035

ATTENTION : nous serons des zadistes responsables et nous ne tenons pas à ce que notre lutte pacifique pour un CAMP DE LA RESISTANCE ne se transforme en un boxon anarchisant qui desservira irrémédiablement la cause des populations des Granges-Gontardes ! La consommation d'alccol sera extrêmement réglementée, la consommation de stupéfiants sera absolument interdite ! On ne fait pas une "Résistance" locale en étant bourré-es et certainement pas en fumant des pétards. Laissons ces merdes aux bourgeois des merdias, du showbiz qui nous enfument déjà avec leurs discours de ratés ! Toute provocation intérieure ou extérieure CONTRE nos camarades des forces de l'ordre sera dénoncée et des poursuites judiciaires seront engagées contre les provocateurs qui n'en ont rien à cirer des populations locales qui vivront au quotidien les aléas de la future décharge.

ATTENTION : il sera interdit de perturber les activités sportives bruyantes ainsi que les activités économiques locales.

PAR CONTRE, nous n'aurons pas besoin :

- de bail sur notre future potentielle ZAD (zone à défendre) de l'auto-cross des Granges-Gontardes. Puisque les utilisateurs du terrain de l'auto-cross n'en ont pas eu pendant de trop nombreuses années, nous n'en auront pas besoin, non-plus. Des précisions pourront être demandées à notre avocat Me Thibault SOLEILHAC du barreau de Lyon (qui nous a défendu, NOUS les résistant-es auvergnats contre le projet de décharge de SUEZ en Haute-Loire). Des contacts ont été pris cette semaine avec son cabinet.

- de baisser le son des hauts-parleurs diffusant nos discours et musique cubaine à "fonds la caisse" !

- de nous interdire de "péter au nez" de celles et ceux qui soutiennent ce projet de décharge.

Aa639OVO va se transformer, dans la bonne humeur, en collectif "OVO Pas de Décharge Coved aux Granges-Gontardes !" : Collectif OVO-PDCGG.

Les services de l'Etat seront bien entendu informés de tout. Pas une miette ne sera oubliée des futurs projets aux ministres de l'Intérieur et de l'Ecologie, nos camarades Gérard COLLOMB et Nicolas HULOT.

RESISTER insoumis-e ou non à un projet de décharge, c'est aussi respecter la République "EN MARCHE" même si certain-es élu-es nationaux et corrompus la pollue depuis plusieurs années !

Ce billet d'information a été transmis aux 17 777 signataires (en date du 30/09/2017) de notre pétition électronique.

Pour le comité central d'AURA Environnement, Marc-Claude de PORTEBANE

News - en attente de validation - envoyées individuellement à l'ensemble de nos 17 777 signatures, le 30/09/2017, à 23h35, pour une participation de MASSE de celles et ceux qui soutiennent notre Cause qui est aussi celle des futures générations.

Avec Greenpeace il est grand temps de renouveler Internet !

Véritable système nerveux central de l’économie mondiale et système social à part entière, le web engloutit des quantités considérables d’énergie.

GreenpeacePour ranger nos données, les partager ou les protéger, nous avons recours à un gigantesque « nuage » de mémoire informatique auquel nous pouvons accéder quelque soit l’endroit où nous nous trouvons. Ce cloud n’est pas dénué d’impacts sur l’environnement. Alors qu’internet prend une part de plus en plus importante dans nos vies, ces impacts ne cessent de grandir.  Il est temps de pousser les acteurs du numérique à se convertir aux énergies renouvelables.

Une industrie énergivore…

D’énormes quantités d’énergie sont en effet nécessaires pour fabriquer et alimenter nos appareils et faire tourner les centres de données. Selon le rapport Clicking Clean publié le 10 janvier 2017 par Greenpeace, le secteur informatique représente aujourd’hui environ 7 % de la consommation mondiale d’électricité.

En 2020, le trafic Internet mondial pourrait avoir triplé. L’empreinte écologique du réseau sera ainsi encore plus importante, du fait notamment de l’augmentation de notre consommation personnelle de données et du nombre d’utilisateurs à l’échelle mondiale, qui devrait passer de trois milliards aujourd’hui à plus de quatre milliards d’ici à la fin de la décennie. Selon certaines estimations, la pollution générée par l’industrie du net et son impact sur le climat sont équivalents à ceux du secteur de l’aviation.

Les choix que nous ferons pour développer et alimenter cette infrastructure seront cruciaux pour la transition énergétique que nous devons opérer à temps afin d’éviter les dangers liés aux changements climatiques.

Si nous prenons le chemin du 100 % d’énergies renouvelables pour alimenter les centres de données et autres infrastructures numériques, notre dépendance grandissante à Internet pourrait devenir un catalyseur de la transition vers une économie reposant sur les énergies renouvelables. À l’inverse, si le développement d’Internet entraîne une demande toujours plus forte en électricité issue du charbon et autres sources d’énergies polluantes, la transition énergétique sera beaucoup plus longue et coûteuse.

…. qui commence à bouger

Alors que le chauffage au bois pollue la vallée de l'Arve, l'incinérateur de Passy subit un incendie terroriste !

Même Laurent WAUQUIEZ et le maire de Chamonix Eric FOURNIER

vice-président Environnement à la région Auvergne-Rhône-Alpes

ont reconnu que le chauffage au bois était

la 1ère source de pollution dans la vallée de l'Arve !

Romaura 070

Un engin incendiaire a été déposé sur le poste de comptage du gaz. Cet acte s’inscrit dans un contexte de pollution persistante aux particules fines dans la région, et de tension entre d’un côté une partie de la population, et de l’autre les élus locaux et l’exploitant.

L’incinérateur de Passy, dans la vallée de l’Arve, en Haute-Savoie, a fait l’objet d’une tentative d’incendie volontaire dans la nuit du 21 au 22 décembre. Un engin incendiaire a été déposé sur le poste de comptage de gaz, à l’entrée de l’usine. Un employé de l’usine a vu les flammes et prévenu les pompiers, qui sont intervenus rapidement. Selon la gendarmerie, les dégâts sont « nuls ». On peut toutefois supposer qu’ils auraient pu être plus importants sans cette intervention rapide.

L’incinérateur de Passy est considéré par certains habitants comme un des principaux responsables de la pollution aux particules fines que subit régulièrement la vallée de l’Arve, en particulier en hiver, lorsque se produit le phénomène d’inversion de température qui empêche la dispersion des polluants.

