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  • OPÉRATION « STALINGRAD » : 5ᵉ vague de contributions contre REP Val'Pôle VEOLIA (95) !

    Les habitants ont le droit de savoir : derrière la prétendue « chaufferie CSR » se cache une installation de co-incinération de déchets soumise à la directive européenne IED

    AURA Environnement poursuit l'offensive technique et juridique pour exiger une information complète des populations sur les émissions atmosphériques, les risques sanitaires et les obligations réglementaires du projet !

    Stalingrad rep vague 5 f

    CONTRIBUTION 65 DEFAVORABLE --- La « chaufferie CSR » est une installation de co-incinération de déchets au sens de la rubrique 3520-a et de la directive IED : une dénomination euphémistique qui prive le public d'une information essentielle sur la nature réelle de l'installation et ses risques sanitaires

    Objet : « Chaufferie CSR » présentée à tort : une installation de co‑incinération aux risques sanitaires occultés

    Référence : Pièce n°1B, Tableau de nomenclature, rubrique 3520-a (p. 2020) ; Tableau 11 des VLE (p. 139-140, chapitre 4.2.8.4) ; chapitre 4.2.8.3.1 (p. 136, description du four à grille) ; directive 2010/75/UE du 24 novembre 2010 (IED), article 3 §40 ; BREF WI (Best Reference Document on Waste Incineration, révision 2019) ; article L.541-30-1 du Code de l'environnement.

    Point 1 — Ce que dit le dossier sur la qualification réglementaire de l'installation.

    Le Tableau de nomenclature ICPE (p. 2020) classe explicitement la chaufferie CSR sous la rubrique 3520-a de la nomenclature des installations classées, intitulée : « Élimination ou valorisation de déchets dans des installations d'incinération des déchets ou des installations de co-incinération des déchets : pour les déchets non dangereux avec une capacité supérieure à 3 tonnes par heure. » L'installation y est décrite comme « combustion de CSR à 38 500 t/an soit 4,8 t/h ».

    Cette classification n'est pas anodine : la rubrique 3520-a correspond précisément aux installations couvertes par la directive 2010/75/UE (IED) sur les émissions industrielles, dont le chapitre IV est dédié à l'incinération et à la co-incinération des déchets. L'article 3 §40 de cette directive définit la « co-incinération de déchets » comme « l'utilisation de déchets comme combustible normal ou d'appoint, dans une installation dont la fonction principale n'est pas le traitement de déchets ». Les CSR étant des déchets au sens de la directive, la chaufferie du Val'Pôle est juridiquement et réglementairement une installation de co-incinération de déchets.

    Point 2 — La description technique confirme la qualification : un four à grille à 850°C.

    Le chapitre 4.2.8.3.1 (p. 136) décrit la chaufferie comme équipée d'un four à grille dans lequel « le combustible entrant est transporté mécaniquement par un mouvement alternatif des poussoirs » et où « le maintien de la température du four à 850°C » est assuré par des brûleurs. Un four à grille maintenu à 850°C brûlant des déchets hétérogènes est la technologie type des Unités de Valorisation Énergétique (UVE) — terme que le dossier lui-même emploie pour désigner les usines d'incinération de déchets ménagers (p. 5018, 5022). La seule différence avec une UVE classique est que le combustible a été préalablement conditionné en CSR — ce qui ne modifie pas la nature thermique du procédé ni ses émissions.

    Point 3 — Le Tableau 11 des VLE révèle l'application des normes d'incinération.

    Le Tableau 11 (p. 139) compare les valeurs limites d'émissions applicables à l'installation selon deux régimes : le régime 2971 (CSR) et le régime 3520 — Unité nouvelle (IED). Les VLE IED, systématiquement plus strictes, s'appliquent à cette installation en tant qu'installation de co-incinération soumise à la directive IED. Ce tableau confirme que la chaufferie est soumise aux mêmes exigences réglementaires qu'un incinérateur : les VLE pour le SO₂ sont 30 mg/Nm³ (contre 50 en régime 2971), pour les NOx 80 mg/Nm³ (contre 200), pour les poussières 5 mg/Nm³ (contre 10).

    Point 4 — Une appellation trompeuse aux conséquences directes sur l'information du public.

    Le terme « chaufferie CSR » est utilisé systématiquement dans l'ensemble du dossier, dans la NPNT, dans les communications de Veolia, et il a manifestement été repris sans questionnement dans les échanges avec les autorités locales. Ce terme suggère une installation de chauffage ordinaire - analogue aux chaufferies au gaz ou à la biomasse présentes dans de nombreuses villes.

    Or, une installation brûlant 38 500 t/an de déchets hétérogènes dans un four à grille à 850°C est fondamentalement différente d'une chaufferie classique sur plusieurs points qui intéressent directement les riverains :

    • elle produit des dioxines et furannes (PCDD/PCDF), polluants organiques persistants cancérigènes de classe 1 selon le CIRC ;
    • elle génère des cendres volantes chargées en métaux lourds, classées déchets dangereux ;
    • elle est soumise au BREF WI (document de référence sur les meilleures techniques disponibles pour l'incinération des déchets) ;
    • elle requiert un traitement des fumées complexe (cyclone, injection de bicarbonate, filtre à manches, réacteur SCR) décrit p. 137.

    Un citoyen de Sarcelles, du Mesnil-Aubry ou de Fontenay-en-Parisis qui lit « chaufferie CSR » dans la NPNT - la seule pièce disponible en mairie - ne peut raisonnablement pas comprendre qu'il s'agit d'une installation de co-incinération de déchets soumise à la réglementation IED et au BREF WI.

    Point 5 — L'absence de concertation préalable amplifie le déficit d'information.

    Le chapitre 9 du DADT (p. 205) indique que « la participation du public s'effectue dans le cadre de la procédure légalement encadrée du débat public, qu'est l'enquête publique ». Le dossier ne mentionne aucune réunion publique d'information organisée préalablement au dépôt du DDAE (octobre 2024), aucune concertation avec les conseils municipaux des 21 communes du rayon d'affichage, aucune information des habitants des communes destinataires de la chaleur (Sarcelles, Villiers-le-Bel, Goussainville).

    Cette absence de concertation préalable n'est pas en elle-même illégale pour un projet ne dépassant pas les seuils du débat public obligatoire (article L.121-8 du Code de l'environnement). Mais combinée à une dénomination euphémistique - « chaufferie » au lieu de « installation de co-incinération de déchets » - elle a eu pour effet pratique que les populations riveraines ignoraient jusqu'à l'ouverture de l'enquête publique qu'un four à grille brûlant des déchets à 850°C allait être construit à 150 à 6 000 mètres de leurs habitations, de leurs écoles et de leurs lieux de travail.

