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OPÉRATION « STALINGRAD » : S.D.F. et FRAI lancent l'offensive technique et juridique contre REP Val'Pôle Veolia (95) !
- Par auraenvironnementparis
- Le 10/07/2026
- Dans Stop Val’Pôle Plessis‑Gassot – Extension REP Veolia
Le dossier Veolia passe désormais
au crible de la contre-expertise citoyenne !

Plus d'une centaine de nouvelles contributions seront désormais déposées dans le cadre de l'enquête publique relative au projet REP Val'Pôle de Veolia. Ce chiffre pourrait laisser croire à une forte mobilisation citoyenne. Pourtant, sur le terrain, de nombreux habitants rencontrés par les collectifs S.D.F. (Stop Décharges France) et FRAI (Front Résistant Anti-Incinération) déclarent découvrir l'existence même du projet ou n'en connaître que des informations très partielles. Cette situation interroge inévitablement sur le niveau réel d'information du public au regard de l'ampleur du projet.
Contrairement à d'autres opérations d'aménagement d'importance comparable, ce projet n'a pas fait l'objet d'une concertation préalable organisée sous l'égide de la Commission nationale du débat public (CNDP). Les collectifs S.D.F. et FRAI – soutenus par AURA Environnement - ont donc décidé de déclencher l'Opération « STALINGRAD », une offensive technique et juridique destinée à examiner, pièce par pièce, un dossier de plusieurs milliers de pages afin d'apporter au débat public une contre-expertise indépendante.
Cette photographie, prise lors d'une permanence de la commissaire enquêtrice en mairie de Fontenay-en-Parisis, est révélatrice. La grande carte du projet REP Val'Pôle présentée au public ne permettait même pas d'identifier clairement les communes concernées. Il a fallu que j'ajoute moi-même, avec de simples morceaux de papier, les noms du Mesnil-Aubry et de Fontenay-en-Parisis afin de rendre la lecture compréhensible. Une situation pour le moins étonnante lorsqu'il s'agit d'un projet industriel d'une telle ampleur, censé informer précisément les habitants directement concernés.

CONTRIBUTION 1 — Extension de l'ISDND contraire à l'esprit du PRPGD IDF
Objet : La demande d'une capacité d'ajustement de 350 000 t/an en dérogation au PRPGD contredit l'objectif de réduction de l'enfouissement.
Développement :
Le PRPGD Île-de-France adopté le 21 novembre 2019 fixe un objectif explicite de réduction significative des capacités d'enfouissement en 2028 et préconise de ne pas créer de nouvelles capacités dans le Val-d'Oise. Il vise le « zéro déchet valorisable enfoui ».
Or, la société REP sollicite :
- Une capacité nominale de 400 000 t/an,
- Une capacité d'ajustement maximale de 350 000 t/an, soit un total possible de 750 000 t/an de déchets enfouis.
La capacité d'ajustement de 350 000 t/an représente ainsi une dérogation explicite au PRPGD, que le dossier reconnaît lui-même (chapitre 11.2.3.3), en s'appuyant sur l'article L.541-15 du Code de l'environnement modifié par la loi de finances 2024.
Argument critique : Le fait même que cette dérogation soit sollicitée pour des volumes considérables sur les premières années révèle que le projet anticipe un non-respect durable des objectifs de réduction. Cette approche pérennise le recours à l'enfouissement au lieu d'accélérer le développement des alternatives de valorisation. La capacité d'ajustement, présentée comme temporaire et décroissante, ne comporte aucun mécanisme contraignant garantissant cette décroissance.
CONTRIBUTION 2 — Extension géographique vers des terrains agricoles sans justification suffisante d'absence d'alternative
Objet : L'extension de l'ISDND sur environ 56 ha de terres agricoles à Fontenay-en-Parisis et au Mesnil-Aubry n'est pas suffisamment justifiée au regard de l'obligation d'examiner les alternatives.
Développement :
Le DADT mentionne que l'extension sera réalisée sur des parcelles dont REP n'est pas encore entièrement propriétaire (plusieurs parcelles encore « sous conditions suspensives », tableau 3 p.40). Parmi les propriétaires actuels figurent des particuliers, la commune de Fontenay-en-Parisis et la commune du Mesnil-Aubry pour des chemins ruraux qui seront déclassés et déviés.
L'extension mobilise environ 56 ha supplémentaires, dont une grande partie de terres agricoles cultivées. La déviation de quatre chemins ruraux (CR n°1, 2, 9 du Mesnil-Aubry et CR n°26 de Fontenay-en-Parisis) est prévue, avec une procédure de déclassement en cours.
Argument critique : Le dossier n'apporte pas de démonstration solide qu'il n'existe aucune alternative satisfaisante à l'expansion géographique sur des terres agricoles. La perte durable de surfaces agricoles (estimées à environ 38 ha de surfaces directement sollicitées pour l'ISDND dans l'extension) constitue une atteinte aux ressources foncières agricoles qui n'est pas compensée. De plus, le déclassement de chemins ruraux communaux, qui constituent des voies d'accès aux exploitations riveraines, impose des contraintes aux exploitants agricoles voisins sans que leur indemnisation ou compensation soit documentée dans ce dossier.
CONTRIBUTION 3 — Présence d'espèces protégées : atteinte reconnue mais insuffisamment compensée
Objet : Le projet reconnaît lui-même la présence d'espèces protégées sur l'emprise de l'extension et sollicite une dérogation à l'article L.411-2 du Code de l'environnement, ce qui témoigne d'un impact environnemental significatif inévitable.
Développement :
Le chapitre 7 du DADT (p. 202) indique explicitement :
« l'étude d'impact du projet sur la faune, la flore et les milieux naturels, présentée en Pièce n°3 du présent dossier, a mis en évidence la présence d'espèces animales et végétales protégées situées sur l'emprise de l'extension projetée nécessitant un dossier de demande de dérogation au titre du 4° de l'article L.411-2 du Code de l'Environnement. »
Le chapitre 11.2.3.1 mentionne par ailleurs que le site accueille déjà 50 ha de prairies compatibles avec des espèces protégées telles que l'Œdicnème criard et le Petit Gravelot, et 44 ha voués à la biodiversité avec des mares et noues humides.
Argument critique : La destruction d'habitats d'espèces protégées est ici inévitable et reconnue par le pétitionnaire. La demande de dérogation « espèces protégées » constitue en elle-même une preuve que le projet porte atteinte à des milieux naturels de valeur. Ce type de dérogation, encadré par trois conditions cumulatives (intérêt public majeur, absence d'alternative, maintien de l'état de conservation), doit faire l'objet d'une attention particulière du commissaire enquêteur. Or, le présent DADT ne détaille pas les mesures compensatoires dans cette pièce (renvoi à la Pièce n°6), ce qui limite la possibilité du public d'apprécier l'adéquation des compensations proposées à l'occasion de l'enquête.
CONTRIBUTION 4 — Barrière de sécurité passive (BSP) : recours à une configuration « équivalente » non réglementaire
Objet : La barrière de sécurité passive retenue pour les nouveaux casiers n'est pas conforme à la configuration réglementaire standard mais à une configuration dite « équivalente », dont l'approbation préfectorale n'est pas encore acquise.
Développement :
Le chapitre 4.2.11.3.2 du DADT (p. 161-162) indique que la BSP proposée en fond et flancs des casiers ne respecte pas strictement les prescriptions de l'arrêté ministériel du 15 février 2016 mais une configuration « équivalente », validée par une étude de GINGER BURGEAP (2024).
La perméabilité de l'horizon inférieur retenue pour les calculs est de 5.10⁻⁴ m/s, valeur présentée comme « sécuritaire », mais qui est la valeur la plus défavorable mesurée au droit des calcaires grossiers — le dossier lui-même reconnaissant que les mesures en place lors des investigations donnent 1,2.10⁻⁵ m/s. En cas de variation géologique locale non anticipée, le niveau de protection pourrait s'avérer insuffisant.
Argument critique : Le recours à une équivalence de BSP, par définition moins standardisée que la configuration réglementaire, introduit une incertitude sur le niveau réel de protection des eaux souterraines sur le long terme. La nappe phréatique locale et les usages de l'eau en aval du site méritent une garantie maximale, non une équivalence calculée dans des conditions hypothèses. Le commissaire enquêteur devrait demander la justification complémentaire de cette équivalence et ses conditions de contrôle in situ.
CONTRIBUTION 5 — Gestion des lixiviats : volumes importants et incertitude sur les capacités de traitement
Objet : La production de lixiviats générée par l'extension est conséquente et le recours à des filières externes en cas d'excédent n'est pas garanti.
Développement :
Le bilan hydrique (chapitre 4.2.11.6.2, p. 173-174) indique les volumes suivants :
Période
Volume de lixiviats générés
2023 (site actuel)
97 324 m³/an
Moyenne sur 2025-2050 (extension)
33 619 m³/an
Post-exploitation (> 2050)
43 628 m³/an
Le dossier précise que les installations actuelles sont « dimensionnées pour traiter la production de lixiviats du site actuel ainsi que de l'extension » mais ajoute : « En cas d'excédent de lixiviats, il est prévu d'évacuer les lixiviats vers des filières de valorisation agréées, y compris vers l'autre site de la REP Claye-Souilly si les capacités le permettent. »
Par ailleurs, la station de traitement des lixiviats reçoit déjà des lixiviats d'autres installations industrielles (rubrique 3531 projetée), ce qui accentue la pression sur cette installation.
Argument critique : La formulation « si les capacités le permettent » concernant le transfert vers Claye-Souilly en cas d'excédent est une garantie conditionnelle insuffisante. En situation de saturation simultanée des deux sites, le risque de déversement ou de stockage non conforme de lixiviats, liquides très chargés en polluants, n'est pas écarté. Le dossier ne précise pas non plus quelles seraient les mesures d'urgence en cas de défaillance simultanée de l'unité de traitement des lixiviats et de saturation des capacités de transfert.
CONTRIBUTION 6 — Chaufferie CSR : combustion de déchets avec demande d'aménagement aux règles anti-incendie
Objet : Le projet de chaufferie CSR (Combustibles Solides de Récupération) déguisée en "incinérateur", nouvelle installation industrielle de combustion de déchets, fait l'objet d'une demande expresse d'aménagement aux obligations de détection et extinction automatique d'incendie.