Pourtant, selon les données fournies par l’observatoire régional de l’air Atmo Auvergne-Rhône-Alpes (ex-Air Rhône-Alpes), l’incinérateur émet moins de 0,02 % du total des particules émises dans la vallée de l’Arve. Le principal responsable de ces émissions est le chauffage au bois : plus de 60 % des émissions totales annuelles, et plus de 80 % de la concentration en particules en hiver, selon une étude récente.

Source : Déchets infos n° 106

Indice Quallité de l'Air : le massif du Puy-de-Dôme aussi pollué que la Vallée de l'Arve ! Stop feux de cheminée !

Le conformisme petit-bourgeois des feux de cheminée

et des transports routiers largement responsables

de la pollution de l'air de nos campagnes et vallées !

Iqa 002

C'est avec leur pognon que les petit-bourges allument leurs feux de cheminée et nous polluent. Les cheminées des pavillons des villes crachent leur venin, alors qu'ils ne sont pas sans savoir qu'ils nous polluent.

On devrait traîner devant les tribunaux ceux qui font la promo de la cheminée alpine ou auvergnate, après une journée de ski.

Nous allons les traquer. Nous avons envoyé 9 équipes de 2 camarades pour faire de la prévention dans les villes et les agglomérations de la Vallée de l'Arve, où, bien souvent, ces nantis cumulent chauffage électrique et cheminée d'agrément, souvent 2 à 3 véhicules par foyer fiscal !

Vous n'allez pas être déçus du voyage !

Cette vérité est corroborée par les services de l'Etat en Haute-Savoie qui ont pointé hier (Source : communiqué de presse de la préfecture de Haute-Savoie : "Réunion de concertation sur l'épisode de pollution en cours en vallée de l'Arve") du doigt le secteur résidentiel et le chauffage au bois (57 % des PM10) qui arrive en tête des principaux émetteurs de la pollution aux particules fines.

Seront concernés également les poids-lourds strictement inférieurs à la norme Euro 3 (mis en circulation avant 2001) qui représentent environ 30 % de le flotte locale !

Lundi 12 décembre, le préfet de la Haute-Savoie prendra un arrêté pour mettre en place une circulation alternée des poids-lourds les plus polluants.

Ces infâmes poids-lourds qui ne cessent de dégrader cette vallée de l'Arve parce qu'il faut bien alimenter les caisses capitalistes des pays industrialisés, le pied des sapins de noël des enfants en cadeaux en provenance de Chine !

En Auvergne ? Que nenni ! On ne parle que de la Haute-Savoie ou de la vallée lyonnaise, mais de l'Auvergne que dalle !

Tout le monde pollue ! Même la plupart de certains producteurs Bio qui roulent avec des véhicules diesels pourris pour vendre leurs production aux bobos des villes. Cessons cette hypocrisie !

Le Progrès de Lyon d'aujourd'hui a constaté, (édition du 10/12/2016), à Lyon et à Villeurbanne, en pleine interdiction de circulation des véhicules aux plaques paires, que les automobilistes trichaient en arguant de prétextes douteux et se disaient même prêts à payer 22 € d'amende pour mieux polluer Lyon qui est dans le rouge depuis toute la semaine !

St rom 001Hier, en pleine fête des lumières lyonnaise, au marché de noël dans la cour du groupe régional de Groupama à Lyon, le marché de noël avec ces produits Bio battait son plein alors que les lumières dégueulaient d'éclairs, que les ordinateurs portables clignotaient au vert tandis que les appareils à carte bleue des petits producteurs crépitaient dans le rouge !

A noter : une boisson chaude et 1 crêpe/gaufre étaient offertes par les marmitons locaux !

Bien cuites à l'énergie solaire ?

Usine à poubelles Guyot Industrie à Saint-Martin-des-Champs : CSR éventré mais pollution rivière La Pennelé ?

AURA Environnement demande une

inspection fissa de la Dréal de Finistère ?

Que font les services de l'ONEMA du Finistère

chargés de la police de l'eau ?

Quelle est la qualité de l'air à Morlaix ?

Img 9483

AURA Environnement est allé, hier matin 08/11/2016, prendre quelques clichés des balles de CSR à Saint-Martin-des-Champs sur le site de stockage de Guyot Industrie implanté ZI de Kerolzec, dans la banlieue de Morlaix dans le nord du Finistère où tout n'est pas encore tout fini.

Img 9449

Les balles de CSR issues des OMR s'écoulent sur le sol non loin de la rivière "La Pennelé".

Img 9450Qu'en pensent les pêcheurs de l'AAPPMA de Morlaix ?

Img 9451Qu'en pense Bruno LE ROUX, coordinateur régional de l'ONEMA en Bretagne ?

Qu'en pense le service des ICPE de la préfecture du Finistère à Quimper ?

Qu'en pense la Dréal du Finistère ?

Img 9446

Pourquoi ce gros tas de déchets à même le sol ?

Qu'en pensent les administrateurs des associations environnementales comme les sections de "Bretagne vivante" de Brest et de Morlaix qui viendront faire une visite sympa des lieux, le 07 décembre 2016 et qui la "ferment" sec en devenant plutôt "Bretagne morte" ?

Qu'en pensent Guillaume HOEFFLER, le chef du service "Eau & Biodiversité" et son directeur général à la DDTM 29, Philippe CHARRETON ?

Poire 114

Nous attendons également - avec impatience - les photos d'un huissier du Finistère-Nord - que nous avons contacté - et qui s'est également rendu sur les lieux hier !

Les choses ont-elles évolué depuis les photos que nos camarades de ROBIN des BOIS avaient déjà effectué des photos sur ce site fin 2015 : http://www.robindesbois.org/kermaroc-n2/

Qu'en pensent les amoureux de la nature et des randonnées pédestres ?

Qu'en pense-t-on à l'Office de tourisme de Morlaix ?

Qu'en dira-t-on à la CCI et du côté des investisseurs qui voudraient investir dans la région de Morlaix et plus précisémment à Saint-Martin-des-Champs ?

A suivre et nous verrons bien si le télégramme au Canard enchaîné suivra ou pas puisque le journal Le Télégramme de Morlaix n'en pipe pour l'instant pas un mot !

Dans toute cette histoire, mais que vont donc devenir nos petits poissons chéris ?