    Ce constat est corroboré par des échanges directs avec les masses populaires, camarades artisans et petits commerçants des communes concernées lors de la période d'enquête, qui ont confirmé ne pas avoir eu connaissance du projet avant l'ouverture de celle-ci. Il rejoint les enseignements tirés d'autres procédures similaires en France, où l'absence d'information préalable se traduit par un registre d'enquête quasi vide - non par approbation tacite, mais par ignorance.

    Demandes à la commissaire enquêtrice.

    - En premier lieu, il est demandé à la commissaire enquêtrice de relever formellement dans son rapport que la chaufferie CSR est une installation de co-incinération de déchets au sens de la rubrique 3520-a et de la directive 2010/75/UE, soumise aux dispositions les plus strictes du BREF WI, et que la dénomination « chaufferie CSR » employée dans la NPNT et dans la communication publique du pétitionnaire ne reflète pas cette réalité réglementaire.

    - En second lieu, il est demandé à la commissaire enquêtrice d'exiger du pétitionnaire qu'il produise, dans son mémoire en réponse, une fiche de présentation de l'installation en langage accessible rédigée sous la dénomination réglementaire exacte - « installation de co-incinération de déchets non dangereux relevant de la rubrique 3520-a » - mentionnant explicitement les polluants réglementés émis (dioxines, NOx, poussières, HCl, SO₂, métaux lourds), les VLE applicables, et la distance aux premières habitations.

    Il aurait été judicieux de demander à la commissaire enquêtrice d'organiser, conformément à la faculté que lui offre l'article L.123-13 du Code de l'environnement, une réunion publique d'information spécifiquement consacrée à la « chaufferie CSR », tenue dans une commune directement concernée par ses émissions atmosphériques — Sarcelles, Villiers-le-Bel ou Le Mesnil-Aubry - afin que les populations n'ayant pas eu accès à l'information préalable puissent exercer effectivement leur droit de participation garanti par l'article 7 de la Charte de l'environnement.

    CONTRIBUTION 66 DEFAVORABLE - Le mécanisme de contournement administratif documenté à Espira-de-l'Agly se reproduit à l'identique à Plessis-Gassot : une enquête publique sans public réelle, une dérogation sans démonstration, une « réduction » de capacité présentée comme un effort environnemental.

    Objet : Contournement administratif répété : Parodie d'enquête sans véritable public, dérogation fantaisiste, fausse réduction de capacité

    Référence : Pièce n°1B, chapitre 11.2.3.3 (p. 235-241) ; chapitre 9 (p. 205) ; article L.541-15 du Code de l'environnement ; article L.541-1 du même code ; Convention d'Aarhus du 25 juin 1998, ratifiée par la France (décret du 12 septembre 2002) ; article L.123-19 du Code de l'environnement.

    Point 1 - Un mécanisme de contournement désormais documenté à l'échelle nationale.

    L'analyse de plusieurs procédures d'autorisation d'ISDND récentes en France - notamment à Espira-de-l'Agly (Pyrénées-Orientales, arrêté préfectoral du 23 décembre 2025), à Gueltas (Morbihan), … - révèle un schéma récurrent en quatre étapes : reconnaître formellement l'incompatibilité du projet avec le document régional de planification (SRADDET ou PRPGD) ; invoquer la loi de finances 2024 comme fondement d'une dérogation préfectorale ; éviter toute démonstration chiffrée des besoins réels et de l'absence d'alternatives ; conclure artificiellement à la nécessité du projet. Ce mécanisme, documenté dans plusieurs territoires, transforme une exception légale en outil de gouvernance systématique.

    Le dossier du Val'Pôle Plessis-Gassot reproduit ce schéma à l'identique.

    Le chapitre 11.2.3.3 (p. 235-241) reconnaît explicitement que la capacité d'ajustement de 350 000 t/an nécessite une dérogation au PRPGD au titre de l'article L.541-15 du Code de l'environnement, invoque le retard pris dans l'atteinte des objectifs de valorisation comme justification, et conclut à la nécessité de cette dérogation sans produire de démonstration chiffrée des alternatives disponibles ni de calendrier contraignant de décroissance.

    Point 2 — La réduction de capacité présentée comme effort environnemental est en réalité contrainte par la réglementation.

    Le dossier présente la réduction de la capacité annuelle de 950 000 t/an (capacité autorisée existante) à 400 000 t/an (capacité nominale demandée) comme une « démarche volontaire » et un « effort environnemental » (p. 228-230). Cette présentation mérite d'être questionnée.

    La capacité de 950 000 t/an constituait la limite autorisée, non la capacité effectivement utilisée.

    Les graphiques de la Figure 73 (p. 228) montrent que les capacités autorisées n'ont jamais été pleinement exploitées sur la période 2010-2025.

    Réduire la capacité autorisée à un niveau proche de la capacité réellement utilisée n'est pas un effort de réduction des tonnages enfouis - c'est une mise en conformité formelle avec la réalité de l'exploitation.

    Pendant ce temps, la capacité d'ajustement de 350 000 t/an porte le total autorisé à 750 000 t/an - soit un niveau comparable à l'ancienne autorisation dans ses années de pleine exploitation.

    À Espira-de-l'Agly, le même procédé a été utilisé : une réduction de tonnage imposée par des contraintes aéronautiques de la DGAC a été présentée dans l'arrêté préfectoral comme une mesure écologique.

    Ce glissement sémantique entre contrainte technique et vertu environnementale constitue, dans les deux cas, une erreur dans la motivation des décisions.

    Point 3 — Une enquête publique formellement conforme mais matériellement ineffective.

    La Convention d'Aarhus, ratifiée par la France, garantit non seulement le droit formel à la participation, mais une participation effective du public - ce qui suppose une information réelle et accessible préalablement à l'enquête. L'article L.123-19 du Code de l'environnement dispose que l'enquête publique doit permettre une expression libre et éclairée du public.

    À Espira-de-l'Agly, l'enquête publique organisée en plein été (28 juillet-29 août 2025) a recueilli ZERO contribution - non par approbation tacite, mais par ignorance totale du projet par la population locale. Là-bas, la commissaire enquêtrice a néanmoins émis un avis favorable.

    Notre synthèse :
    https://www.aura-environnement.com/blog/decharge-sous-tension-a-espira-de-l-agly-perpignan-mediterranee-metropole/decharge-d-espira-de-l-agly-perpignan-mediterranee-metropole-aura-environnement-declenche-l-operation-kolyma.html

    Notre Opération "KOLYMA" s’inscrivait dans la volonté de mettre en lumière cette contradiction fondamentale : celle d’un État qui, au nom d’un intérêt public mal démontré, choisit de prolonger la pollution plutôt que de la combattre, et qui transforme les outils de planification écologique en simples accessoires administratifs.