Développement :
Le chapitre 4.1 (p. 31) indique que l'exploitant souhaite solliciter des aménagements à l'arrêté du 22 décembre 2023 relatif à la prévention des risques d'incendie pour :
- La surface de stockage d'îlots supérieure à 500 m² (arguant que l'incendie ne produirait pas d'effets domino),
- La détection et l'extinction automatique d'incendie.
La chaufferie CSR brûlera 38 500 t/an de CSR (soit 4,8 t/h), une installation classée sous la rubrique 3520-a avec une capacité supérieure à 3 t/h — seuil le plus élevé de la nomenclature.
Argument critique : La demande d'exemption des systèmes de détection et d'extinction automatique d'incendie pour une installation industrielle de combustion de déchets à forte puissance est particulièrement préoccupante. Les incendies sur les plateformes de déchets sont des accidents fréquents et difficiles à maîtriser. Le fait de s'appuyer sur des simulations pour justifier l'absence d'effets domino ne saurait remplacer des dispositifs actifs de sécurité. Cette demande d'aménagement devrait être refusée ou soumise à des conditions très strictes.
CONTRIBUTION 7 — Durée d'exploitation extrêmement longue et post-exploitation prolongée : engagement intergénérationnel non assumé
Objet : La prolongation du site jusqu'en 2050, suivie d'une post-exploitation d'au moins 30 ans, constitue un engagement environnemental et financier de très long terme dont les garanties sont insuffisantes.
AVERTISSEMENT : « La plateforme de registre dématérialisé ne restitue ni les tableaux ni les pièces jointes de notre contribution, malgré l'avertissement affiché. Cette présentation altère la lisibilité de nos observations et prive le public d'éléments de comparaison pourtant essentiels à leur compréhension. »
Développement :
Le tableau 17 (p. 168) du DADT présente les scénarios d'exploitation :
Scénario
Fin d'exploitation
Début post-exploitation
Site réaménagé
Sans capacité d'ajustement
Mai 2050
Mai 2054
Juin 2084
Avec capacité d'ajustement
Mars 2041
Mars 2044
Avril 2074
Le site ne serait donc pleinement réaménagé qu'en 2074 ou 2084 — soit dans 50 à 60 ans. Les générations futures devront assumer la surveillance, le traitement des lixiviats résiduels, la gestion du biogaz résiduel, et le suivi des eaux souterraines pendant toute cette période.
Argument critique : Cette temporalité extrêmement longue pose la question de la pérennité des garanties financières. La Pièce n°1C (garanties financières) n'est pas analysée ici, mais il convient de s'assurer que les montants provisionnés couvrent effectivement 60 ans de surveillance et de traitement des effluents, et que ces garanties sont indexées sur l'inflation. Par ailleurs, la question de la survie de la société REP (filiale de VEOLIA) sur 60 ans n'est pas abordée : que se passera-t-il si l'exploitant disparaît ou est racheté avant la fin de la post-exploitation ?
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Restitution incomplète des contributions sur le registre dématérialisé
Les collectifs S.D.F. et FRAI souhaitent attirer l'attention de la commissaire enquêtrice sur le fait que la plateforme de registre dématérialisé ne restitue pas fidèlement certaines de leurs contributions. Les tableaux, schémas et certaines pièces jointes ne sont pas affichés ou le sont de manière incomplète, alors qu'ils constituent des éléments essentiels de la démonstration technique.
Cette limitation nuit à la lisibilité des observations déposées et peut conduire le public à ne consulter qu'une version partielle de nos analyses. Les versions intégrales, comprenant l'ensemble des tableaux, illustrations et pièces citées, sont consultables sur le site d'AURA Environnement à l'adresse suivante :
Nous demandons que cette limitation technique soit portée à la connaissance de la commissaire enquêtrice et prise en considération lors de l'examen de nos contributions.
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CONTRIBUTION 8 — Reconstitution de capacités de stockage contraire à l'objectif de réduction de 50 % fixé par la loi TECV
Objet : La demande d'extension ajoute 8 640 000 m³ de capacité supplémentaire, ce qui va à l'encontre de l'objectif légal de réduction de 50 % de l'enfouissement fixé pour 2025 (aujourd'hui reporté mais toujours en vigueur).
Développement :
La loi n°2015-992 du 17 août 2015 (TECV) fixe un objectif de réduction de 50 % du stockage en décharge des déchets non dangereux non inertes en 2025 par rapport à 2010.
Le dossier (chapitre 11.2.3.3, p. 235-241) reconnaît lui-même que cet objectif ne sera pas atteint et s'appuie sur ce constat pour justifier la demande de capacité d'ajustement. Il cite notamment un rapport de la Cour des comptes (septembre 2022) et les constats d'AMORCE sur le retard pris dans la réduction des déchets.
Argument critique : Utiliser le non-respect des objectifs légaux comme justification pour les contourner crée un précédent dangereux. Si les objectifs de valorisation ne sont pas atteints, la réponse appropriée est d'accélérer les investissements dans les filières de tri, de recyclage et de valorisation énergétique — non d'autoriser davantage de capacités d'enfouissement qui réduisent mécaniquement la pression économique sur les acteurs à atteindre ces objectifs. L'extension du Val'Pôle risque de perpétuer la dépendance à l'enfouissement plutôt que de l'accélérer à l'extinction.
CONTRIBUTION 9 — Impact sur le trafic routier : données insuffisantes pour les communes riveraines
Objet : Le dossier affirme que le trafic restera « inférieur au trafic historique », mais ne fournit pas de données chiffrées précises et vérifiables sur les flux par axes et par commune concernée.
Développement :
Le chapitre 11.2.3.1 (p. 232) indique :
« le trafic routier desservant le Val'Pôle, toutes activités confondues, restera inférieur au trafic historique, même dans son hypothèse majorante de capacité »
La capacité totale envisagée peut atteindre 750 000 t/an de déchets (400 000 + 350 000 de capacité d'ajustement), plus 100 000 t/an de matériaux d'aménagement, soit 850 000 t/an au maximum. À raison de charges utiles de camions de l'ordre de 20 à 25 tonnes, cela représente potentiellement 34 000 à 42 500 passages de poids lourds par an, soit entre 100 et 120 poids lourds par jour.
Argument critique : La comparaison avec le « trafic historique » est invoquée sans que le DADT fournisse les données de trafic actuelles et projetées par axe (RD 316, N104, etc.) ni l'impact sur les communes traversées. Le public et les élus concernés ne disposent pas, dans ce document, des éléments nécessaires pour apprécier l'impact réel sur la qualité de vie des riverains des axes de desserte.
CONTRIBUTION 10 — Manque de transparence sur les impacts cumulés de la chaufferie CSR (pollution atmosphérique)
Objet : La chaufferie CSR déguisée en « Incinérateur » est une installation nouvelle de combustion industrielle dont les émissions atmosphériques cumulées avec les autres sources du site ne sont pas évaluées de manière intégrée dans ce document.
Développement :
La chaufferie CSR est décrite au chapitre 4.2.8 (p. 135-143). Elle brûlera des CSR à raison de 38 500 t/an, avec un bilan énergétique présenté au Tableau 10. Les valeurs limites d'émission (VLE) sont indiquées au Tableau 11, conformément à l'arrêté du 23 mai 2016.
Cependant, le DADT (Pièce n°1B) ne procède pas à une évaluation des impacts cumulés des émissions de la chaufferie avec celles des autres activités du site (biogaz, torchères, compostage, etc.) sur la qualité de l'air locale. Ce volet est renvoyé à l'étude d'impact (Pièce n°3).
Argument critique : Pour une enquête publique permettant une participation éclairée du public, il est indispensable que les résidents puissent avoir accès à une vision synthétique des émissions atmosphériques totales du site — poussières, NOx, SO₂, COV, dioxines/furannes — issues de l'ensemble des activités, y compris la chaufferie CSR. La dispersion de cette information dans différentes pièces du dossier rend difficile une appréciation globale de l'impact sur la santé des populations riveraines, notamment les communes du Plessis-Gassot, du Mesnil-Aubry, de Fontenay-en-Parisis et de Bouqueval.
CONTRIBUTION 11 — Absence de traitement de la question de l'amiante sur le site
Objet : Le dossier reconnaît explicitement que le Val'Pôle ne traite pas les déchets d'amiante, ce qui soulève la question de la gestion de ce flux dans les déchets du BTP potentiellement reçus.
Développement :
Le chapitre 11.2.2, Point 7 (p. 224) indique :
« Le Val'Pôle Plessis-Gassot ne propose pas directement une solution pour la gestion des déchets d'amiante. La société REP dispose d'une solution sur le Val'Pôle Claye-Souilly pour ce type de déchets. »
Or, le site reçoit d'importantes quantités de déchets de construction/démolition, notamment des terres polluées via Terraclean, et traite des matériaux incluant des bétons, briques et matériaux de démolition. Certains de ces flux peuvent contenir des fibres d'amiante.
Argument critique : Les procédures de contrôle à l'entrée (chapitre 4.1.6.2) doivent garantir l'absence de déchets amiantés dans les flux reçus. Cependant, le dossier ne détaille pas explicitement les procédures spécifiques de détection de l'amiante pour les flux de déchets du BTP. Les agents d'exploitation de la plateforme Terraclean et les riverains sont potentiellement exposés à ce risque si des déchets amiantés sont réceptionnés par erreur.
CONCLUSION ET DEMANDES AU COMMISSAIRE ENQUÊTEUR
Au regard de l'analyse du DADT (Pièce n°1B), il est demandé au commissaire enquêteur :
- De questionner REP sur les mécanismes contraignants garantissant la décroissance effective de la capacité d'ajustement de 350 000 t/an dans le temps, avec des jalons précis.
- De demander une évaluation indépendante des impacts cumulés du site sur la qualité de l'air local, intégrant la chaufferie CSR.
- De vérifier que les garanties financières couvrent effectivement 60 ans de post-exploitation (surveillance, lixiviats, biogaz résiduel) avec indexation sur l'inflation.
- De s'assurer que les mesures compensatoires pour les espèces protégées sont proportionnées aux surfaces détruites et que leur suivi dans le temps est garanti.
- De questionner la justification de la dispense de détection/extinction automatique d'incendie pour la chaufferie CSR.
- D'exiger des données de trafic précises et vérifiables sur l'impact de l'exploitation (poids lourds par jour et par axe) pour chaque commune riveraine.