Camarades de la Protection Animale (P.A) - avec le soutien de la Fondation Brigitte Bardot et de 30 Millions d'amis ou de la Ligue de combat contre les cruautés envers les animaux, si ils/elles le désirent - EXIGEONS TOUTE la vérité à Saint-Martin-des-Champs à côté de Morlaix dans le Finistère !

MOBILISONS-NOUS ! Défendons notre nature et nos animaux à Saint-Martin-des-Champs !!!

Questions pour un champion : le site de TERRALIA est-il autorisé à recevoir #déchets de Garbit qui pédale dans la semoule ?

Depuis l'incendie de l'usine à poubelles

TMB Canopia à Bayonne :

Mais où vont donc une partie des déchets

du syndicat Bil Ta Garbit

avec l'argent des contribuables ?

A1812- Le site de TERRALIA est-il en capacité technique à recevoir et traiter ces déchets !

- Le site de TERRALIA est-il autorisé à recevoir ces déchets ?

L'usine de TMB (Tri mécano-biologique) de Bayonne - quasimment neuve - a été fortement endommagée par un incendie dans la nuit de jeudi à vendredi 15/09/2016 vers 3h du matin.

Elle était considérée comme la Rolls des usines de TMB et pourtant elle s'est - en partie - retrouvée carbonisée sur pas moins de 2 000 m² sur ce centre de tri et traitement des déchets de Canopia à Bayonne.

Heureusement qu'aucune victime n'a été à déploré. Et heureusement que pas moins de 86 pompiers sont intervenus sur l'ensemble de l'opération de longue durée.

La cabane en tôle attaquée par les flammes a été difficilement accessible aux soldats du feu qui ont mis plus de 2h pour en finir avec la combustion des gaz toxiques.

Nous attendons avec impatience les rapports d'expertise de la Dréal afin de savoir s'il y a eu pollution atmosphérique et/ou de l'eau.

Le syndicat Bil Ta Garbi est le proprio de cette usine qui a été construite par le groupe Urbaser Environnement de Montpellier (qui déclenche de nombreuses polémiques sur ces installations françaises qui sont des gouffres pour les contribuables). Cette unité dite de "valorisation" pour ne pas effrayer les masses populaires, est exploitée par VALORTEGIA, la filiale à 100 % "environnement" d'Urbaser.

Bil Ta Garbi, gestionnaire de ce site incendiable, au diable l'avarice, qui verse pas loin de 4,5 millions d'euros par an à Valortegia (filiale à 100 d'Urbaser), indiquait que "les rapports des expertises réalisées le 06 octobre dernier confirment l'origine électrique du sinistre" qui révèlait que le feu s'était déclaré "au niveau d'une galerie technique située derrière des tunnels de compostage et s'était propagé très rapidement aux 2 bâtiments voisins par les gaines de ventilation et d'aération les endommageant irrémédiablement".

Bonjour les dégâts, plus d'un an de travaux seront nécessaires pour sa remise en état.

Nonobstant ce grave incendie, il faut bien que la continuité du service soit assurée pour ces installations qui absorbent les déchets ménagers d'au moins 265 000 habitants, soit 12 communautés de communes ainsi que l'agglo Côte Basque Adour.

Officiellement, ces déchets ménagers de Bill Ta Garbi de l'ordre de 161 000 T sont pris en charge pour aller dans 2 centres de traitement : Mendiska à Charitte-de-Bas et Astria à Bègles (Bordeaux, Gironde).

Cependant comme un peu partout en matière d'ordures dans les ménages, certaines fuites nous ont conduit vers une autre décharge de ces OMR, celle de TERRALIA (groupe PAPREC) située à Aire-sur-l'Adour dans les Landes).

HALTE IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX :

Terra 026AURA Environnement a fait un petit détour par le site internet de PAPREC, à la section "Interrogez nos spécialistes" (carte des installations de stockage), en commençant dans les Landes par Candice GUYOT, la responsable de TERRALIA Sud-Ouest à Aire-sur-l'Adour qui n'a pas été vraiment été loquace, voire gênée que nous lui demandions si ce site de TERRALIA était en capacité technique ou non à recevoir les déchets de Canopia ! Nous avons eu l'impression de déranger avec nos trop nombreuses rafales de questions dérangeantes :

- quels sont les tonnages entrants sur le site ?

- quels sont les impacts environnementaux puisque le site de TERRALIA est uniquement dédié aux déchets d'activité économique ? 

- quelle est la fraction de déchets saturés en ammoniaque et non stabilisés dangereux pour les populations locales ?

- Des mesures sont-elles prises pour éviter aux vents mauvais de disperser les émanations d'oxydes d'azote sur ce site d'Aire-sur-l'Adour ?

- Le site de TERRALIA n'étant pas un site spécifique de traitement de déchets ménagers n'est-il pas en capacité technique à gérer les nuisances importantes dues aux caractéristiques spécifiques de ces déchets de Canopia ?

IMPACTS SUR LE TRAFIC ROUTIER POUR LES POPULATIONS LOCALES D'AIRE-SUR-L'ADOUR ?

- Quelles ont les préconisations prises par PAPREC par rapport à ce nouveau trafic routier, qui avec ce nouvel afflux de poids-lourds viendra pulvériser la région aux travers leurs pots d'échappement ?

- L'arrêté préfectoral du site de TERRALIA (article 2.5) ne limite-t-il pas le trafic routier du site à 10 véhicules par jour ?

- Si on prend l'hypothèse d'un fonctionnement maximaliste sur toute l'année (5 jours par semaines pendant 52 semaines), les 5 000 T (des prévisions d'AURA Environnement) ne représenteraient-elles pas un trafic supp' de 20 camions/jour ce qui représenterait une potentielle infraction à l'arrêté préfectoral ?

INFLUENCES NOCIVES POUR LE TOURISME LOCAL

Etant donné la saisonnalité de la quantité des déchets ménagers produite sur le territoire de Bil Ta Garbi sous la très forte influence du tourisme estival, la limitation de trafic routier prévue à Aire-sur-l'Adour ne risque-t-elle pas de n'être pas respectée ? En effet, question tourisme, il ne faudrait surtout pas négliger l'atout numéro d'Aire-sur-l'Adour qui compte pas moins de 120 agriculteurs qui cultivent essentiellement du maïs et élèvent des canards (malheureusement prêts à gaver ou en gavage), une exploitation laitière, des viticulteurs (nous sommes dans l'appellation Tursan, dont les vins AOC étaient déjà présents à la table des empereurs romains - d'ailleurs qu'en pense l'INAO ? -), du maraîchage que nous espérons Bio, des kiwis... sans oublier la cure thermale du village voisin d'Eugénie-les-Bains que l'office de tourisme communautaire d'Aire-sur-l'Adour/Eugénie-les-Bains nous vante si bien dans ces termes aux accents, non pas béarnais mais bien marketing "dernier cri" : "1er village Minceur" où tout est mis en oeuvre pour le "succès d'une cure spéciale métabolisme", car aux confins des Landes, du Gers et du Béarn, "dans un charmant village historique, champêtre et chaleureux, autrefois parrainé par l’Impératrice Eugénie, l’établissement thermal de la Chaine du Soleil vous accueille"....