    Espira devenant ainsi un précédent national, un labo de contournement du droit environnemental, dont les conséquences dépasseront largement les frontières des Pyrénées‑Orientales.

    Au Mesnil-Aubry, lors de la permanence du 26/06/2026 en mairie, des échanges directs avec des habitants et commerçants du village ont confirmé qu'aucun d'entre eux n'avait eu connaissance du projet avant l'ouverture de l'enquête.

    Un projet affectant 167 000 personnes dans un rayon de 6 km, comprenant la construction d'une installation de co-incinération de déchets et l'extension d'une décharge sur 56 ha de terres agricoles, était inconnu de la population riveraine au premier jour de l'enquête.

    Cette ignorance n'est pas accidentelle. Elle résulte de l'absence de toute concertation préalable, de la limitation des modalités d'affichage, et de la dénomination euphémistique de l'installation de co-incinération sous le terme « chaufferie CSR » - terme ne suscitant aucune inquiétude chez un citoyen non averti.

    Point 4 — Le rôle de la commissaire enquêtrice dans ce dossier est déterminant.

    L'expérience d'Espira-de-l'Agly enseigne que le commissaire enquêteur joue un rôle pivot : soit il reconnaît l'incompatibilité avec les documents de planification et en tire les conséquences juridiques qui s'imposent, soit il la neutralise en invoquant l'opportunité de la dérogation.

    Dans le premier cas, il contribue à l'État de droit environnemental. Dans le second, il substitue une logique d'opportunité à une exigence de conformité - ce qui entache son rapport d'erreur de droit.

    Au Mesnil-Aubry, la commissaire enquêtrice a reconnu oralement, lors de la permanence du 26 juin 2026, que la révision du PLU de Fontenay-en-Parisis était « en cours » - confirmant l'incompatibilité urbanistique documentée dans une de nos précédente contribution. Elle a également reconnu que les distributeurs des réseaux de chaleur n'étaient pas identifiés dans le dossier - lacune documentée dans une autre de nos contributions. Ces reconnaissances orales doivent se traduire dans son rapport par des réserves explicites et motivées, non par des neutralisations au motif de l'opportunité économique ou de la nécessité régionale.

    Demandes à la commissaire enquêtrice.

    - En premier lieu, il est demandé à la commissaire enquêtrice de prendre connaissance du précédent d'Espira-de-l'Agly - où un mécanisme identique d'incompatibilité reconnue puis neutralisée a conduit à une autorisation préfectorale susceptible de recours - et d'en tirer les enseignements pour le présent dossier, notamment en refusant de neutraliser dans ses conclusions les incompatibilités qu'elle a elle-même reconnues oralement.

    - En second lieu, il est demandé à la commissaire enquêtrice de constater formellement dans son rapport que le registre d'enquête reflète non l'approbation tacite de la population, mais son ignorance structurelle du projet - et de recommander en conséquence, si elle devait envisager un avis favorable, que celui-ci soit conditionné à une information publique complémentaire sous forme de réunion publique dans les communes les plus impactées, conformément à la faculté que lui offre l'article L.123-13 du Code de l'environnement.

    - En troisième lieu, il est demandé à la commissaire enquêtrice d'exiger du pétitionnaire qu'il démontre en quoi la réduction de la capacité autorisée de 950 000 t/an à 400 000 t/an constitue un effort effectif de réduction des tonnages enfouis - et non une simple mise en conformité formelle avec les tonnages réellement exploités - en produisant les données de tonnages effectivement reçus sur la période 2010-2025, casier par casier.

    CONTRIBUTION 67 DEFAVORABLE - Étude de dangers : conclusions sur les fumées d'incendie insuffisamment étayées pour un site comportant une installation de co-incinération, 150 000 t de terres polluées aux hydrocarbures et 50 000 t de balles d'OMr en stock

    Objet : Incendies à Fontainebleau : étude de dangers insuffisante sur les fumées pour un site mêlant co‑incinération, 150 000 t de terres hydrocarburées et 50 000 t d’OMr en stock.

    Référence : Pièce n°4 (Étude de dangers) ; DADT chapitre 4.1 (p. 31, demande d'aménagement à l'arrêté du 22/12/2023) ; Annexe 36 ; contribution 6 du présent dossier.

    Point 1 — Un site à sources multiples d'émissions en cas d'incendie. Le Val'Pôle concentre simultanément : une installation de co-incinération de déchets (chaufferie CSR, four à grille à 850°C), une plateforme de 150 000 t/an de terres polluées aux hydrocarbures (Terraclean), un stock de 50 000 t de balles d'OMr (déchets fermentescibles sous film plastique), des stockages de biogaz et de CSR, et deux canalisations de gaz haute pression GRT Gaz (Ø 900 mm + Ø 750 mm) traversant le site.

    Point 2 — La demande de dérogation aux systèmes de détection/extinction. Le dossier (DADT p. 31 ; Annexe 36) sollicite des aménagements à l'arrêté du 22 décembre 2023 portant notamment sur la détection et l'extinction automatique d'incendie pour la chaufferie CSR. Cette demande de dérogation est justifiée par des simulations — non par des dispositifs actifs de sécurité.

    Point 3 — L'effet domino non démontré comme nul. L'étude de dangers affirme que l'incendie de la chaufferie CSR ne produirait pas d'effets domino sur les installations voisines. Cette conclusion repose sur des modélisations. Or, la concentration d'installations à risque sur un même site de 325 ha - chaufferie, Terraclean, stock de balles OMr, canalisations GRT Gaz — crée des conditions d'interaction non linéaires entre sources de risque que les modélisations par installation séparée ne capturent pas nécessairement.

    Point 4 — Les fumées d'incendie sur une population de 167 000 personnes. Les fumées d'un incendie sur la plateforme Terraclean (hydrocarbures), sur le stock de balles OMr (plastiques, matières organiques en décomposition anaérobie) ou sur la chaufferie CSR (réfractaires, huiles de turbine, résines) contiendraient des HAP, des dioxines, des COV et des métaux lourds. La dispersion de ces fumées sur les communes riveraines (Mesnil-Aubry à 300 m, Sarcelles à 6 km sous vent dominant nord) n'est pas modélisée dans ce scénario cumulatif.