- D'évaluer si la barrière de sécurité passive « équivalente » constitue une protection suffisante de la nappe phréatique à long terme, en demandant l'avis d'un hydrogéologue indépendant.
Source : ETUDE D’IMPACT ------------- 527 pages ----- Octobre 2025
CONTRIBUTION 12 — Étude acoustique : une modélisation basée sur une campagne de mesures de 2024, avant les nouvelles installations — résultats non consolidés
Thème : Bruit — Méthode — Validité de l'évaluation
Faits précis tirés de l'étude d'impact :
L'étude acoustique a été réalisée par VENATHEC en mai 2024 (p. 386-389). Les résultats de la modélisation de l'état futur indiquent :
« Les résultats montrent que : En limite de propriété, en périodes diurne et nocturne, selon les hypothèses retenues et sans aucune préconisation acoustique, aucun dépassement des seuils réglementaires n'est relevé sur l'ensemble des points d'étude. »
La modélisation est réalisée sous le logiciel CADNAA « sur la base des mesures réalisées sur site lors de la campagne de 2024 ». Les tableaux 53 et 54 (p. 387-388) montrent les niveaux projetés, mais les tableaux de résultats sont présentés sous forme de graphiques difficilement lisibles dans le document source.
Par ailleurs, l'étude acoustique reconnaît explicitement (p. 387) : « les niveaux maximums admissibles indiqués sont ceux de l'arrêté préfectoral du 19/12/2006, en vigueur pour l'exploitation de l'ISDND ». Cet arrêté préfectoral date donc d'il y a près de 20 ans — avant la création du centre de tri CSR (2024), de l'unité de traitement des lixiviats extérieurs, et avant le projet de chaufferie CSR.
Argument critique :
Trois points fragilisent la portée de cette étude acoustique :
- L'étude est réalisée avant la mise en service de la chaufferie CSR : les émissions sonores d'une chaudière industrielle de 19,9 MW PCI (puissance thermique nominale) n'ont pas pu être mesurées puisque l'installation n'existe pas encore. Elles sont modélisées à partir de données constructeur. Une chaufferie CSR génère des niveaux sonores continus (ventilateurs, turbines, flux de vapeur) qui pourraient affecter les habitations situées à 250-400 m selon les conditions météorologiques.
- Le référentiel réglementaire retenu (AP de 2006) est périmé : il ne tient pas compte des nouvelles activités autorisées par des arrêtés préfectoraux plus récents (AP du 31/10/2016, AP du 16/05/2023). La valeur limite applicable à l'état futur du site devrait être définie dans le nouvel arrêté préfectoral d'autorisation, non dans un arrêté de 2006 qui ne couvrait pas les activités nouvelles. Le commissaire enquêteur doit s'assurer que les valeurs limites de bruit de l'état futur sont définies par rapport aux prescriptions qui seront fixées dans le nouvel arrêté.
- Le suivi acoustique prévu est insuffisant : l'étude annonce un suivi « tous les 5 ans » (p. 389, chapitre 11.2.4) — dans le cadre du projet « il sera maintenu ». Cinq ans entre deux campagnes de mesures pour un site en évolution constante (nouvelles installations, extension géographique, nouvelles activités) est un rythme insuffisant. Les riverains méritent un suivi annuel, au moins pendant les 5 premières années de mise en service des nouvelles activités.
Demande : Le commissaire enquêteur doit exiger une campagne acoustique de réception après la mise en service de la chaufferie CSR, et un suivi annuel (et non quinquennal) pendant les 5 premières années de fonctionnement de l'état futur complet du site.
CONTRIBUTION 13 — Chaufferie CSR et BREF WI : mesure des dioxines/furannes « non prévue en semi-continu » — lacune grave pour une installation voisine de 167 000 personnes
Thème : Émissions atmosphériques — Dioxines/Furannes — Surveillance chaufferie CSR
Faits précis tirés de l'étude d'impact :
Le chapitre 5.2.2.1 (p. 229-230) décrit la surveillance prévue pour la chaufferie CSR au regard du BREF WI (incinération des déchets). Sur les dioxines et furannes (PCDD/PCDF), le document indique explicitement :
« Il n'apparaît pas nécessaire de prévoir de mesure en semi-continu des dioxines et PCB type dioxines. En effet, ce type de mesure n'est pas préconisé par l'Arrêté du 23 mai 2016 relatif aux installations de production de chaleur et/ou d'électricité à partir de CSR. Les émissions attendues sont par ailleurs stables du fait de la nature des combustibles utilisés (CSR répondant aux critères de l'Arrêté du 23 mai 2016 relatif à la préparation de CSR). »
Le document propose ensuite :
« Nous proposons de réaliser 6 mesures mensuelles consécutives après le démarrage de l'installation de manière à démontrer que les rejets sont stables et toujours inférieurs à la VLE, ce qui permettrait de s'affranchir des mesures en semi-continu, conformément à la note (7) de la MTD 4. »
La chaufferie CSR brûlera 38 500 t/an de CSR, soit 4,8 t/h, sous la rubrique 3520-a (> 3 t/h). Elle est soumise au BREF WI (Incinération des déchets). La MTD 4 du BREF WI prévoit une surveillance des PCDD/PCDF « au moins une fois par an », avec la possibilité de s'affranchir de la mesure semi-continue après démonstration de stabilité.
Argument critique :
Les dioxines et furannes (PCDD/PCDF) sont des polluants organiques persistants (POP) cancérigènes de classe 1 selon le CIRC. Ils s'accumulent dans les chaînes alimentaires (bioaccumulation) et représentent l'un des risques sanitaires les plus préoccupants des installations de combustion de déchets.
Le raisonnement selon lequel les émissions seront « stables du fait de la nature des combustibles » repose sur deux hypothèses non vérifiées :
- Que les CSR réceptionnés correspondront toujours aux caractéristiques théoriques prévues dans le dossier ;
- Que la combustion sera toujours optimale, sans excursion de température, déréglage ou variation de composition du flux d'entrée.
Or, les CSR sont par définition des déchets hétérogènes (fraction non valorisable de déchets d'activités économiques, refus de tri). Leur composition réelle peut varier significativement selon les lots reçus. Les pics de formation de dioxines surviennent précisément lors de perturbations de la combustion (variations de température, présence de chlore, métaux catalyseurs). Prévoir seulement 6 mesures les 6 premiers mois, puis potentiellement aucune mesure régulière, pour une installation brûlant 38 500 t/an de déchets à 250 m des premières habitations du Mesnil-Aubry, constitue un niveau de surveillance insuffisant.
La population de 167 000 personnes dans un rayon de 6 km, dont 21 % d'enfants, mérite une surveillance robuste et pérenne des émissions de dioxines — au minimum annuelle et pendant toute la durée d'exploitation (25 ans).
CONTRIBUTION 15 — Réception de lixiviats externes : une activité nouvelle de traitement de déchets dangereux liquides sans évaluation sanitaire dédiée
Thème : Eau — Lixiviats extérieurs — Santé publique
Faits précis tirés de l'étude d'impact :
Le dossier mentionne à plusieurs reprises la rubrique 3531 (traitement de lixiviats externes), permettant au Val'Pôle de recevoir et traiter les lixiviats d'autres ISDND. La MTD 52 (BREF WT, p. 197) confirme que « les lixiviats extérieurs admis sur le site pour y être traités auront des caractéristiques permettant leur traitement dans les installations présentes ».
Le chapitre 5.2.2.1 (BREF WI, p. 228) précise que l'unité de traitement des lixiviats est citée comme activité IED (rubrique 3531).
Le DADT (Pièce n°1B, chapitre 4.2.11.6.2) indique que la station de traitement des lixiviats (STL) traite déjà des lixiviats d'installations extérieures, avec une production de perméats excédentaires envoyés à la STEP de Bonneuil-en-France (via le SIAH).
Argument critique :
La réception de lixiviats provenant d'autres ISDND est une activité industrielle à part entière, distincte du traitement des lixiviats du site propre. Les lixiviats d'ISDND tierces peuvent présenter des compositions chimiques différentes — notamment en :
- Composés organiques halogénés (AOX) ;
- Composés perfluoroalkylés (PFAS — « polluants éternels ») ;
- Métaux lourds (arsenic, nickel, plomb) à des concentrations potentiellement plus élevées selon les déchets enfouis sur les sites tiers.
L'étude d'impact (Pièce n°3) ne contient aucune évaluation sanitaire dédiée à cette activité de réception de lixiviats extérieurs, ni aucune analyse des risques de dépassement de la convention de déversement avec le SIAH en cas de charges polluantes élevées provenant d'un site tiers. Les perméats excédentaires rejetés à la STEP de Bonneuil-en-France se retrouvent en fin de traitement dans le milieu naturel (la Bièvre ou le Croult).
Demande : Le commissaire enquêteur doit exiger une évaluation spécifique des risques liés à la réception de lixiviats extérieurs, comprenant les PFAS — dont les analyses ne sont pas mentionnées dans le programme de surveillance actuel —, ainsi que les conditions de gestion en cas de surcharge de la STL.
CONTRIBUTION 16 — Terraclean : traitement de terres polluées aux hydrocarbures sans évaluation des risques d'exposition des travailleurs et riverains aux COV et HAP
Thème : Qualité de l'air — Santé des travailleurs — COV et HAP
Faits précis tirés de l'étude d'impact :
La plateforme Terraclean traite 150 000 t/an de terres polluées aux hydrocarbures par bioventing (dépollution biologique in situ, en andains bâchés). Le chapitre 5.2.1.2.1 (MTD 8, p. 199-200) indique :
« Des mesures semestrielles de COV et poussières sont réalisées sur les effluents canalisés de la plateforme. À noter que les terres polluées en COV qui sont réceptionnées sont bâchées. Les zones de traitement des biopiles sont aussi bâchées et la dépression sous la bâche permet de collecter les émissions des COV vers les biofiltres. »
La MTD 41 (BREF WT, p. 207) montre que la plateforme Terraclean émet des composés organiques volatils totaux (COVT) soumis à des VLE (valeurs limites d'émission) dans les rejets canalisés, avec une surveillance semestrielle. Les émissions diffuses (non captées) ne sont pas quantifiées.