La liste de nos questions pour un champion étant tellement exhaustive que Mme GUYOT nous renvoya vers son directeur..... à Paris, Pascal METTEY, qui fut plus préoccupé par savoir quelles étaient les populations locales qui étaient susceptibles de nous avoir informés : "Je les connais tous. Je vais descendre ce week-end les voir. QUI VOUS A INFORME ? DES NOMS ? La CSS est conforme...."....

Peut-être que la CSS (Commission de suivi de site/installations classées) est conforme Mr METTEY mais elle date du mois de juin et l'incendie de Canopia, lui, de la nuit du 15 ou 16 septembre 2016 !!!

Donc impasse provisoire pour AURA Environnement (Les 2 inspecteurs ICPE de l'UD Dréal 64, Véronique GAZDA et Mr LAFORET, étant bloqués dans un bouchon vendredi 04/11/2016 dans l'après-midi....Nous espérons que ce n'était pas sur la déviation de la RD2 pour compter le nombre de camions qui risqueraient d'aller sur le site de TERRALIA) qui n'avait plus qu'à se tourner vers le concurrent de PAPREC : VALORTEGIA (URBASER ENVIRONNEMENT) - qui a lancé l'appel d'offre pour le stockage des déchets le lendemain du sinistre de Canopia - dont le directeur d'exploitation, Sébastien CEUILLENF, a été nettement plus coopératif et courtois ....même s'il ne se souvenait plus le nombre des tonnages entrants de déchets ! LOL...

Le détournement des déchets du territoire et les exutoires les plus proches de Bayonne, nous direz-vous ? .

La suite pour les curieux aux prochaines réponses de "Questions pour un champion" à déguster sans modération et sans pédaler dans la semoule !

Marc-Claude de PORTEBANE

Enquête publique ISDND + LELY ENVIRONNEMENT Saint-Quentin/Isère = AURA Environnement au front alors que sénatrice PCF Annie DAVID ronfle !

La sénatrice PCF Annie DAVID n'a pas soutenu les populations locales !!!

AURA Environnement et la députée écolo de l'Isère Michèle BONNETON

sont intervenus en soutien aux habitants de Saint-Quentin/Isère

lors de l'enquête publique sur le projet d'extension par réhausse

d'une ISDND présenté par la LELY ENVIRONNEMENT !

Lely 1 059CARTON ROUGE pour la sénatrice PCF Annie DAVID quia snobé les populations locales et les ouvriers préoccupés par leur environnement mais CARTON VERT pour la députée écologiste Michèle BONNETON pour ses commentaires en soutien aux populations locales de Saint-Quentin/Isère qui en ont assez de la décharge de LELY aux portes de Grenoble !!!

L'enquête publique concernant un projet par réhausse d'une installation de stockage de déchets non-dangereux (ISDND) présenté par la société LELY sur la commune de Saint-Quentin/Isère a été clôturée vendredi 21/10/2016 à 16h à la mairie.

Le 29/09/2016, AURA Environnement alertait Annie DAVID, la sénatrice PCF de l'Isère en lui demandant si elle était prête à se mobiliser avec nous contre la poursuite de cette décharge, plutôt une « verrue » située dans une zone inondable et ce, aux portes de Grenoble. En effet, nous nous alarmions non seulement de l’ancienneté de l’installation mais aussi de certaines zones actuelles ne bénéficiant pas des dispositions réglementaires en matière d’étanchéité de fond afin d’assurer la protection totale des eaux souterraines.

 

16 jours plus tard, le secrétariat d'Annie DAVID nous répondait tout bêtement : "Concernant l’extension du site de la décharge de LELY , Madame David n’a pour l’heure aucun élément qui lui permette de se prononcer sur d’éventuels risques ; ni par votre interpellation ni par les élu-e-s et habitants de Saint Quentin en Isère. Aussi n’hésitez pas à lui transmettre les arguments qui lui permettraient de se positionner. La procédure d’enquête publique permet à chacun de présenter ses remarques et d’exprimer ses inquiétudes sur une non prise en compte des risques environnementaux, aussi nous vous invitons à y verser votre contribution et à rencontrer le commissaire enquêteur."

 

La députée écologiste de l'Isère, Michèle BONNETON, elle-aussi a reçu un mail le 03/10/2016... mais a été 100 % fois plus efficace que la sénatrice au train de sénateur Annie DAVID ou le conseiller départemental André VALLINI qui, lui, n'a même pas daigné nous répondre.

 

Après avoir rencontre le commissaire-enquêteur de façon courtoise, AURA environnement lui a soulevé, le 04 octobre, les craintes des populations locales et collectifs locaux sur les dangers potentiels d'une telle réhausse à quelques encablures de la rivière Isère, le devenir du triton crêté ainsi que les risques de pollutions diverses et avariées.

 

Pendant plus de 3 mois, nos camarades d'AURA Environnement ont navigué sur des pirogues pour inspecté la rivière Isère et ratissé toute la région de Saint-Quentin/Isère à la rencontre des élu-es (notamment le sceptique et conseiller municipal Alain BAUDINO), des habitants du "Replat" ou des PME comme la chaudronnerie RAVANAT, située à proximité de cette ISDND, et qui subit l'envol de poussières sur vitres et fenêtres comme dans un mauvais film.

 

Le dernier jour de l'enquête publique, AURA Environnement a couché ses observations sur papier (alors que la sénatrice Annie DAVID aura brillé par son absence....merci le soutien aux camarades du hameau du Replat !!!