    Demande. Il est demandé à la commissaire enquêtrice de refuser la validation de la demande de dérogation aux systèmes de détection/extinction automatique pour la chaufferie CSR, et d'exiger une modélisation des fumées d'incendie dans un scénario cumulatif impliquant simultanément au moins deux sources de risque du site (chaufferie CSR + plateforme Terraclean, ou chaufferie CSR + stock de balles OMr).

    CONTRIBUTION 68 DEFAVORABLE - Le projet crée un effet d'éviction durable de l'économie circulaire : autoriser 750 000 t/an d'enfouissement jusqu'en 2050 réduit mécaniquement la pression économique sur les acteurs de la valorisation

    Objet : 750 000 t/an d’enfouissement jusqu’en 2050 : effet d’éviction durable sur l’économie circulaire, la valorisation perd sa pression économique.

    Référence : DADT chapitre 11.2.3.3 (p. 235-241) ; article L.541-1 du Code de l'environnement ; PRPGD IDF 2019 ; loi AGEC du 10 février 2020.

    Point 1 - Le mécanisme économique de l'effet d'éviction. Le coût de l'enfouissement en ISDND est structurellement inférieur au coût des filières de valorisation alternatives (tri, recyclage, compostage, valorisation énergétique en UVE). Tant qu'une capacité d'enfouissement suffisante est disponible à un coût compétitif, les collectivités et les opérateurs n'ont pas d'incitation économique forte à investir dans des filières plus coûteuses. L'autorisation de 750 000 t/an d'enfouissement jusqu'en 2050 maintient mécaniquement cette pression concurrentielle défavorable aux filières alternatives.

    Point 2 - La contradiction avec la hiérarchie légale. L'article L.541-1 du Code de l'environnement fixe une hiérarchie dans laquelle l'élimination par stockage n'intervient qu'en dernier recours, après épuisement de toutes les alternatives de valorisation. Le PRPGD IDF 2019 vise explicitement à réduire les capacités d'enfouissement pour accélérer le développement de ces alternatives. Autoriser la capacité la plus importante d'Île-de-France en ISDND pour 25 ans supplémentaires, sans démontrer l'épuisement des alternatives disponibles, est contraire à cette hiérarchie.

    Point 3 - L'argument du pétitionnaire se retourne contre lui. Le dossier (p. 235-241) justifie la nécessité de l'extension par le retard pris dans l'atteinte des objectifs de valorisation. Mais ce retard est en partie causé par la disponibilité de capacités d'enfouissement à bas coût - dont le Val'Pôle est précisément l'un des principaux pourvoyeurs en IDF. Le pétitionnaire utilise le résultat d'un phénomène dont il est lui-même l'un des facteurs structurels pour justifier l'aggravation de ce même phénomène.

    Demande. Il est demandé à la commissaire enquêtrice d'interroger le pétitionnaire sur les mécanismes prévus pour éviter l'effet d'éviction de l'économie circulaire - notamment en demandant si l'autorisation envisagée comporte des conditions tarifaires minimales ou des restrictions sur les flux admissibles destinées à maintenir l'incitation économique au développement des filières alternatives.

    CONTRIBUTION 69 DEFAVORABLE - La chaufferie CSR modifie fondamentalement la nature du projet : d'une ISDND avec valorisation biogaz à un complexe industriel de traitement thermique de déchets soumis à la réglementation IED - une transformation non soumise à évaluation séparée

    Objet : Transformation non évaluée du projet. La chaufferie CSR change la nature du projet : d’une ISDND biogaz à un traitement thermique soumis IED, sans évaluation séparée.

    Référence : DADT chapitre 4.2.8 (p. 135-143) ; Tableau 11 VLE (p. 139) ; rubrique 3520-a ; directive 2010/75/UE (IED) ; BREF WI (révision 2019) ; article L.512-1 du Code de l'environnement.

    Point 1 - La nature du projet initial. L'autorisation de 2006 portait sur une ISDND avec valorisation du biogaz par cogénération. La nature du projet soumis à la présente enquête est fondamentalement différente : il s'agit d'un complexe multi-filières incluant une installation de co-incinération de déchets (rubrique 3520-a, BREF WI), une installation de traitement de terres polluées (Terraclean), une station de traitement de lixiviats extérieurs (rubrique 3531, IED), et un centre de production de CSR.

    Point 2 - La chaufferie CSR comme point de rupture. La chaufferie CSR brûlant 38 500 t/an de déchets dans un four à grille à 850°C soumet pour la première fois le Val'Pôle aux dispositions de la directive IED dans sa version la plus contraignante (chapitre IV, incinération et co-incinération des déchets). Elle génère des émissions de dioxines, furannes, HCl, mercure et poussières fines soumises aux VLE du BREF WI - émissions totalement absentes du site actuel. Elle transforme un site d'élimination/valorisation de déchets en un site de traitement thermique industriel au sens de la réglementation européenne.

    Point 3 - Une évaluation environnementale qui traite le projet comme une continuité. L'étude d'impact présente la chaufferie CSR comme une activité complémentaire s'ajoutant au site existant. Elle ne procède pas à une évaluation autonome des impacts de cette nouvelle installation sur la qualité de l'air, la santé des populations riveraines et la biodiversité, distincts des impacts du site existant. Cette approche globalisant une activité nouvelle de nature différente dans l'évaluation d'un site existant est susceptible de minorer les impacts spécifiques de la co-incinération.

    Demande.

    Il est demandé à la commissaire enquêtrice de questionner formellement le pétitionnaire sur le fait que la chaufferie CSR représente une installation de nature réglementaire différente du site existant, et d'exiger une évaluation sanitaire autonome et indépendante de cette seule installation, réalisée par un organisme tiers accrédité non mandaté par Veolia/REP, couvrant spécifiquement les émissions atmosphériques de dioxines, furannes, NOx, HCl et poussières fines et leur dispersion sur les communes riveraines.

    CONTRIBUTION 70 DEFAVORABLE - Contradictions entre pièces du dossier : au-delà de l'erreur CH4/NH4+ (contribution 21), une série d'incohérences internes révélant un dossier insuffisamment relu avant dépôt

    Objet : Incohérences internes du dossier - Contradictions entre pièces : au‑delà de l’erreur CH₄/NH₄, plusieurs incohérences révèlent un dossier insuffisamment relu avant dépôt.

    Référence : Pièce n°1A (glossaire p. 5) ; Pièce n°1B DADT (Tableau 9 p. 87 vs p. 167) ; Pièce n°7 SUP (§4.1.2.2 p. 36-37 date erronée) ; Pièce n°10 (§6.1, §7 et §15 volumes incompatibles) ; Pièce n°9 (double numérotation Annexe 23).