La surveillance des HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques, dont le benzo(a)pyrène — cancérigène de classe 1) n'est mentionnée nulle part dans le chapitre de surveillance de la plateforme Terraclean, sauf dans le cadre de l'acceptation des terres entrantes.
Argument critique :
Le traitement de 150 000 t/an de terres polluées aux hydrocarbures en andains à l'air libre (même sous bâches) génère des émissions diffuses de COV et de HAP qui ne sont pas intégralement captées par le système de biofiltrage. Les HAP (notamment benzo(a)pyrène, cancérigène) sont des polluants semi-volatils qui peuvent se disperser dans l'environnement proche.
L'étude d'impact ne comporte aucune mesure des émissions diffuses de HAP depuis la plateforme Terraclean, contrairement à ce que recommandent les guides méthodologiques de l'INERIS pour les installations de traitement de terres polluées. Les travailleurs exposés quotidiennement sur cette plateforme et les riverains situés sous les vents dominants (secteur nord-nord-ouest) méritent une évaluation spécifique.
CONTRIBUTION III-6 — Absence de surveillance des PFAS (« polluants éternels ») dans les eaux souterraines et les lixiviats
Thème : Eaux souterraines — PFAS — Lacune de surveillance
Faits précis tirés de l'étude d'impact :
Le programme de surveillance des eaux souterraines (piézomètres) est présenté dans le DADT (Pièce n°1B, chapitre 4.2.11.4). L'étude d'impact (p. 211-212, MTD 7 du BREF WT) liste les paramètres de surveillance des effluents aqueux, notamment : DCO, COT, As, Cd, Cr, Cu, Ni, Pb, Zn, Hg, BTEX, AOX, PFOA et PFOS.
Cependant, la surveillance des PFAS (substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées) est limitée à deux composés : PFOA et PFOS (les deux PFAS historiques, désormais interdits), avec une fréquence semestrielle.
Or, la réglementation européenne évolue rapidement : la révision de la Directive sur l'eau potable (2020/2184) et la proposition de standard de qualité environnementale pour la DCE (2023) incluent désormais une liste élargie de PFAS (4 composés ciblés : PFOS, PFOA, PFNA, PFHxS, et une somme de 20 PFAS). La France a par ailleurs publié en décembre 2023 de nouvelles valeurs guides pour les PFAS dans l'eau potable.
Argument critique :
Les ISDND sont des sites de concentration de PFAS : les emballages alimentaires, les mousses anti-incendie, les textiles techniques, les emballages cosmétiques — tous présents dans les flux de déchets ménagers enfouis — libèrent des PFAS qui migrent dans les lixiviats. Des études récentes (ANSES, 2022 ; ADEME, 2023) ont montré des concentrations élevées de PFAS dans les lixiviats d'ISDND françaises.
Le programme de surveillance proposé (PFOA + PFOS seulement, semestriel) est manifestement insuffisant au regard de l'état de la science et de la réglementation européenne en cours d'adoption. Le commissaire enquêteur devrait exiger l'intégration d'une liste étendue de PFAS dans la surveillance des lixiviats et des piézomètres (au minimum les 20 PFAS de la proposition DCE), avec une fréquence trimestrielle.
CONTRIBUTION 17 — Absence de surveillance des PFAS (« polluants éternels ») dans les eaux souterraines et les lixiviats
Thème : Eaux souterraines — PFAS — Lacune de surveillance
Faits précis tirés de l'étude d'impact :
Le programme de surveillance des eaux souterraines (piézomètres) est présenté dans le DADT (Pièce n°1B, chapitre 4.2.11.4). L'étude d'impact (p. 211-212, MTD 7 du BREF WT) liste les paramètres de surveillance des effluents aqueux, notamment : DCO, COT, As, Cd, Cr, Cu, Ni, Pb, Zn, Hg, BTEX, AOX, PFOA et PFOS.
Cependant, la surveillance des PFAS (substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées) est limitée à deux composés : PFOA et PFOS (les deux PFAS historiques, désormais interdits), avec une fréquence semestrielle.
Or, la réglementation européenne évolue rapidement : la révision de la Directive sur l'eau potable (2020/2184) et la proposition de standard de qualité environnementale pour la DCE (2023) incluent désormais une liste élargie de PFAS (4 composés ciblés : PFOS, PFOA, PFNA, PFHxS, et une somme de 20 PFAS). La France a par ailleurs publié en décembre 2023 de nouvelles valeurs guides pour les PFAS dans l'eau potable.
Argument critique :
Les ISDND sont des sites de concentration de PFAS : les emballages alimentaires, les mousses anti-incendie, les textiles techniques, les emballages cosmétiques — tous présents dans les flux de déchets ménagers enfouis — libèrent des PFAS qui migrent dans les lixiviats. Des études récentes (ANSES, 2022 ; ADEME, 2023) ont montré des concentrations élevées de PFAS dans les lixiviats d'ISDND françaises.
Le programme de surveillance proposé (PFOA + PFOS seulement, semestriel) est manifestement insuffisant au regard de l'état de la science et de la réglementation européenne en cours d'adoption. Le commissaire enquêteur devrait exiger l'intégration d'une liste étendue de PFAS dans la surveillance des lixiviats et des piézomètres (au minimum les 20 PFAS de la proposition DCE), avec une fréquence trimestrielle.
CONTRIBUTION 18 — Enrubannage de 110 000 t/an d'OMr : stockage de déchets fermentescibles emballés sans évaluation de l'impact olfactif à long terme
Thème : Nuisances olfactives — Enrubannage — Risque de rupture des balles
Faits précis tirés de l'étude d'impact :
Le projet inclut une activité d'enrubannage et stockage temporaire de 110 000 t/an d'ordures ménagères résiduelles (OMr) — dont 50 000 t/an de stockage temporaire de balles. Le chapitre 10.2.3.3 (p. 464) décrit cette activité :
« Le procédé consiste à compacter et emballer sous forme de balles les ordures ménagères résiduelles qui ne peuvent être immédiatement incinérées faute de disponibilité dans les unités de valorisation énergétique. Ces balles enrubannées, stabilisées par le compactage et l'absence de contact avec l'air, sont alors stockées de manière sécurisée et temporaire sur site. »
La modélisation olfactive (chapitre 7.9.3, p. 391-397) reconnaît que « la mise en balle de déchets non dangereux » figure parmi les sources d'odeurs considérées. Cependant, le document précise que « l'activité de transit de balles de déchets non dangereux n'est pas concernée par le BREF, mais il est précisé que le délai entre le déchargement sur l'aire de réception et la mise en balle n'excèdera pas 72 heures » (MTD 13a, p. 202).
Argument critique :
Le stockage de 50 000 t de balles d'OMr sur site représente une masse considérable de déchets fermentescibles. L'enrubannage plastique (film étirable) garantit une étanchéité dans des conditions idéales, mais :
- La durée de stockage n'est pas plafonnée dans le dossier : le stockage est qualifié de « temporaire », mais aucun délai maximum n'est fixé. En cas de saturation prolongée des incinérateurs parisiens (pannes, travaux, grèves), les balles pourraient rester stockées plusieurs semaines, voire mois.
- La rupture d'une balle (par accident de manutention, rongeur, dégradation du film) libèrerait instantanément des émanations olfactives intenses d'un volume de déchets fermentescibles maintenu en conditions anaérobies. Un stock de 50 000 t comporte potentiellement des milliers de balles, dont chaque rupture accidentelle génère une source d'odeurs ponctuelle non prévue dans la modélisation.
- La modélisation olfactive tient compte de la mise en balle (72h maximum), mais pas du stockage prolongé des balles — qui peut générer des émissions diffuses par perméation à travers le film plastique, particulièrement en période chaude.
Le commissaire enquêteur devrait demander : (a) un délai maximum de stockage des balles d'OMr, contractuellement opposable ; (b) une évaluation du scénario de rupture accidentelle d'un lot de balles et de son impact olfactif sur les riverains.
CONTRIBUTION 19 — Surveillance environnementale post-autorisation : fréquences insuffisantes et absence de valeur seuil déclenchant une révision de l'autorisation
Thème : Suivi long terme — Garanties post-autorisationFaits précis tirés de l'étude d'impact :
Le chapitre 11 (p. 511-514) décrit les modalités de suivi. Pour le milieu physique :
« L'ensemble des résultats des contrôles sur les eaux souterraines et superficielles sera tenu à disposition de l'inspection des ICPE et présenté lors du bilan annuel de l'installation. »
Pour le milieu naturel, le suivi écologique comprend :
- Mares compensatoires (Crapaud calamite) : annuel les 5 premières années, puis tous les 5 ans pendant 30 ans ;
- Sites compensatoires oiseaux (Œdicnème criard) : annuel les 5 premières années, puis tous les 5 ans pendant 30 ans ;
- Flore (frange ouest) : tous les 2 ans pendant 10 ans.
Pour le paysage, les mesures de suivi (plantations, merlons) sont décrites, mais aucune condition de révision de l'autorisation n'est prévue en cas de dépassement avéré des objectifs environnementaux.
Argument critique :
Le dossier présente un programme de surveillance, mais celui-ci comporte une lacune fondamentale : l'absence de valeurs seuil déclenchantes — c'est-à-dire de niveaux d'impact à partir desquels une révision de l'autorisation ou un plan d'urgence serait automatiquement déclenché. En d'autres termes :
- Si les concentrations en ammonium dans le piézomètre Pz11 augmentent encore, quelle action corrective s'impose ? Dans quel délai ? Par qui ?
- Si la population de Crapaud calamite dans les mares compensatoires s'effondre après 5 ans, qu'advient-il de l'autorisation ?
- Si les niveaux de dioxines mesurés à la cheminée de la chaufferie CSR dépassent les VLE lors d'une mesure annuelle, quelles sont les mesures immédiates ?
L'article L.512-3 du Code de l'environnement permet au préfet de prescrire des mesures complémentaires si les intérêts protégés par la loi ne sont pas garantis. Mais en l'absence de valeurs seuil contractuellement définies dans l'autorisation elle-même, cette procédure reste discrétionnaire et lente.
Le commissaire enquêteur devrait recommander que l'arrêté préfectoral d'autorisation définisse explicitement des valeurs seuil déclenchant une révision pour au moins : les piézomètres de surveillance des eaux souterraines, les émissions atmosphériques canalisées de la chaufferie CSR, et le suivi des populations d'espèces protégées.