 

Nous invitons donc la camarade-sénatrice Annie DAVID (les grands électeurs des petites communes apprécieront ce manque d'implication inadmissible dans les enjeux écologiques de la vie locale) de prendre connaissance des préoccupations d'AURA Environnement :

 

I.        Remarques préalables :

  • Le dossier de demande d’autorisation d’exploiter n’expose pas clairement les valeurs et conditions d’activité de stockage des déchets : capacité annuelle demandée, origine des déchets demandée, etc. On ne sait donc pas quels tonnages le pétitionnaire souhaite recevoir ni d’où ils pourraient provenir alors que ce devrait être le fondement de la justification du projet. Ce choix de l’exploitant s’explique sans doute par la volonté de masquer le fait que son projet est totalement inutile : le plan départemental de prévention et de gestion des déchets non dangereux en cours d’élaboration estime que les besoins en stockage de l’Isère sont de 127 à 137 000 tonnes/an alors que, décharge de Lély non comptée, le département « bénéficie » déjà de 380 000 tonnes de capacités autorisées (Penol , Cessieu, Satolas-et-Bonce). Le projet est donc inutile.
  • La rédaction du dossier ne présente pas de façon évidente les liens entre le dossier technique et le rapport d’étude d’impacts. De même, la présentation des impacts et dangers est complexe et ne permet une compréhension aisée pour le public (un résumé non technique de l’étude de dangers de 2 pages, ce n’est pas de la vulgarisation mais de la dissimulation…). Ce choix de l’exploitant s’explique sans doute par la volonté de masquer le fait que le site ne satisfait aucune des obligations légales en termes de protection des eaux superficielles et souterraines, et rejette depuis des années des eaux souillées non traitées. Le projet est donc dangereux.

Le projet apparaît donc clairement inutile et dangereux.

II.        Remarques d’ordre réglementaire :

  • Le dossier soumis à enquête publique ne concerne que le projet d’extension verticale de la décharge, projet consistant en la création d’un nouveau casier en rehausse du casier existant. Il ne prend que très faiblement en compte la remise en l’état du casier actuel alors que les impacts des deux installations vont se cumuler, notamment en termes de rejets liquides (lixiviats) et atmosphériques (biogaz).
  • Le DDAE est daté de décembre 2015 mais il a fait l’objet d’un avis de l’Autorité environnementale en date du 24 juin 2016 et est soumis à enquête publique à l’automne 2016. Il doit donc respecter les prescriptions de l’arrêté ministériel stockage du 15 février 2016, ce qui n’est pas le cas (programme de contrôle de la qualité des rejets, suivi post-exploitation, analyse des MTD (meilleures techniques disponibles), gestion des lixiviats, etc.). Cela rend le projet obsolète et non conforme à la réglementation applicable.
  • L’étude d’impacts semble avoir été réalisée en grande partie en 2011/2012, ce qui pose deux problèmes majeurs :
  1. Sur le fond, les données d’état des lieux initial sont périmées et ne peuvent raisonnablement servir de base pour estimer les impacts du projet. L’étude d’impacts est donc insincère.
  2. Sur la forme, la réforme de l’étude d’impacts de 2012 n’a pas été prise en compte rendant le dossier non réglementaire. De même que, l’étude des risques sanitaires n’intègre pas de volet « état de l’Interprétation de l’état des milieux » pourtant obligatoire depuis la circulaire du 9 août 2013. L’étude d’impacts ne répond donc pas aux exigences de la réglementation.

Il ressort ainsi, à la lecture des éléments présentés en enquête publique, que le dossier est :

  • Non réglementaire ;
  • Obsolète ;
  • Porteur d’une vision partielle et partiale de la réalité.

III.        Remarques sur le Dossier administratif

. Conformité aux documents d'urbanismes :

  1. Alors que le PLU indique clairement la présence de différentes servitudes au droit de la décharge, aucun avis des gestionnaires de ces servitudes n’est joint au dossier. Le pétitionnaire ne démontre pas que son projet est compatible avec ces servitudes.
  2. Le site se trouve en zone Nx « espaces de stockage de déchets » sauf 5 parcelles. Pour ces 5 parcelles, 4 seulement appartiennent au demandeur (71, 133, 322 et 324). Quid de la parcelle 160 ? A qui appartient-elle ? Le propriétaire a-t’il accepté que le projet s’implante sur sa propriété ? Par ailleurs, les parcelles 262, 264 et 306 font partie de l’actuelle ICPE mais n’appartiennent pas à l’exploitant, cela n’est pas légal. Enfin, une mise en comptabilité du PLU serait en cours pour les intégrer en zone Nx. Or, aucun justificatif n’est fourni par rapport à la mise en comptabilité. Où en est cette procédure ? Intègre-t-elle aussi la parcelle 160 ? Le pétitionnaire ne démontre pas la maîtrise foncière du projet ni la conformité de celui-ci avec le plan local d’urbanisme de la commune.
  3. Un des objectifs du SCOT de la région grenobloise est de préserver les espaces naturels agricoles et forestiers. Or, le projet prévoit de déclasser des surfaces classées en zone N (naturelle), et de défricher un boisement. Contrairement à l’affirmation infondée du pétitionnaire, le projet est donc incompatible avec les objectifs du SCOT.
  • Compatibilité avec le plan de prévention et de gestion des déchets non dangereux :
  1. Le plan d’élimination des déchets ménagers et assimilés (PEDMA) de juin 2008 ne prévoit la possibilité d’une prolongation du site de Saint-Quentin que « dans le cadre de l’autorisation actuelle ». L’extension durable du site avec nouvel arrêté préfectoral comme demandé par Lély est donc incompatible avec le PEDMA de l’Isère.
  2. Le plan de 2008 estime le besoin en capacités de stockage en Isère à 434 000 tonnes en 2017. Or, les capacités actuellement autorisées sont de 580 000 tonnes. Il y a donc une surcapacité de 146 000 tonnes que l’extension de la décharge de Saint-Quentin viendrait prolonger. Il serait donc conforme aux prescriptions du PEDMA de l’Isère de refuser l’autorisation d’exploiter demandée par Lély.
  3. Le projet de plan départemental de prévention et de gestion des déchets non dangereux (PPGDND) en cours d’élaboration estime que, conformément aux objectifs de la Loi de Transition énergétique pour la croissance verte d’août 2015, les besoins en stockage de l’Isère ne sont en fait que de de 127 à 137 000 tonnes/an alors que, décharge de Lély non comptée, le département « bénéficie » déjà de 380 000 tonnes de capacités autorisées (Penol , Cessieu, Satolas-et-Bonce). Le projet est donc incompatible avec la loi TECV et avec les orientations du futur PPGDND de l’Isère.
  • Risque inondation : le site se trouve en zone Bi3 (périmètre historique de crue). Il est indiqué que « une remontée de la nappe pourrait donc entrainer une sollicitation localisée de la barrière passive, mais ne pourrait en aucun cas entrainer la déstabilisation du massif de déchet ». Un risque majeur existe donc tant sur la stabilité du massif de déchet que sur la pollution des eaux souterraines. Or, l’étude de dangers ne retient pas l’inondation comme source potentielle d’agression externe pour le site (p.14). Le dossier est donc malhonnête qui masque des risques majeurs pour l’environnement.
  • Risque technologique : L’analyse de l’environnement indique qu’il n’existe aucune source potentielle d’agression externe pour le site alors qu’une partie de celui-ci est incluse dans le périmètre du PPRT de l’usine SEVESO Seuil haut Titanobel. Le projet est donc soumis à un risque industriel majeur qui n’est abordé nulle part dans le dossier, rendant celui-ci incomplet et insincère.