    Point 1 - Le recensement des incohérences documentées. L'analyse du dossier a mis en évidence, au-delà de l'erreur manifeste CH4/NH4+ du glossaire (contribution 21), au moins cinq incohérences internes supplémentaires entre pièces :

    L'écart de 1 470 000 m³ entre le volume de terrassement (7 170 000 m³, Tableau 9, p. 87) et le volume de casiers (8 640 000 m³, p. 167) — deux chiffres du même document (Pièce n°1B) portant sur les mêmes casiers C22-C29, non réconciliés.

    Les trois volumes d'extraction incompatibles de la carrière (7 170 000 / 7 370 000 / 9 370 000 m³) selon le chapitre de la Pièce n°10 (contribution 38).

    La date erronée « 12/03/20234 » dans la Pièce n°7 (§4.1.2.2, p. 36-37) pour l'arrêt du PLU de Fontenay-en-Parisis (contribution 59) — cinq chiffres pour l'année, rendant impossible la vérification de la chronologie de la procédure d'urbanisme.

    La double numérotation de l'Annexe 23 dans la Pièce n°9 (contribution 31) désignant simultanément deux documents distincts.

    L'absence de Fontenay-en-Parisis dans la description du site en section 6 de la Pièce n°1A alors qu'elle figure en page de couverture (contribution 22).

    Point 2 - Ce que ces incohérences révèlent. Un dossier de demande d'autorisation environnementale portant sur un site industriel majeur — 325 ha, 750 000 t/an, 60 ans d'engagement — déposé par un groupe multinational disposant de ressources d'expertise considérables et mis à jour en décembre 2025, ne devrait pas contenir ces erreurs élémentaires. Leur accumulation dans des sections différentes du dossier révèle un défaut systémique de vérification interne, non une erreur ponctuelle.

    Point 3 - L'incidence sur la fiabilité des données techniques. Chacune de ces incohérences porte sur des données quantitatives centrales : volumes d'extraction, capacités de stockage, périmètre communal, dates de procédures d'urbanisme, numérotation d'annexes réglementaires.

     Si ces données élémentaires n'ont pas été vérifiées avant dépôt et lors de la mise à jour de décembre 2025, il est légitime de s'interroger sur la rigueur des vérifications appliquées aux données plus complexes — coefficients de perméabilité de la BSP, modélisations olfactives, bilans hydrologiques des lixiviats, projections de biogaz.

    Demande.

    Il est demandé à la commissaire enquêtrice de recenser formellement dans son rapport l'ensemble des incohérences internes identifiées entre les pièces du dossier, d'en évaluer l'incidence sur la fiabilité des démonstrations techniques qu'elles sous-tendent, et d'exiger du pétitionnaire une version corrigée et certifiée conforme de chaque pièce comportant une erreur factuelle documentée.

    A suivre

    Marc-Claude de PORTEBANE

    - Porte-parole des collectifs S.D.F (Stop Décharges France) et FRAI (Front Résistant Anti-incinération)

    - Président d'AURA Environnement

    - Membre des commissions déchets à la Région Bretagne (Bretagne Vivante)

    - Membre de la CNDP (via le collectif CPERD de Dunkerque-Loon-Plage) 

    Registre de cette enquête publique : https://www.registre-numerique.fr/valorisation-exploitation-valpole-dpt95/voir-avis/5a20bcb2-301b-491a-ab9a-5090d961a64f

    Analyse complète : 

     https://www.aura-environnement.com/blog/stop-val-pole-plessis-gassot-extension-rep-veolia/operation-stalingrad-s-d-f-et-frai-lancent-l-offensive-technique-et-juridique-contre-rep-val-pole-veolia-95.html 

    ET   

    https://www.aura-environnement.com/blog/stop-val-pole-plessis-gassot-extension-rep-veolia/operation-stalingrad-2-vague-de-contributions-contre-rep-val-pole-veolia-95.html 

    ET

    https://www.aura-environnement.com/blog/stop-val-pole-plessis-gassot-extension-rep-veolia/operation-stalingrad-3-vague-de-contributions-contre-rep-val-pole-veolia-95.html

    ET

     https://www.aura-environnement.com/blog/stop-val-pole-plessis-gassot-extension-rep-veolia/operation-stalingrad-4-vague-de-contributions-contre-rep-val-pole-veolia-95.html

    ET

    https://www.aura-environnement.com/blog/stop-val-pole-plessis-gassot-extension-rep-veolia/operation-stalingrad-5-vague-de-contributions-contre-rep-val-pole-veolia-95.html

  • SYDEMER, incinérateur et calendrier électoral : Opération MARTEAU ROUGE

    Projet incinérateur SYDEMER :

    un verrou pour + de 20 ans

    que nous refusons à Saint-Etienne

    Stop uve saint etienne

    Dans dix ans, je serais toujours là. Nous y sommes.” — Marc-Claude de Portebane (Le Progrès 2015)

    Dix ans après, le discours incinérateur ressurgit à Saint-Étienne — et il nous faut frapper fort.*

    Saint-Étienne, 2026 — Engagement historique vs retour du dogme incinérateur

    La métropole de Saint-Étienne a voté, le 8 janvier 2026, le transfert de compétence déchets au SYDEMER — une étape institutionnelle qui apparaît, à juste titre, comme le prélude à un projet d’usine de traitement par valorisation énergétique (UTVE). Cette délibération a été adoptée malgré 12 voix contre et 3 abstentions, marquant une opposition nette dans l’hémicycle et invalidant l’idée d’un consensus.

    L’argument principal présenté pour aller vite ? Une pression fiscale (TGAP) prétendument croissante qui serait incontrôlable si on ne décide pas “vite”. Or ce chantage financier technique est précisément ce qui lie durablement une collectivité à une usine d’incinération — un piège que nous dénonçons depuis longtemps.

    1) Le mirage technologique : Bourgoin-Jallieu n’est pas un modèle à suivre

    Les porte-parole du SYDEMER évoquent l’exemple de l’UTVE de Bourgoin-Jallieu comme une vitrine “moderne et performante”.

    Examinons calmement — et avec précision — le projet de Bourgoin :

    Santé, environnement et coûts : le vrai bilan

    1. Données sanitaires et émissions
      – Les récentes mesures montrent des émissions persistantes de particules fines, dioxines et autres polluants bien au-delà des promesses initiales.
      – Cela pose des questions réelles de santé publique pour les riverains.
    2. Coûts véritables et surcoûts latents
      – Alors que certains discours parlent de “modernité”, les coûts de maintenance, de traitement des résidus (mâchefers, cendres) et d’assurance environnementale ne sont jamais pris en compte dans le bilan favorable qu’en font leurs promoteurs.
    3. Absence de transparence et de débat démocratique réel
      – À Bourgoin, comme souvent, la population n’a pas eu accès à une expertise indépendante, ni à un débat véritable sur les alternatives.