STOP à la CENSURE
ENQUÊTE PUBLIQUE REP VAL'PÔLE (95) : DES DYSFONCTIONNEMENTS SIGNALÉS AUX AUTORITÉS
Depuis plusieurs heures, AURA Environnement rencontre des dysfonctionnements répétés sur le registre dématérialisé de l'enquête publique relative au projet de développement et d'extension du site REP Val'Pôle (VEOLIA), ouvert par l'arrêté préfectoral n° IC-26-041.
Après avoir pu déposer de nombreuses contributions techniques, il nous est désormais impossible d'en déposer de nouvelles.
Les anomalies constatées sont notamment les suivantes :
- affichage du message : « Désolé, une erreur est survenue, veuillez contacter le support » ;
- rejet systématique d'adresses électroniques pourtant parfaitement valides avec le message : « La valeur saisie n'est pas valide » ;
- dysfonctionnements reproduits sur plusieurs navigateurs (Firefox, Chrome et Safari) ainsi que sur différents appareils ;
- impossibilité de joindre l'adresse privacy@registre-numerique.fr, pourtant mentionnée dans les informations relatives à la protection des données personnelles, le serveur retournant le message :
550 5.4.1 Recipient address rejected: Access denied.
Face à cette situation, AURA Environnement a entrepris plusieurs démarches officielles :
✅ signalement adressé au support technique de Registre Numérique ;
✅ signalement transmis à la Préfecture du Val-d'Oise, qui nous a confirmé avoir saisi le service compétent ;
✅ information adressée au Président du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, afin de porter à sa connaissance ces dysfonctionnements susceptibles d'affecter l'exercice effectif de la participation du public.
Notre démarche n'a qu'un seul objectif : permettre à chaque citoyen de participer normalement à une enquête publique dans des conditions conformes aux principes de transparence et de participation prévus par le Code de l'environnement.
Nous espérons que ces anomalies seront corrigées rapidement afin que chacun puisse déposer librement ses observations avant la clôture de l'enquête.
AURA Environnement continuera d'informer le public de l'évolution de cette situation.
#EnquêtePublique #ParticipationDuPublic #ValdOise #VEOLIA #REPValPole #AURAEnvironnement
A suivre
Marc-Claude de PORTEBANE
- Porte-parole du collectif S.D.F (Stop Décharges France)
- Porte-parole du collectif FRAI (Front Résistant Anti-incinération)
- Président d'AURA Environnement
- Membre des commissions déchets à la Région Bretagne (Bretagne Vivante)
- Membre de la CNDP (via le collectif CPERD de Dunkerque-Loon-Plage)
- Membre du groupe technique déchets à LFI (La France Insoumise)
-
AURA Environnement et le collectif S.D.F déclenchent l’Opération Saturne (Malyj Saturn) contre le projet d’extension du Val’Pôle Plessis Gassot (95)
- Par auraenvironnementparis
- Le 24/06/2026
- Dans Stop Val’Pôle Plessis‑Gassot – Extension REP Veolia
Mobilisons-nous massivement contre cette verrue :
Appel à la résistance collective face
à l’industrialisation massive du Val‑d’Oise
et à l’enfouissement de 750 000 tonnes de déchets/an !
Préambule : Le projet d’extension du Val’Pôle Plessis‑Gassot, porté par REP/Veolia, n’est pas un simple ajustement technique : c’est la transformation d’un territoire entier en méga‑complexe industriel du déchet, capable d’absorber jusqu’à 750 000 tonnes de déchets par an. Derrière les sigles techniques que les masses populaires ne comprennent pas toujours – ISDND (Installation de Stockage de Déchets Non Dangereux), CSR (Combustible Solide de Récupération), UVE (Unité de Valorisation Énergétique), ICPE (Installation Classée pour la Protection de l’Environnement) – se cache une réalité brutale : l’enfouissement massif de déchets ultimes, le traitement de déchets dangereux, l’incinération de déchets non dangereux, le stockage temporaire de matières toxiques, et l’exploitation d’une carrière sur plusieurs communes. Le tout pour une durée qui s’étale sur 50 à 60 ans, alors que la surveillance obligatoire ne couvre que 25 ans, laissant 35 années de risques sans contrôle garanti. Ce projet, qui consomme 55 hectares supplémentaires et impose aux habitants un pôle industriel lourd, est présenté comme une évidence, alors qu’il repose sur des analyses internes non normées, un PLU non compatible, et des besoins régionaux jamais démontrés. C’est pour cela qu’AURA Environnement et le collectif S.D.F déclenchent l’Opération Saturne : pour empêcher qu’un territoire rural et agricole soit sacrifié au profit d’un modèle industriel dépassé, opaque et dangereux.
Ce projet menace directement les communes de : Plessis‑Gassot, Ézanville, Moisselles, Bouffémont, Attainville, Châtenay‑en‑France, Villiers‑le‑Bel, Domont, Piscop, Écouen, Saint‑Brice‑sous‑Forêt, Sarcelles, Garges‑lès‑Gonesse, Le Thillay, Roissy‑en‑France, Goussainville, Louvres, Vémars, Mareil‑en‑France, Fontenay‑en‑Parisis.
I. Le moment de vérité : quand un projet industriel tente de s’imposer par la masse, AURA Environnement répond par la force des faits
Le projet d’extension du Val’Pôle Plessis‑Gassot n’est pas une simple évolution technique. C’est une transformation radicale du territoire, un basculement vers un modèle industriel massif, concentré, opaque, qui prétend se justifier par des besoins régionaux jamais démontrés. Face à cette offensive, AURA Environnement et le collectif S.D.F déclenchent l’Opération Saturne, une riposte citoyenne, méthodique et déterminée, destinée à mettre en lumière ce que le pétitionnaire tente de dissimuler sous des couches de communication.
Le Mémoire en réponse de REP/Veolia à la MRAe, censé rassurer, révèle au contraire les failles profondes du projet. Il expose des contradictions, des aveux involontaires, des lacunes méthodologiques qui montrent que ce projet n’est pas mûr, pas sécurisé, pas acceptable. Cette première contribution vise à démontrer, point par point, pourquoi ce projet doit être stoppé net.
II. Sols reconstitués : l’aveu accablant qui discrédite tout le discours environnemental
Le Mémoire reconnaît noir sur blanc que les analyses pédologiques réalisées par Veolia ne respectent aucune norme. C’est écrit sans détour : « Il convient de noter que ces analyses, réalisées en interne, ne répondent à aucun cadre ou norme, réglementaire ou méthodologique précis. »
Cet aveu est d’une gravité exceptionnelle. Il signifie que les conclusions sur la qualité des sols, sur leur capacité à accueillir des cultures, sur leur similitude avec les sols naturels environnants, ne reposent sur aucune base scientifique solide. Le pétitionnaire demande donc au public, aux élus, à la commissaire enquêtrice, de lui faire confiance… sur la base d’analyses internes, non normées, non indépendantes, non vérifiables.
AURA Environnement et le collectif S.D.F affirment clairement : un projet qui repose sur des analyses non normées ne peut pas être autorisé. Les sols reconstitués sur une ISDND ne sont pas des sols ordinaires. Ils reposent sur une géomembrane, sur des couches techniques, sur des zones de tassement différentiel. Leur comportement à long terme est incertain. L’absence de normes dans les analyses initiales constitue une faille majeure, un risque pour l’agriculture, pour la biodiversité, pour la santé publique.
III. Un réaménagement sur 60 ans… mais un suivi limité à 25 ans : la bombe à retardement
Le Mémoire annonce un réaménagement final sur « 50 à 60 ans ». Cela signifie que le site continuera d’évoluer, de se tasser, de produire du biogaz résiduel, de générer des lixiviats, pendant plus d’un demi‑siècle. Mais le suivi réglementaire, lui, s’arrête à 25 ans. Le Mémoire le rappelle : « Ces règles s’imposent à l’exploitant (…) a minima pour les 25 années qui suivent la déclaration de fin d’exploitation. »
Il y a donc un gouffre de 35 ans entre la durée des risques et la durée des obligations de surveillance. Ce décalage est inacceptable. Il signifie que les générations futures pourraient hériter d’un site insuffisamment surveillé, potentiellement instable, sans garantie financière ni technique pour assurer sa sécurité.
AURA Environnement et le collectif S.D.F dénoncent cette asymétrie temporelle comme l’un des points les plus dangereux du projet. Un site qui évolue pendant 60 ans doit être surveillé pendant 60 ans. Tout le reste n’est que poudre aux yeux.
IV. Un programme de surveillance déjà prévu pour être allégé : la porte ouverte à la sous‑surveillance
Le Mémoire détaille un programme de surveillance qui pourrait sembler robuste. Mais une phrase vient en saper la crédibilité : « Ce programme de surveillance peut être allégé après le premier mémoire quinquennal sur l’état du site. »
Autrement dit, dès la cinquième année, l’exploitant pourra demander une réduction des contrôles. Le Mémoire ne précise ni les critères, ni les seuils, ni les conditions. C’est une porte ouverte à la sous‑surveillance, à la réduction des coûts au détriment de la sécurité environnementale.
AURA Environnement et le collectif S.D.F rappellent que les phénomènes de pollution lente, notamment dans les eaux souterraines, peuvent se manifester bien après les premières années. Un allègement prématuré serait contraire au principe de précaution et mettrait en danger les populations des 20 communes situées dans le périmètre de 3 km.
V. Le PLU de Fontenay‑en‑Parisis n’autorise pas le projet : un risque juridique majeur
Le Mémoire reconnaît que le PLU actuel de Fontenay‑en‑Parisis n’autorise pas le projet. Il indique que la commune a engagé une révision pour créer un sous‑zonage « Ac ». Le document précise : « Les démarches de révision de son PLU ont été enclenchées (…) et suivront leur cours administratif. »
Cela signifie que le projet repose sur une modification urbanistique non encore adoptée. Une autorisation environnementale délivrée avant l’adoption définitive du PLU révisé serait entachée d’illégalité externe. AURA Environnement et le collectif S.D.F rappellent que l’enquête publique ne peut pas servir à valider un projet incompatible avec le droit en vigueur.