IV.        Remarques sur le Dossier technique

  • L’absence du bilan matériaux est préjudiciable à la qualité d’interprétation des effets du projet, notamment en cas de situation déficitaire ou excédentaire en matériaux (aspects trafic, circulation sur site, localisation des stocks, impact paysager, impact sur la faune et la flore… Le dossier technique est donc incomplet.
  • Le dossier indique la réalisation d’un pré-contrôle olfactif mais n’indique pas la procédure mise en œuvre pour éviter l’arrivée des camions odorants sur site. Ce faisant, l’exploitant reconnaît qu’il ne prévoit rien pour limiter l’impact olfactif du site, ce qui n’est ni responsable, ni acceptable.
  • Les conditions d’étalonnage et de vérification périodique des installations de détection de non-radioactivité ne sont pas indiquées alors que c’est une procédure obligatoire conformément à l’arrêté ministériel stockage du 15 février 2016. Le projet ne respecte donc pas la réglementation en matière de protection contre la radioactivité.
  • Stabilité du massif de déchets :
    • Les études géotechniques de stabilité prennent en compte la plate-forme de compostage mais pas les plates-formes de mâchefer, de bois et de déchets du BTP. Elles ne prennent pas non plus en compte la présence d’eau dans le massif sous-jacent et la charge hydraulique en fond de casier. Elles sont donc incomplètes et, de fait, faussées.
    • Le dossier atteste la stabilité de la digue périphérique sur la base d’hypothèses de matériaux mais n’indique pas comment l’exploitant pourra garantir que les matériaux qui seront utilisés répondront aux exigences de l’étude de stabilité.
    • Les moyens et la méthodologie pour assurer le suivi des tassements des zones anciennement et récemment exploitées ne sont pas indiqués.
    • L’avis de l’autorité environnementale précise qu’une tierce expertise a été demandée sur la stabilité du massif. Or, les résultats ne sont pas joints au dossier d’enquête publique.

Le dossier ne garantit pas la stabilité du massif de déchets qui risque à tout moment de basculer dans l’Isère avec des centaines de milliers de tonnes de déchets et toute la pollution associée.

  • Le réseau de collecte du biogaz ne couvre pas l’intégralité de la surface de la décharge : la quantité et le positionnement des puits présentent des surfaces non collectées (rayons d’action insuffisants). Cela générera forcément des émanations diffuses de biogaz conduisant à un impact olfactif inacceptable et des risques pour la qualité de l’air.
  • Le dossier prévoit de réduire les capacités de stockage tampon des eaux pluviales par rapport à la situation existante (passage de 28 000 m3 environ à 13 000 m3). Comme il n’est pas démontré que la pluviométrie des Alpes va se réduire, le projet ne prévoit pas de gérer correctement les eaux de ruissellement.
  • Gestion des lixiviats :
    • Le plan d’aménagement n’indique pas de puits de collecte des lixiviats sur les zones d’exploitation n°1 (rehausse 8-9-10), n°2 (rehausse 11-12), n°7 et n°8. S’ils ne sont pas collectés, ce qui est illégal, ces lixiviats iront directement se jeter dans l’Isère.
    • le dossier ne présente pas de calcul prévisionnel de production de lixiviats pour le site actuel + ceux du site ancien ; il est donc impossible de savoir si les bassins de rétention sont suffisamment dimensionnés pour retenir les eaux polluées et éviter leur déversement dans l’Isère ou la nappe phréatique
    • il n’y a aujourd’hui que 800 m3 de capacité installée contre 1500 m3 réglementaires (production du nouveau site / 365 j x 15 jours de stockage)
    • il n’est prévu de créer que 2500 m3 contre 2800 m3 réglementaires (idem)
    • Il n’est pas précisé si les bassins de stockage des lixiviats respectent la distance d’isolement de 50 m imposée par l’article 7 de l’AM stockage
    • Il est fait état d’un dépassement en arsenic sur le bassin B sans que le dossier ne présente les conséquences de cette pollution sur les eaux souterraines
    • Le projet indique à la fois que les lixiviats seront gérés par la STEP Aquapole et par une STEP à créer sur site. Quelle est la vérité ? Dans tous les cas, il ressort du dossier que :
      • sur le plan réglementaire, la convention avec Aquapole (annexe C) ne précise pas si la STEP est autorisée à recevoir des effluents industriels en provenance d’une ICPE (rubrique ICPE 2791)
      • sur le plan technique, la convention avec Aquapole ne précise pas si elle est dimensionnée pour traiter des lixiviats de décharge qui sont très spécifiques par rapport des eaux usées urbaines
      • sur le plan quantitatif, il apparaît que la convention avec Aquapole ne permet pas de traiter tous les lixiviats de la décharge : la convention permet de recevoir 25 500 m3 /an (100 m3/j maximum sur 255 jours d’ouverture) alors que le volume pompé est largement supérieur [37 000 m3 en 2013, 46 000 m3 en 2014] et sera encore plus élevé si l’extension est accordée.
      • le délai de mise en service de la (peut-être future) STEP interne n’est pas précisé
      • la destination des boues qui seront produites par la (peut-être future) STEP interne n’est pas précisée alors que celles-ci présenteront nécessairement de fortes teneurs en arsenic. Où et comment cette pollution dangereuse sera-t-elle traitée ?

Le dispositif de gestion des lixiviats prévu par le dossier n’est pas conforme aux exigences de  l’arrêté ministériel stockage du 15 février 2016 et présente un danger majeur pour l’environnement.