    Résultat : loin d’être un modèle, l’UTVE de Bourgoin est un repoussoir dont les critiques (locals, scientifiques, associatifs) sont régulièrement ignorées ou minimisées.

    2) Le mensonge du “moins de déchets enfouis = victoire écologique”

    Le SRADDET et le PRPGD vantent une réduction des tonnages en enfouissement. C’est un leurre si ces mêmes déchets sont redirigés vers l’incinération ou vers un site distant, car :

    • la combustion produit des résidus toxiques solides qui finissent en décharge ;
    • elle crée une dépendance structurelle à des flux de déchets constants ;
    • elle annule peu à peu toute incitation sérieuse à réduire, réutiliser ou recycler.

    C’est ce même schéma que Bourgoin, que certains ici voudraient nous imposer.

    3) Calendrier électoral : faire décider les autres pour soi

    Certains élus ont demandé de reporter la décision après les élections municipales ; cela a été refusé.
    Pourquoi ? Parce que décider avant les élections permet d’installer un verrouillage de près de 30 ans qui risque de durer tous les prochains mandats, indépendamment de la volonté des citoyens.

    C’est une manœuvre démocratique dangereuse: on fait passer une décision majeure pendant une période de faible visibilité citoyenne.

    4) Coûts flous, promesses floues

    Le débat public a mis au jour des chiffres contradictoires :

    • 200–250 M€ évoqués par la majorité,
    • 600–900 M€ selon des élus locaux qui ont étudié le dossier plus en profondeur.

    Ce type de flou financier n’est pas secondaire : il condamne les collectivités à des décennies de dépenses sans contrôle démocratique.

    5) Mémoire militante : on avait vu juste il y a dix ans

    En 2015, face au projet d’incinérateur à Andrézieux-Bouthéon, nous étions nombreux à dire :

    “Ils nous auront sur le dos pendant dix, vingt ans.”

    Nous y sommes. Le projet revient, plus structuré médiatiquement, mais sans répondre aux critiques de fond.

    À l’époque, AURA Environnement et le collectif CHUPA avaient déclenché une mobilisation exemplaire qui avait permis de faire reculer un projet dangereux et mal ficelé.

    Aujourd’hui, c’est la même logique : il ne s’agit pas d’être contre tout, mais d’être contre ce qui est mauvais, coûteux et contre-productif pour les populations et pour la planète.

    6) Opération MARTEAU ROUGE : une riposte populaire et structurée

    Nous lançons aujourd’hui l’Opération MARTEAU ROUGE, fondée sur :
    la mobilisation citoyenne coordonnée,
    l’expertise indépendante,
    la pression juridique et démocratique,
    la confrontation argumentée des modèles comme Bourgoin.

    Ce n’est pas une opposition de principe, c’est une offensive stratégique pour imposer une vraie hiérarchie des déchets : prévention > réduction > réemploi > recyclage, et seulement solutions de traitement qui ne verrouillent pas des décennies de dépendance à la combustion.

    Conclusion : la mémoire est une arme politique

    Ceux qui pensaient que le temps effacerait les résistances se trompent.
    Ceux qui voulaient enterrer notre vigilance découvrent aujourd’hui qu’ils ouvrent une page bien plus revendicative.

    AURA Environnement est là.
    Le FRAI est prêt.
    Les populations éveillées rejoindront l’Opération MARTEAU ROUGE.

    Parce que l’écologie ne se donne pas,
    elle se prend.

  • Gueltas : AURA Environnement acte la fin de la bataille juridique !

    de Gueltas à la Révolution écolo-marxiste :

    Naissance du FRAI contre l’incinération

    (Front Résistant Anti-Incinération) à poubelles !

    Toitd 1802

    Vigilance rouge, détermination verte.

    Le FRAI prend le relais de Gueltas !

    AURA Environnement, en soutien au Front Breton Anti-Incinération (FBAI), annonce qu’il ne portera pas le recours devant le Tribunal administratif de Rennes concernant le projet d’incinérateur de CSR à Gueltas porté par SUEZ RV OUEST.

    Après des mois de mobilisation intense, de contributions citoyennes massives et de travaux d’analyse juridique pointus, notre collectif a choisi de ne pas engager cette procédure contentieuse.

    Cette décision ne marque pas un renoncement, mais une étape :

    • parce que nous refusons l’épuisement judiciaire face à des procédures biaisées et verrouillées,
    • parce que nous préférons concentrer nos forces sur le terrain militant et politique, aux côtés des habitant·es, des paysan·nes et des associations qui refusent la logique d’incinération,
    • parce que la bataille contre les projets industriels destructeurs ne se joue pas seulement dans les prétoires, mais surtout dans la rue, dans les champs, et dans l’opinion publique.

    AURA Environnement et le FBAI réaffirment leur engagement à dénoncer toute politique d’incinération déguisée, à soutenir les alternatives locales (réduction à la source, réemploi, recyclage, énergies renouvelables non fossiles) et à préparer les futures résistances en Bretagne comme ailleurs.

    Dans cette dynamique, AURA Environnement portera prochainement la création du FRAI - Front Résistant Anti-Incinération -, destiné à fédérer toutes les luttes locales dans un front commun à l’échelle du pays. Cette organisation donnera un souffle national et offensif à la résistance face à l’incinération des déchets, en affirmant une ligne claire : la santé des peuples et des territoires avant les profits des multinationales.

    « Le recours juridique n’est qu’un outil. La vraie force, c’est la mobilisation des peuples et des territoires. Avec le FRAI, nous allons transformer les luttes éparses en une avant-garde combative et unifiée. » !

    CODERST : Conseil ou caution préfectorale ?
    Le Conseil Départemental de l’Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques (CODERST) est censé donner un avis sur les projets industriels à risques comme l’incinérateur de CSR de Gueltas.
    Mais la réalité est tout autre :

    • sa composition, dominée par des représentants de l’État et d’intérêts institutionnels, laisse peu de place aux citoyens,
    • ses avis ne sont que consultatifs, ce qui permet au préfet de passer outre,
    • les débats sont trop souvent verrouillés, limités à une validation technique plutôt qu’à une réelle analyse démocratique et écologique.

    AURA Environnement et le FRAI dénoncent ce simulacre de concertation. Le CODERST, tel qu’il fonctionne aujourd’hui, n’est qu’un cache-misère administratif pour légitimer des décisions déjà prises en amont.