VI. Les besoins régionaux : un argumentaire creux, sans chiffres, sans preuves
Le Mémoire affirme que l’Île‑de‑France manque de déchetteries, de co‑compostage, de capacités CSR, de solutions d’incinération. Mais ces affirmations ne sont accompagnées d’aucune donnée chiffrée, d’aucune carte, d’aucune étude indépendante. La MRAe avait demandé une analyse multicritères des alternatives. Le Mémoire répond par une justification auto‑centrée, qui considère le Val’Pôle comme la seule solution viable.
AURA Environnement et le collectif S.D.F dénoncent cette absence de démonstration. Un projet de cette ampleur doit reposer sur des données solides, pas sur des déclarations d’intention.
VII. Agriculture et biodiversité : un discours marketing, pas une réalité démontrée
Le Mémoire promet des prairies, des zones humides, des trames bocagères, des corridors écologiques, une trame noire et brune. Il promet aussi la restitution de terres agricoles. Mais ces promesses reposent sur des sols artificiels, sur des zones de tassement, sur des contraintes mécaniques fortes. Le document ne fournit aucun bilan agronomique indépendant des cultures déjà pratiquées sur casiers réaménagés.
AURA Environnement et le collectif S.D.F rappellent que la biodiversité ne se décrète pas. Elle se construit sur des sols vivants, sur des continuités écologiques réelles, sur des milieux stables. Le projet, tel qu’il est présenté, repose davantage sur une rhétorique paysagère que sur une réalité écologique démontrée.
VIII. Conclusion : l’Opération Saturne est lancée, et elle ne s’arrêtera pas
Cette première contribution démontre que le projet d’extension du Val’Pôle Plessis‑Gassot repose sur des bases fragiles, sur des analyses non normées, sur une surveillance allégeable, sur un réaménagement de 60 ans pour un suivi de 25 ans, sur un PLU non compatible, sur des besoins régionaux non démontrés, sur des promesses écologiques théoriques.
AURA Environnement et le collectif S.D.F déclenchent l’Opération Saturne pour défendre le territoire, les habitants, les communes, les générations futures. Cette première offensive n’est que le début. D’autres contributions suivront, plus techniques, plus ciblées, plus implacables.
A suivre
Marc-Claude de PORTEBANE
Président d’AURA Environnement
Porte-parole du S.D.F (Stop Décharges France) et du FRAI (Front Résistant Anti Incinération)
-
DRIMM Montech : AURA Environnement et le S.D.F. dénoncent la dérive !
- Par auraenvironnementparis
- Le 24/06/2026
- Dans Stop DRIMM SECHE Environnement Montech Collectif Stop Décharges France (S.D.F.)
20 ans d’arrêtés préfectoraux, de modifications discrètes
et d’empilement réglementaire sans remise à plat globale
ni véritable information des populations !
L’arrêté fondateur du 6 juillet 2005 autorise initialement un « pôle bio-énergies de Fromissard » comprenant centre de tri, déchèterie, unité mécano-biologique, installations de stockage, traitement des lixiviats, valorisation du biogaz et multiples équipements annexes. Très rapidement, les capacités annoncées apparaissent considérables : jusqu’à 400 000 tonnes par an pour certaines installations de stockage, multiplication des bassins, dispositifs de transfert d’eaux et organisation industrielle du traitement des déchets. Dès cette époque, le site dépasse largement l’image d’une simple « décharge locale ».
Au fil des années, les APC successifs vont modifier les modalités d’exploitation, les systèmes de traitement des effluents, les prescriptions techniques et les conditions de rejet dans le milieu naturel. L’arrêté complémentaire de 2017 marque un tournant particulièrement important. Les prescriptions particulières annexées détaillent un réseau extrêmement complexe de bassins, de piézomètres, de drains écrêteurs, de systèmes de contrôle et de traitement des lixiviats. Le site dispose alors d’un véritable système hydraulique industriel avec bassins BT1, BT2, bassins D et E, contrôle séquentiel des eaux, réseau de surveillance des nappes et rejet vers le ruisseau Le Larone. AURA environnement considère qu’à ce stade, la nature même du projet initial a profondément changé.
Les prescriptions de 2017 révèlent également un élément majeur : les eaux de ruissellement et les eaux traitées sont systématiquement contrôlées avant rejet vers le milieu naturel, avec autorisation de nombreux paramètres chimiques et organiques. Cela signifie concrètement que l’administration ne raisonne plus en termes d’absence de pollution mais en termes de pollution autorisée sous seuils réglementaires. Cette logique sera encore renforcée par l’arrêté du 14 mai 2024 relatif aux rejets aqueux.
AURA environnement souligne également que la surveillance des eaux souterraines autour du site traduit l’existence d’un risque environnemental structurel reconnu par l’administration elle-même. Dix piézomètres et plusieurs dispositifs de contrôle sont répartis autour du site afin de suivre l’évolution de la qualité de la nappe et des eaux souterraines. Les arrêtés prévoient même explicitement des procédures de surveillance renforcée « en cas d’évolution défavorable et significative ». Cette rédaction démontre que la dégradation du milieu est envisagée comme une hypothèse techniquement possible.
L’année 2023 constitue également un moment important avec une mise en demeure administrative adressée à l’exploitant. Pour AURA environnement, ce document est capital : il confirme que le site a connu des non-conformités nécessitant une intervention de l’État. Cette réalité contredit frontalement le discours habituel de maîtrise parfaite des installations industrielles de déchets.
Enfin, l’APC du 12 août 2025 relatif aux lixiviats illustre parfaitement la dérive progressive du site. Cet arrêté prévoit notamment l’extension des capacités de traitement, l’ajout de nouveaux bassins et la poursuite de l’évolution hydraulique du site. Pourtant, ces transformations sont présentées administrativement comme de simples modifications techniques ne nécessitant ni nouvelle enquête publique générale ni réexamen global du projet. Pour AURA environnement, il s’agit là d’un problème démocratique majeur.
AURA environnement considère aujourd’hui que le cas DRIMM illustre parfaitement une méthode désormais fréquente dans le secteur des déchets : transformer progressivement les installations par additions successives d’APC techniques, sans jamais réinterroger globalement les impacts cumulés sur l’eau, les sols, les nappes, les milieux naturels et les populations riveraines.
AURA environnement demande désormais :
- une remise à plat complète du dossier DRIMM ;
- une transparence totale sur les flux réels de lixiviats et les rejets ;
- la publication simplifiée de l’ensemble des arrêtés et contrôles DREAL ;
- un débat public réel sur l’évolution du site depuis 2005 ;
- une expertise indépendante sur les impacts hydrauliques et environnementaux cumulés.
Car derrière les acronymes, les tableaux techniques et les centaines de pages administratives, une question simple demeure :
Le site actuellement exploité correspond-il encore réellement au projet autorisé à l’origine ?
Au fond, l’affaire DRIMM révèle moins une succession d’écarts techniques qu’un mode opératoire devenu banal : transformer un site par petites touches, contourner le débat en fractionnant les décisions, et laisser croire que l’on maîtrise ce que l’on ne réévalue jamais. Vingt ans d’arrêtés préfectoraux ont permis de remodeler en profondeur une installation qui n’a plus rien à voir avec son autorisation d’origine, tout en maintenant l’illusion d’une continuité administrative. Cette mécanique, qui substitue l’empilement réglementaire à la transparence, finit par produire un système où l’on gère les risques sans jamais interroger leur origine, où l’on surveille les nappes sans jamais prévenir leur atteinte, où l’on autorise des rejets tout en affirmant protéger le milieu.
À Montech, la question n’est donc plus seulement de savoir si DRIMM respecte ses prescriptions, mais si ces prescriptions ont encore un sens face à la réalité du terrain. Tant que l’État acceptera que des installations évoluent ainsi, par glissements successifs, sans remise à plat ni contrôle démocratique, les riverains resteront les spectateurs d’un modèle qui avance sans eux. AURA environnement refuse cette résignation. Elle exige que l’on cesse de maquiller des transformations profondes en ajustements techniques, et que l’on redonne enfin aux citoyens la place qui leur revient dans la gestion des déchets et la protection de leur environnement.
MOBILISONS-NOUS MASSIVEMENT contre cette VERRUE !
Marc-Claude de PORTEBANE
Président d’AURA Environnement
Porte-parole du Collectif Stop Décharges France (S.D.F)
#ArrêtésPréfectoraux, #DRIMMMontech, #SéchéEnvironnement, #Lixiviats, #PollutionAutorisée, #EauxSouterraines, #APC2017, #AP2005, #RejetsAqueux2024, #MiseEnDemeure2023, #ImpactsCumulés, #TransparenceDREAL, #DébatPublic, #CollectifSDF, #AURAEnvironnement, #EmpilementRéglementaire, #DéchetsNonDangereux, #HydrauliqueIndustrielle, #RisqueEnvironnemental, #VerrueIndustrielle
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SYDEMER, incinérateur et calendrier électoral : Opération MARTEAU ROUGE
- Par auraenvironnementparis
- Le 12/02/2026
- Dans STOP INCINERATEUR à Poubelles SAINT-ETIENNE
Projet incinérateur SYDEMER :
un verrou pour + de 20 ans
que nous refusons à Saint-Etienne

Dans dix ans, je serais toujours là. Nous y sommes.” — Marc-Claude de Portebane (Le Progrès 2015)
Dix ans après, le discours incinérateur ressurgit à Saint-Étienne — et il nous faut frapper fort.*
Saint-Étienne, 2026 — Engagement historique vs retour du dogme incinérateur
La métropole de Saint-Étienne a voté, le 8 janvier 2026, le transfert de compétence déchets au SYDEMER — une étape institutionnelle qui apparaît, à juste titre, comme le prélude à un projet d’usine de traitement par valorisation énergétique (UTVE). Cette délibération a été adoptée malgré 12 voix contre et 3 abstentions, marquant une opposition nette dans l’hémicycle et invalidant l’idée d’un consensus.
L’argument principal présenté pour aller vite ? Une pression fiscale (TGAP) prétendument croissante qui serait incontrôlable si on ne décide pas “vite”. Or ce chantage financier technique est précisément ce qui lie durablement une collectivité à une usine d’incinération — un piège que nous dénonçons depuis longtemps.
1) Le mirage technologique : Bourgoin-Jallieu n’est pas un modèle à suivre
Les porte-parole du SYDEMER évoquent l’exemple de l’UTVE de Bourgoin-Jallieu comme une vitrine “moderne et performante”.