V Remarques sur l'Etude d'impacts

  • La phase travaux n’a pas été retenue (p.23) alors que l’étude d’impacts se doit d’étudier toutes les phases du projet. L’étude d’impacts du projet est donc non réglementaire.
  • Le volet paysager de l’étude d’impacts est tout à fait insuffisant qui ne présente que le site après son réaménagement alors que la phase d’exploitation est prévue pour durer 20 ans et constitue la période pendant laquelle l’impact est le plus important. Le dossier masque donc le réel impact paysager du projet.
  • Alors que nombre d’activités présentes sur le site sont retenues par le plan de protection de l’atmosphère de Grenoble dans le cadre d’un suivi des émissions diffuses de poussières (carrières, traitement de déchets du BTP, recyclage, enrobage, transformation du bois), le dossier n’indique pas de dispositif ou étude en matière de suivi des émissions de poussières. Le projet ne respecte donc pas le PPA de Grenoble.
  • « Une visite du SDIS est prévue afin de valider » le bon dimensionnement des ouvrages de collecte des eaux incendie [p.104]. A ce stade, rien ne démontre que la sécurité incendie du projet est assurée alors même que le site a connu 5 incendies d’origine interne entre 2007 et 2015 (Etude des dangers, p. 24).
  • Il est fait mention du « défrichement » d’un « bosquet relictuel » alors qu’aucun document dans le dossier n’apporte la preuve du dépôt d’une demande d’autorisation de défrichement, contrairement aux exigences de l’article R.512-4 du Code de l’environnement. Le pétitionnaire ne respecte donc pas la réglementation.
  • Pollution des eaux souterraines :
    • La nappe des alluvions de l’Isère à l’aval de Grenoble est présentée comme une nappe libre de « vulnérabilité importante ». Or, le niveau des plus hautes eaux dépasse le fond supposé des alvéoles les plus anciennes alors même que ces alvéoles ne sont pas aménagées en fond de façon à isoler les déchets de la nappe. Il est donc malheureusement logique que le suivi de la qualité des eaux par le réseau de piézomètres de contrôles mette en évidence un impact sur les eaux souterraines. Les piézomètres situés à l’aval de la décharge révèlent en effet des teneurs élevées en ammonium, sodium, conductivité, COT… autant de paramètres traceurs de l’impact d’une décharge sur les eaux souterraines.
    • Les concentrations élevées dans les piézomètres au moment des crues sont expliquées comme une pollution de la nappe par l’Isère (concentrations élevées dans le piézomètre situé en amont de la décharge). Cette augmentation ne pourrait être due plutôt : à l’augmentation du volume de déchets baignant dans la nappe (remontée de la nappe) et à l’inversion du régime évoqué (nappe drainant l’Isère) modifiant le sens d’écoulement des eaux (le piézomètre situé en amont de la décharge devenant alors un piézomètre situé en aval, comme les autres) ? C’est bien la décharge qui pollue l’Isère et non l’inverse !
    • Le dossier présente la création d’une décharge supplémentaire au-dessus d’une ancienne décharge comme ayant un « impact positif » sur la qualité des eaux souterraines. Comment est-ce que le fait d’ajouter du déchet sur du déchet pourrait-il améliorer cette qualité ? La mise en place dès à présent, et non sur 20 ans, d’une couverture étanche sur l’ancien site aurait été nettement plus efficace, en complément de mesures plus appropriées permettant d’isoler rapidement les déchets de la nappe souterraine.
    • Alors que les eaux internes ruisselant sur la plateforme de compostage présentent systématiquement des analyses non conformes aux normes de rejets au moins depuis 2011 (date des plus anciennes analyses présentées), « une surverse existe » au niveau du bassin qui les collecte et « une partie des eaux rejoint le milieu naturel. Le volume correspondant des difficilement quantifiable. ». Comment l’exploitant peut-il présenter de telles non conformités à la réglementation nationale en vigueur ? Comment peut-il dans ces conditions prétendre à poursuivre une exploitation qui aurait dû cesser depuis longtemps déjà ?

Il apparaît urgent de fermer cette décharge et de prendre des mesures appropriées pour protéger la nappe de l’Isère, au lieu de poursuivre encore et toujours son remplissage.

  • Les informations concernant la Trame Verte et Bleue (TVB) se basent sur une étude du Conseil Général de l’Isère datant de 2001. C’est d’autant plus regrettable que le Schéma Régional de Cohérence Environnementale (SRCE), qui a notamment pour objet les continuités écologiques, a été approuvé par la Région Rhône Alpes le 16/07/2014. Ce document, qui a pourtant plus de deux ans à présent, n’est pas même mentionné par l’étude. Or le SRCE identifie le secteur dans lequel se trouve le site comme présentant un « enjeux de maintien et/ou de restauration des liaisons entre grands ensembles naturels et agricoles. Le volet TVB de l’étude d’impacts est donc obsolète et, partant, non réglementaire.
  • L’état initial ne fait référence à aucune activité en aval immédiat du site alors que la présence d’une pisciculture est mentionnée en page 4 de l’annexe G (note de caractérisation hydro-biologique du canal de Saint Quentin). Ce manquement est d’autant plus grave que les rejets des eaux de ruissellement de la décharge se font en amont de cette activité.
  • Le rapport d’étude d’impacts volet patrimoine naturel joint en annexe est trop ancien et aurait nécessité une réelle mise à jour. En effet, la première page de l’étude réalisée par le bureau d’études Evinerude est datée de février 2012, ce qui remonte à près de 5 ans. Pourtant, on constate à la lecture du rapport que la totalité des cartes et figures réalisées par le bureau d’études datent de 2011 et, plus grave, qu’il en va de même pour les visites de terrain. Ces dernières ont eu lieu entre mai et septembre 2011, et remontent donc à plus de 5 ans. Dans l’étude d’impacts il est indiqué en page 85 qu’une demi-journée est venue compléter ces investigations en 2013, mais elle n’est même pas répertoriée dans le décompte réalisé sous le tableau, aucune conclusion ne semble avoir été tirée de ce passage et le rapport joint en annexe n’en fait aucune mention. Le volet faune/flore de l’étude d’impacts est donc obsolète et, partant, non réglementaire.
  • La campagne d’odeurs date de 2011, comment comparer les résultats de cette campagnes au regard de l’activité actuelle étant donné que le dossier ne renseigne que sur les années  2013 et 2014 ? Le volet odeurs de l’étude d’impacts est donc obsolète et, partant, non réglementaire.
  • Le dossier fait état de 200 camion / jour sans plus de détail. Ce bilan est minorant, le trafic présenté ne prenant pas en compte le trafic VL, ni le trafic lié aux travaux de création de casier (apport de matériels et matériaux), ni celui lié aux travaux de déplacement des plates-formes d’activités (mâchefer, compostage, bois, inertes du BTP). L’impact du projet sur le trafic routier est donc incomplet de même que l’analyse des nuisances liées au trafic en termes de bruit et de qualité de l’air.