    « Nous refusons que le CODERST serve de paravent à la préfectorale pour imposer l’incinération. C’est dans la rue, dans les champs et dans les collectifs que la vraie légitimité s’exprime. » !

    Dans ce dossier de Gueltas, une autre institution doit être vivement interpellée : la Chambre d’Agriculture du Morbihan.
    Alors que les paysan·nes de la région s’inquiètent pour la qualité de leurs sols, pour la santé de leurs troupeaux et pour l’image des productions locales, la Chambre est restée silencieuse, absente, voire complice par inertie.

    • Aucune opposition claire n’a été exprimée contre l’incinérateur CSR de SUEZ.
    • Aucun soutien public n’a été donné aux éleveurs et producteurs qui refusent de voir leur terroir associé aux dioxines et aux fumées industrielles.
    • Pire, par son mutisme, la Chambre laisse croire que le monde agricole cautionnerait ce projet destructeur.

    Cette incurie est inacceptable. La Chambre d’Agriculture du 56 avait le pouvoir de peser dans les débats, elle a préféré regarder ailleurs.

    « À Gueltas, à Noyal-Pontivy et à Pontivy Communauté, ce sont les paysan·nes et les habitant·es qui ont mené la résistance. Pas la Chambre. Qu’elle assume aujourd’hui sa responsabilité dans l’avancée de ce projet. » !

    Nous tenons à remercier les services de l’État du Morbihan, et en particulier :

    • Mme Florence NICOLAS de la DDTM 56, pour son professionnalisme et la transmission régulière des documents administratifs de ce dossier hyper complexe avec cet addendum de dernière minute,
    • M. GIRARD du CODERST, pour son suivi attentif des procédures et sa disponibilité.

    Ces camarades-fonctionnaires, qui ont su garder un cadre de travail transparent et rigoureux, contrastent avec l’attitude lâche et irresponsable de la Chambre d’Agriculture du Morbihan, incapable d’assumer ses responsabilités face aux risques pesant sur l’agriculture locale.

    Les élus absents — le silence coupable de Nicole Le Peih

    Alors que des centaines de citoyen·nes, d’associations et de paysan·nes se sont mobilisés contre l’incinérateur CSR de Gueltas, Mme Nicole Le Peih, députée du Morbihan, est restée muette et absente.
    Malgré nos sollicitations claires et répétées, elle n’a jamais répondu à nos demandes de rendez-vous ou de prise de position.

    Ce silence en dit long :

    • Quand il s’agit de défendre les intérêts de son territoire, Mme Le Peih disparaît.
    • Quand il s’agit d’affronter une multinationale comme SUEZ, Mme Le Peih préfère l’évitement à l’action.
    • Quand la santé publique et l’avenir agricole sont en jeu, Mme Le Peih tourne le dos aux citoyen·nes.

    Nous dénonçons cette défaillance politique grave. Les habitant·es du Morbihan méritent des élu·es capables d’assumer leur mandat face aux lobbies industriels.

    « Ni courage, ni réponse, ni soutien : Mme Le Peih aura manqué à son rendez-vous avec l’Histoire de Gueltas. » !

    Le PS du Morbihan aux abonnés absents – Simon Uzenat, un sénateur sans courage

    Nos collectifs avaient également sollicité M. Simon Uzenat, sénateur PS du Morbihan, afin qu’il se positionne clairement sur le projet d’incinérateur de Gueltas. Là encore, silence radio.
    Malgré l’envoi d’un courrier officiel et documenté, le sénateur n’a ni répondu, ni apporté le moindre soutien.

    Cette attitude illustre la faillite politique du Parti socialiste local, incapable de sortir de ses calculs partisans pour défendre l’intérêt général et la santé des populations rurales.
    En refusant de s’engager contre SUEZ, M. Uzenat se place objectivement du côté des industriels et de la préfectorale, contre les citoyen·nes mobilisé·es.

    « Quand les élu·es se taisent, ils se rendent complices. Le PS du Morbihan porte une lourde responsabilité dans l’abandon des paysan·nes et des habitant·es de toute le région de Gueltas. » !

    Le PCF 56, seule voix politique à nos côtés

    Dans ce désert politique morbihannais, seul le Parti communiste français du Morbihan a eu le courage d’affirmer son soutien aux habitant·es, aux paysan·nes et aux collectifs mobilisés contre l’incinérateur CSR de Gueltas.

    Là où d’autres ont fui, esquivé ou gardé le silence — députée, sénateur, Chambre d’agriculture —, le PCF 56 a pris position clairement, sans ambiguïté.
    Nous saluons cet engagement, rare dans le paysage politique actuel, et nous appelons à ce que cet exemple inspire d’autres élu·es, à gauche comme ailleurs, qui se disent proches du peuple mais qui n’osent pas affronter les multinationales.

    « À Gueltas, nous n’oublierons pas qui a soutenu la lutte et qui a baissé les yeux. Seul le Parti communiste du Morbihan a su se tenir du côté des citoyens. »

    La Confédération paysanne, aux côtés des paysan·nes de Gueltas

    Aux côtés d’AURA Environnement et du FBAI, nos camarades de la Confédération paysanne ont su prendre leurs responsabilités. Elle a dénoncé les menaces que ferait peser l’incinérateur CSR de SUEZ sur :

    • la santé des troupeaux et des éleveurs,
    • la qualité des sols et des cultures,
    • l’image de l’agriculture paysanne bretonne.

    Son soutien a été précieux et courageux. Contrairement à la Chambre d’Agriculture du Morbihan, qui a préféré se taire et se cacher, la Confédération paysanne a porté la voix des paysan·nes qui refusent de voir leur avenir sacrifié aux profits industriels.

    « Sans paysans, pas d’avenir. La Confédération paysanne a été fidèle à ce mot d’ordre en se tenant, dès le début, du côté des résistances populaires. » !

    Là où certains croient avancer masqués, nous avons déjà lu leurs pas. Les deals invisibles laissent toujours des traces.
    Ceux qui pensent se partager le Finistère en secret se trompent : leurs combines finiront à la lumière du Prolétariat !

    Marc-Claude de PORTEBANE

    Président d’AURA Environnement, porte-parole du FBAI. Coordinateur du FRAI

  • Opération Étoile Rouge – Plouvara, Bretagne sous pression : entre vaches, fumées et trahisons industrielles !

    AURA Environnement en soutien du collectif (FBAI)

    Front Breton Anti Incinération

    déclenche l’opération « Etoile Rouge » 

    CONTRE le projet d’Usine à CSR à Plouvara (22) !Fbai anti csr plouvara

    Dernière minute – 25 juin 2025 :

    Comme à Notre-Dame-des-Landes, une nouvelle page de résistance est en train de s’écrire à Plouvara.