Examinons calmement — et avec précision — le projet de Bourgoin :
Santé, environnement et coûts : le vrai bilan
- Données sanitaires et émissions
– Les récentes mesures montrent des émissions persistantes de particules fines, dioxines et autres polluants bien au-delà des promesses initiales.
– Cela pose des questions réelles de santé publique pour les riverains. - Coûts véritables et surcoûts latents
– Alors que certains discours parlent de “modernité”, les coûts de maintenance, de traitement des résidus (mâchefers, cendres) et d’assurance environnementale ne sont jamais pris en compte dans le bilan favorable qu’en font leurs promoteurs. - Absence de transparence et de débat démocratique réel
– À Bourgoin, comme souvent, la population n’a pas eu accès à une expertise indépendante, ni à un débat véritable sur les alternatives.
Résultat : loin d’être un modèle, l’UTVE de Bourgoin est un repoussoir dont les critiques (locals, scientifiques, associatifs) sont régulièrement ignorées ou minimisées.
2) Le mensonge du “moins de déchets enfouis = victoire écologique”
Le SRADDET et le PRPGD vantent une réduction des tonnages en enfouissement. C’est un leurre si ces mêmes déchets sont redirigés vers l’incinération ou vers un site distant, car :
- la combustion produit des résidus toxiques solides qui finissent en décharge ;
- elle crée une dépendance structurelle à des flux de déchets constants ;
- elle annule peu à peu toute incitation sérieuse à réduire, réutiliser ou recycler.
C’est ce même schéma que Bourgoin, que certains ici voudraient nous imposer.
3) Calendrier électoral : faire décider les autres pour soi
Certains élus ont demandé de reporter la décision après les élections municipales ; cela a été refusé.
Pourquoi ? Parce que décider avant les élections permet d’installer un verrouillage de près de 30 ans qui risque de durer tous les prochains mandats, indépendamment de la volonté des citoyens.C’est une manœuvre démocratique dangereuse: on fait passer une décision majeure pendant une période de faible visibilité citoyenne.
4) Coûts flous, promesses floues
Le débat public a mis au jour des chiffres contradictoires :
- 200–250 M€ évoqués par la majorité,
- 600–900 M€ selon des élus locaux qui ont étudié le dossier plus en profondeur.
Ce type de flou financier n’est pas secondaire : il condamne les collectivités à des décennies de dépenses sans contrôle démocratique.
5) Mémoire militante : on avait vu juste il y a dix ans
En 2015, face au projet d’incinérateur à Andrézieux-Bouthéon, nous étions nombreux à dire :
“Ils nous auront sur le dos pendant dix, vingt ans.”
Nous y sommes. Le projet revient, plus structuré médiatiquement, mais sans répondre aux critiques de fond.
À l’époque, AURA Environnement et le collectif CHUPA avaient déclenché une mobilisation exemplaire qui avait permis de faire reculer un projet dangereux et mal ficelé.
Aujourd’hui, c’est la même logique : il ne s’agit pas d’être contre tout, mais d’être contre ce qui est mauvais, coûteux et contre-productif pour les populations et pour la planète.
6) Opération MARTEAU ROUGE : une riposte populaire et structurée
Nous lançons aujourd’hui l’Opération MARTEAU ROUGE, fondée sur :
✔ la mobilisation citoyenne coordonnée,
✔ l’expertise indépendante,
✔ la pression juridique et démocratique,
✔ la confrontation argumentée des modèles comme Bourgoin.Ce n’est pas une opposition de principe, c’est une offensive stratégique pour imposer une vraie hiérarchie des déchets : prévention > réduction > réemploi > recyclage, et seulement solutions de traitement qui ne verrouillent pas des décennies de dépendance à la combustion.
Conclusion : la mémoire est une arme politique
Ceux qui pensaient que le temps effacerait les résistances se trompent.
Ceux qui voulaient enterrer notre vigilance découvrent aujourd’hui qu’ils ouvrent une page bien plus revendicative.AURA Environnement est là.
Le FRAI est prêt.
Les populations éveillées rejoindront l’Opération MARTEAU ROUGE.Parce que l’écologie ne se donne pas,
elle se prend. -
Opération “BAÏKAL 2025” — Sud Morbihan : la Chambre Régionale des Comptes met le SYSEM sous pression !
- Par auraenvironnementparis
- Le 08/10/2025
- Dans Gestion des déchets • Bretagne • Sud Morbihan • Incinération & exutoires ultimes
Impasse industrielle, risque financier pour les habitants, vide stratégique…
Pendant que les élus tergiversent, Suez et d’autres opérateurs
avancent leurs pions dans le sud Morbihan !

Le rapport 2024 de la Chambre régionale des comptes Bretagne (CRC) sur le SYSEM (syndicat mixte de Vannes, Arc Sud Bretagne, Questembert Communauté) a mis au jour une impasse industrielle, réglementaire et financière.
L’UVÉOR, outil de tri mécano-biologique et de valorisation organique, fonctionne aujourd’hui sous contrat de performance jusqu’en 2030 avec Veolia (GEVAL). Mais près de 28 000 tonnes/an de refus de tri n’ont plus d’exutoire durable. Ils sont encore dirigés vers l’enfouissement à Gueltas et La Vraie-Croix.
Or, selon le Programme régional de prévention et de gestion des déchets (PRPGD Bretagne) et les objectifs du Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET), ces deux ISDND doivent fermer à l’horizon 2027. Le SRADDET rappelle par ailleurs que la hiérarchie des déchets (article L.541-1 du Code de l’environnement) impose d’abord prévention, tri, valorisation matière, avant toute valorisation énergétique ou enfouissement.
La CRC va plus loin :
« À défaut d’une stratégie industrielle clarifiée, le SYSEM risque une cessation d’activité dont le passif serait réparti entre ses membres. Au 31/12/2023 : 16,6 M€ pour GMVA, 2,84 M€ pour Arc Sud Bretagne, 2,16 M€ pour Questembert Communauté, auxquels s’ajouteraient les coûts de reconversion ou démolition de l’UVÉOR et du centre de tri »【Rapport CRC Bretagne 2024】.
Le message est clair : aucun projet alternatif crédible n’est aujourd’hui arrêté. Les élus tergiversent alors même que les grandes orientations régionales imposent la fermeture des décharges.
Pendant ce temps, des opérateurs privés — dont Suez à Gueltas — avancent leurs pions pour sécuriser l’après-2027.Faut-il se résoudre à dépendre d’initiatives privées faute de plan public solide ?
La CRC appelle explicitement à une analyse multicritères avant toute décision : coûts complets, risques sanitaires et environnementaux, compatibilité avec la trajectoire « zéro enfouissement » et les engagements climatiques.
Il s’agit aussi de sécuriser juridiquement la future stratégie : toute unité nouvelle (incinération ou autre valorisation énergétique) relèverait de la rubrique 2771 de la nomenclature ICPE et d’une autorisation environnementale unique avec enquête publique, étude d’impact et participation du public (articles L.181-1 et suivants du Code de l’environnement).À moins de deux ans de 2027, les collectivités locales et la Région doivent sortir du flou et présenter un cap clair, sous peine de laisser le terrain aux initiatives privées sans maîtrise politique ni contrôle démocratique.
AURA Environnement a officiellement saisi la DDTM du Morbihan : des questions claires ont été posées sur l’avenir des déchets dans le sud 56.
L’urgence écologique et citoyenne ne peut attendre les hésitations de tous ces pleutres sans courage !
2027 approche, il faut des réponses, de la transparence et un vrai cap industriel pour nos territoires.Marc-Claude de PORTEBANE
Président d'AURA Environnement
Fondateur de la FAD (Fédération Anti-Décharges)
Porte-parole du FBAI (Front Breton Anti-Incinération).
-
Gueltas : AURA Environnement acte la fin de la bataille juridique !
- Par auraenvironnementparis
- Le 05/09/2025
- Dans STOP au projet d'INCINERATEUR déguisé en chaudière XXL à Gueltas en Bretagne !
de Gueltas à la Révolution écolo-marxiste :
Naissance du FRAI contre l’incinération
(Front Résistant Anti-Incinération) à poubelles !

Vigilance rouge, détermination verte.
Le FRAI prend le relais de Gueltas !
AURA Environnement, en soutien au Front Breton Anti-Incinération (FBAI), annonce qu’il ne portera pas le recours devant le Tribunal administratif de Rennes concernant le projet d’incinérateur de CSR à Gueltas porté par SUEZ RV OUEST.
Après des mois de mobilisation intense, de contributions citoyennes massives et de travaux d’analyse juridique pointus, notre collectif a choisi de ne pas engager cette procédure contentieuse.
Cette décision ne marque pas un renoncement, mais une étape :
- parce que nous refusons l’épuisement judiciaire face à des procédures biaisées et verrouillées,
- parce que nous préférons concentrer nos forces sur le terrain militant et politique, aux côtés des habitant·es, des paysan·nes et des associations qui refusent la logique d’incinération,
- parce que la bataille contre les projets industriels destructeurs ne se joue pas seulement dans les prétoires, mais surtout dans la rue, dans les champs, et dans l’opinion publique.
AURA Environnement et le FBAI réaffirment leur engagement à dénoncer toute politique d’incinération déguisée, à soutenir les alternatives locales (réduction à la source, réemploi, recyclage, énergies renouvelables non fossiles) et à préparer les futures résistances en Bretagne comme ailleurs.
Dans cette dynamique, AURA Environnement portera prochainement la création du FRAI - Front Résistant Anti-Incinération -, destiné à fédérer toutes les luttes locales dans un front commun à l’échelle du pays. Cette organisation donnera un souffle national et offensif à la résistance face à l’incinération des déchets, en affirmant une ligne claire : la santé des peuples et des territoires avant les profits des multinationales.
« Le recours juridique n’est qu’un outil. La vraie force, c’est la mobilisation des peuples et des territoires. Avec le FRAI, nous allons transformer les luttes éparses en une avant-garde combative et unifiée. » !
CODERST : Conseil ou caution préfectorale ?
Le Conseil Départemental de l’Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques (CODERST) est censé donner un avis sur les projets industriels à risques comme l’incinérateur de CSR de Gueltas.