VI Remarques sur l'Etude des risques sanitaires (ERS)

  • Le volet sanitaire de l’étude d’impacts présente de nombreux manquements : tout d’abord, il n’est pas conforme à la circulaire du 9 août 2013 relative à la démarche de prévention et de gestion des risques sanitaires des installations classées soumises à autorisation et au guide INERIS de 2013 sur l’Evaluation de l’état des milieux et des risques sanitaires. L’Interprétation de l’Etat des Milieux doit en effet permettre de qualifier le milieu dans lequel se trouve l’installation à étudier, de façon à évaluer l’impact réel, supplémentaire, du projet sur son milieu. Or cette étude est totalement absente du dossier. Non seulement aucune analyse n’a été réalisée pour évaluer la qualité de l’air, des sols, voire des végétaux, mais de plus l’étude présentée n’adopte pas la logique d’une démarche intégrée. Le volet sanitaire de l’étude d’impacts est donc non réglementaire.
  • Alors que la décharge existante aurait dû donner lieu à des mesures sur sites, l’étude se contente bien souvent de données bibliographiques. Ce point est particulièrement problématique pour les poussières. En effet, l’étude se base sur des données bibliographiques relatives au déchargement d’ordures ménagères, en retenant qui plus est l’hypothèse basse. Etant donné les activités présentes sur le site, dont certaines sont particulièrement génératrices de poussières (plateforme de mâchefers, plateforme de déchets du BTP, broyage de bois), les données d’entrée de l’étude semblent extrêmement sous estimées (pas de prise en compte des activités de broyage, de stockage, de reprise lors du chargement, etc. sur les matériaux pulvérulents). Le volet sanitaire de l’étude d’impacts est donc insincère.
  • Alors que la décharge va rejeter des lixiviats dans le milieu aqueux, l’ERS n’a pas jugé nécessaire de retenir ce vecteur. Pourtant, des kilogrammes de métaux vont être rejetés annuellement dans ce milieu (9kg de chrome, 8kg d’arsenic, 56 kg de cuivre, etc.). Quel est l’impact du rejet de ces métaux lourds dans l’Isère, alors même qu’une pisciculture se situe à l’aval du site ?
  • Pour les paramètres étudiés au regard des objectifs de la qualité de l’air, les concentrations présentées ne doivent pas être lues comme des concentrations mais comme un apport supplémentaire apporté aux concentrations déjà existantes. Ainsi, une contribution de 17% à la pollution ambiante est jugée comme « non significative » dans l’étude présentée. De même, pour certains paramètres, la décharge génère à elle seule des concentrations qui atteignent 50% de celles mesurées sur la station A7 Nord Isère déjà très fortement impactée par le trafic. La poursuite d’activité de la décharge est donc à proscrire et son arrêt améliorera sensiblement la qualité de l’air locale.
  • Concernant le benzène, composé cancérigène avéré, les hypothèses de concentration retenues retiennent une valeur médiane (et non moyenne) de concentrations observées dans la bibliographie, sans donner plus d’explication. Pourquoi la valeur maximale (le double) n’a-t-elle pas été retenue ? Le volet sanitaire de l’étude d’impacts est donc insincère.
  • La station de traitement des lixiviats n’est pas considérée comme une source dans les émissions gazeuses. Pourtant, la présence de bassins est forcément une source d’évaporation et donc d’émissions. Le volet sanitaire de l’étude d’impacts est donc insincère.
  • Des « erreurs » apparaissent au niveau des VTR présentées dans le tableau, tendant à présenter des VTR largement plus élevées que les valeurs réelles (exemple : facteur de 10 3 pour le benzo(a)pyrène, erreur pour le dichloroéthane, pour cadmium)… Le volet sanitaire de l’étude d’impacts est donc malhonnête.
  • Les concentrations estimées au niveau des points R1, R2 et R3 (p.59), c’est-à-dire chez les riverains les plus proches du site, dépassement largement les valeurs toxicologiques de référence (VTR) du benzène, substance hautement cancérigène. Le projet présente donc un risque majeur pour la santé des riverains.
  • Malgré toutes ses lacunes, l’étude reconnaît que les substances émises conduisent à augmenter l’apparition de cancer sur les riverains. Comment accepter la poursuite pendant encore 20 ans d’un tel risque pour la population locale ? Conformément à l’article 5 de la Constitution française, le principe de précaution doit s’appliquer et le projet être refusé.

VII Remarques sur l'Etude des dangers

  • La décharge de Lély se situe à 5 km seulement du site SEVESO seuil haut Titanobel, spécialisé dans les explosifs, et fait partie de la zone susceptible d'être impactée par de dangereux effets de surpression. Le dossier se contente de dire que, « le PPRT Titanobel n’ayant à ce jour pas été approuvé, les activités industrielles voisines au site ne sont pas retenues comme sources d’agression dans le reste de l’étude ». Ce postulat n’est pas satisfaisant car il se base sur l’avancement d’une procédure pour juger de l’importance d’un risque et de son intérêt à être étudié. Il est urgent d’attendre l’approbation du plan de prévention des risques technologiquespour s’assurer de la compatibilité du projet Lély avec le site de Titanobel.
  • Le risque sismique est étudié dans le cadre de l’étude de stabilité des digues (dossier technique, annexe G) mais non retenu comme source d’agression dans l’étude des dangers (p.15). Pourtant, l’effet de site (phénomène de liquéfaction des sols sableux saturés situés sur des horizons rocheux lors d’un séisme) est totalement ignoré. Or, ces phénomènes conduisent à une amplification des durées et des amplitudes des secousses. Les hypothèses retenues pour les études sont ainsi extrêmement minorantes et masquent les dangers réels du projet."

A suivre

Marc-Claude de PORTEBANE

Président d'AURA Environnement