    Le FBAI annonce qu’un projet de ZAD est en cours de structuration sur la commune. Une demande officielle de location de la salle des fêtes a été adressée à la mairie pour y tenir une assemblée populaire de convergence, afin d’expliquer aux habitant·es et aux camarades de toute la Bretagne le sens profond de notre lutte contre les incinérateurs CSR.

    Et comme à NDDL :
    Nous appelons dès à présent à la récupération de matériel utile à l’implantation logistique de la résistance :

    • Tentes, yourtes, tipis
    • Casseroles, réchauds, cuves à eau
    • Palettes, bois de chantier, bâches
    • Camping-cars, remorques, cantines roulantes
    • Groupes électrogènes, éclairage autonome
    • Systèmes de sonorisation, tables, chaises

    Notre mot d’ordre est simple :

    "Préparer la ZAD, c’est déjà occuper le terrain. Rassembler les vivres, c’est annoncer la durée". Camarade Chantal LEVEQUE, comité central du FBAI.

    A deux pas de chevaux paisibles et de vaches broutant dans les effluves de la SECANIM — usine d’équarrissage aux 180 000 tonnes de cadavres par an — se trame un nouveau front de guerre écologique : l’installation d’une “chaudière CSR” couplée à 15 hectares de serres industrielles, au cœur même du monde agricole breton.

    Une enquête de terrain en plein champ… de manœuvres

    Ce lundi 19/05/2025, le président d’AURA Environnement et porte-parole du Front Breton Anti CSR (FBAI) a rencontré les représentants de l’AVIE à Plouvara. Objectif : évaluer la réalité du projet, les dynamiques locales… et les failles internes.

    « L’AVIE existe, mais elle hésite. Nous avons senti de la sincérité, mais aussi de la peur : peur de gêner les élus, peur de “mettre le feu” trop tôt. Le FBCI, lui, est prêt. »

    Sur place, les photos prises près de la SECANIM révèlent une incohérence brutale : 

    Chaval vers secanim plouvara

    ..... des animaux innocents à proximité d’une usine pestilentielle, et demain, peut-être, d’une cheminée CSR. 

    Vaches plouvara collectif fbci

    La “transition verte” qu’on nous promet se résume ici à une chose : la combustion d’un territoire.

    Plouvara : un Gueltas bis, sous stéroïdes logistiques ?

    Le projet, porté par Kerval, Armor Semences et la filière CSR, présente tous les marqueurs du désastre annoncé :
    - incinération de plastiques sous étiquette verte,
    - agriculture hors-sol dopée à la chaleur industrielle,
    - dérives urbanistiques (SUP, PLUi modifiés, zonages masqués),
    - et un potentiel chantage à l’emploi mal dissimulé.

    Sur site, il est aussi envisagé que cette “unité de valorisation du CSR” alimente 15 hectares de serres exploitées par Armor Semences, qui projette d’y produire des tomates non pour nourrir la population, mais pour extraire des graines destinées à sa filière semencière.

    Autrement dit : des déchets industriels pour chauffer une production hors-sol, au service d’un marché semencier mondialisé. Ce n’est pas une transition alimentaire. C’est une dérive technologique de laboratoire.

    Ce projet soulève plusieurs questions :

    • Utilisation de déchets pour l'agriculture : La chaleur produite par l'incinération de déchets serait utilisée pour chauffer des serres destinées à la production de graines de tomates. Cela pose la question de l'impact environnemental et sanitaire de l'utilisation de chaleur issue de déchets pour des cultures agricoles.
    • Impact sur le territoire : L'installation de ces serres et de la chaudière CSR pourrait transformer le paysage rural de Plouvara, avec des conséquences sur l'environnement local et la qualité de vie des habitants.
    • Modèle économique : Le projet est présenté comme une opportunité économique, avec la création de 150 emplois. Cependant, il est essentiel d'examiner si ce modèle est durable et bénéfique à long terme pour la communauté locale.

    Il est crucial de continuer à surveiller de près ce projet et d'engager un dialogue avec les parties prenantes pour évaluer ses implications complètes sur l'environnement, l'économie et la société locales.

    Et maintenant, menacer l’eau ?

    « Après les odeurs de l’équarrissage, il est hors de question que nous subissions une autre pollution », martèle Hervé Trémel, premier adjoint au maire de Plerneuf. Il affirme que le site choisi pour la chaudière CSR est situé sur une zone humide.

    Et de s’inquiéter publiquement :
    « Que fait-on de la protection du bassin-versant du Gouët ? C’est l’eau qui alimente une grande partie du département qui est en jeu. »

    Cette fois, il ne s’agit plus “seulement” de fumées : c’est la ressource en eau de milliers de personnes qui pourrait être impactée.

    La zone humide concernée par le projet de chaudière CSR à Plouvara se situe à proximité immédiate de l'usine d'équarrissage SECANIM.

    Selon les déclarations d'Hervé Trémel, 1er adjoint au maire de Plerneuf, le site envisagé pour la construction de la chaudière se trouve sur une zone humide, ce qui soulève des préoccupations environnementales majeures, notamment en ce qui concerne la protection du bassin-versant du Gouët, une source d'eau potable essentielle pour une grande partie du département. 

    La commune de Plouvara est traversée par plusieurs cours d'eau, dont le Leff, l'Ic, le Camet et le Moulin Kernier, qui contribuent à la richesse écologique de la région.

    La présence de zones humides dans ces bassins versants joue un rôle crucial dans la régulation hydrologique, la biodiversité et la qualité de l'eau.

    Tout cela dans un silence municipal assourdissant, rompu seulement par quelques tracts courageux de l’AVIE, qui se voit désormais doublée sur sa gauche par un FBCI mobilisé, structuré, et offensif.

    Un réseau d’intérêts à démasquer

    Pourquoi Armor Semences ? Pourquoi la hâte ? Pourquoi ici ?
    Une lecture attentive du SRADDET et du PRPGD montre que ce projet va à l’encontre des engagements régionaux sur la réduction des déchets, la préservation des terres agricoles, et la concertation démocratique.

    Le FBAI s’emploiera dans les semaines à venir à :
    - cartographier les collusions foncières et techniques du projet,
    - interpeller publiquement le préfet, Kerval, et la Région,
    - exiger un moratoire immédiat sur toute initiative CSR en Bretagne.

    Plouvara ne sera pas le chaînon manquant entre le cadavre et la salade sous plastique.
    Ce sera — ou non — le point de rupture !

    Rejoignez le Front Breton Anti CSR (FBAI) “Contre l’enfumage industriel, pour la démocratie locale.” !