Mais la réalité est tout autre :- sa composition, dominée par des représentants de l’État et d’intérêts institutionnels, laisse peu de place aux citoyens,
- ses avis ne sont que consultatifs, ce qui permet au préfet de passer outre,
- les débats sont trop souvent verrouillés, limités à une validation technique plutôt qu’à une réelle analyse démocratique et écologique.
AURA Environnement et le FRAI dénoncent ce simulacre de concertation. Le CODERST, tel qu’il fonctionne aujourd’hui, n’est qu’un cache-misère administratif pour légitimer des décisions déjà prises en amont.
« Nous refusons que le CODERST serve de paravent à la préfectorale pour imposer l’incinération. C’est dans la rue, dans les champs et dans les collectifs que la vraie légitimité s’exprime. » !
Dans ce dossier de Gueltas, une autre institution doit être vivement interpellée : la Chambre d’Agriculture du Morbihan.
Alors que les paysan·nes de la région s’inquiètent pour la qualité de leurs sols, pour la santé de leurs troupeaux et pour l’image des productions locales, la Chambre est restée silencieuse, absente, voire complice par inertie.- Aucune opposition claire n’a été exprimée contre l’incinérateur CSR de SUEZ.
- Aucun soutien public n’a été donné aux éleveurs et producteurs qui refusent de voir leur terroir associé aux dioxines et aux fumées industrielles.
- Pire, par son mutisme, la Chambre laisse croire que le monde agricole cautionnerait ce projet destructeur.
Cette incurie est inacceptable. La Chambre d’Agriculture du 56 avait le pouvoir de peser dans les débats, elle a préféré regarder ailleurs.
« À Gueltas, à Noyal-Pontivy et à Pontivy Communauté, ce sont les paysan·nes et les habitant·es qui ont mené la résistance. Pas la Chambre. Qu’elle assume aujourd’hui sa responsabilité dans l’avancée de ce projet. » !
Nous tenons à remercier les services de l’État du Morbihan, et en particulier :
- Mme Florence NICOLAS de la DDTM 56, pour son professionnalisme et la transmission régulière des documents administratifs de ce dossier hyper complexe avec cet addendum de dernière minute,
- M. GIRARD du CODERST, pour son suivi attentif des procédures et sa disponibilité.
Ces camarades-fonctionnaires, qui ont su garder un cadre de travail transparent et rigoureux, contrastent avec l’attitude lâche et irresponsable de la Chambre d’Agriculture du Morbihan, incapable d’assumer ses responsabilités face aux risques pesant sur l’agriculture locale.
Les élus absents — le silence coupable de Nicole Le Peih
Alors que des centaines de citoyen·nes, d’associations et de paysan·nes se sont mobilisés contre l’incinérateur CSR de Gueltas, Mme Nicole Le Peih, députée du Morbihan, est restée muette et absente.
Malgré nos sollicitations claires et répétées, elle n’a jamais répondu à nos demandes de rendez-vous ou de prise de position.Ce silence en dit long :
- Quand il s’agit de défendre les intérêts de son territoire, Mme Le Peih disparaît.
- Quand il s’agit d’affronter une multinationale comme SUEZ, Mme Le Peih préfère l’évitement à l’action.
- Quand la santé publique et l’avenir agricole sont en jeu, Mme Le Peih tourne le dos aux citoyen·nes.
Nous dénonçons cette défaillance politique grave. Les habitant·es du Morbihan méritent des élu·es capables d’assumer leur mandat face aux lobbies industriels.
« Ni courage, ni réponse, ni soutien : Mme Le Peih aura manqué à son rendez-vous avec l’Histoire de Gueltas. » !
Le PS du Morbihan aux abonnés absents – Simon Uzenat, un sénateur sans courage
Nos collectifs avaient également sollicité M. Simon Uzenat, sénateur PS du Morbihan, afin qu’il se positionne clairement sur le projet d’incinérateur de Gueltas. Là encore, silence radio.
Malgré l’envoi d’un courrier officiel et documenté, le sénateur n’a ni répondu, ni apporté le moindre soutien.Cette attitude illustre la faillite politique du Parti socialiste local, incapable de sortir de ses calculs partisans pour défendre l’intérêt général et la santé des populations rurales.
En refusant de s’engager contre SUEZ, M. Uzenat se place objectivement du côté des industriels et de la préfectorale, contre les citoyen·nes mobilisé·es.« Quand les élu·es se taisent, ils se rendent complices. Le PS du Morbihan porte une lourde responsabilité dans l’abandon des paysan·nes et des habitant·es de toute le région de Gueltas. » !
Le PCF 56, seule voix politique à nos côtés
Dans ce désert politique morbihannais, seul le Parti communiste français du Morbihan a eu le courage d’affirmer son soutien aux habitant·es, aux paysan·nes et aux collectifs mobilisés contre l’incinérateur CSR de Gueltas.
Là où d’autres ont fui, esquivé ou gardé le silence — députée, sénateur, Chambre d’agriculture —, le PCF 56 a pris position clairement, sans ambiguïté.
Nous saluons cet engagement, rare dans le paysage politique actuel, et nous appelons à ce que cet exemple inspire d’autres élu·es, à gauche comme ailleurs, qui se disent proches du peuple mais qui n’osent pas affronter les multinationales.« À Gueltas, nous n’oublierons pas qui a soutenu la lutte et qui a baissé les yeux. Seul le Parti communiste du Morbihan a su se tenir du côté des citoyens. »
La Confédération paysanne, aux côtés des paysan·nes de Gueltas
Aux côtés d’AURA Environnement et du FBAI, nos camarades de la Confédération paysanne ont su prendre leurs responsabilités. Elle a dénoncé les menaces que ferait peser l’incinérateur CSR de SUEZ sur :
- la santé des troupeaux et des éleveurs,
- la qualité des sols et des cultures,
- l’image de l’agriculture paysanne bretonne.
Son soutien a été précieux et courageux. Contrairement à la Chambre d’Agriculture du Morbihan, qui a préféré se taire et se cacher, la Confédération paysanne a porté la voix des paysan·nes qui refusent de voir leur avenir sacrifié aux profits industriels.
« Sans paysans, pas d’avenir. La Confédération paysanne a été fidèle à ce mot d’ordre en se tenant, dès le début, du côté des résistances populaires. » !
Là où certains croient avancer masqués, nous avons déjà lu leurs pas. Les deals invisibles laissent toujours des traces.
Ceux qui pensent se partager le Finistère en secret se trompent : leurs combines finiront à la lumière du Prolétariat !Marc-Claude de PORTEBANE
Président d’AURA Environnement, porte-parole du FBAI. Coordinateur du FRAI
-
Contre l’usine à poubelles CSR de SUEZ à Gueltas : Opération Fumée rouge Prolétarienne – CODERST 56, ouvrez les yeux !
- Par auraenvironnementparis
- Le 16/07/2025
- Dans Fumée rouge Prolétarienne : Gueltas brûle, CODERST 56, le peuple te regarde
Opération Fumée rouge Prolétarienne :
CODERST 56, ouvrez les yeux !
Contre l’usine à poubelles CSR de SUEZ à Gueltas –
Stoppons la machine avant qu’elle ne brûle nos territoires !

*Le Collectif GreenBretagne et le FBCI ont alerté. La Chambre d’agriculture 56 se terre.
Pendant que la forêt de Branguily dans le Morbihan tremble sous les menaces industrielles, pendant que SUEZ affine son projet de four à poubelles CSR à Gueltas, la Chambre d’agriculture du Morbihan reste silencieuse.
Et pourtant, elle siège au CODERST 56. Elle a une voix. Elle a un bulletin de vote. Elle a, surtout, une responsabilité envers les terres, les paysans, les éleveurs, les apiculteurs, les générations rurales.
Nous, militants du Collectif GreenBretagne et du Front Breton Contre l’Incinération (FBCI), avons pris nos responsabilités.
Nous avons écrit, alerté, interpellé, documenté les dangers de ce projet toxique :
- Fumées issues de CSR, nocives pour les sols et les écosystèmes.
- Contamination de l’air, des cultures, de l’eau.
- Destruction de foncier agricole autour de Gueltas.
- Chantage à l’emploi et greenwashing industriel.
Et la Chambre d’agriculture ?
Aucune réponse. Aucune prise de position. Aucune défense de la terre.
Alors nous posons la question publiquement :
- La Chambre d’agriculture 56 est-elle au service des paysans… ou des pollueurs ?
- Va-t-elle défendre la souveraineté alimentaire ou laisser crever les campagnes sous la fumée du CSR ?Le vote approche.
Les membres du CODERST seront appelés à se prononcer.
Leur silence serait une trahison. Leur vote, un verdict politique.Le peuple observe. Le peuple se lèvera.
"Quand les institutions trahissent la terre, c’est à la terre de se faire institution.
La Chambre d’agriculture 56 a été officiellement alertée par le FBCI et GreenBretagne, mais reste silencieuse. Et pendant ce temps-là, des propriétaires comme HUET cherchent à vendre !!!
Gueltas brûle, la Chambre d’agriculture 56 détourne les yeux !
Le Collectif GreenBretagne et le Front Breton Contre l’Incinération (FBCI) ont alerté publiquement, début juillet 2025, le président Gaëtan Le Seyec et le directeur Benoît Carteau de la Chambre d’agriculture du Morbihan.
Dans deux courriers restés sans réponse à ce jour, nous avons dénoncé :
- La pollution annoncée de l’air, des sols, de l’eau et des prairies.
- L’impact sanitaire des fumées de CSR (dioxines, PFAS, métaux lourds).
- La menace sur la qualité du lait, de la viande et de l’image de la Bretagne agricole.
- Le rôle ambivalent de la Chambre, pourtant siégeant au CODERST 56.
Un silence lourd, stratégique ?
La Chambre n’ignore rien. Elle sait. Elle lit. Elle classe les mails. Mais elle refuse - pour l'instant - de convoquer une session spéciale ouverte à la presse, comme nous le demandions.
Pendant ce temps-là, sur les cartes cadastrales, nous avons observé autre chose à la fin de l’enquête publique :
Des parcelles proches du site de SUEZ, comme celle du camarade HUET, sont en vente.
La parcelle B 137, 100 % concernée par la bande des 200 mètres de servitude autour du site. Et d'autres (B 132, B 108, B 138, etc.) sont massivement impactées.
Pourquoi vendre maintenant ? Qui vend ? À qui ? Avec quelles informations en main ? Qu’est-ce que cela révèle ? Une fuite ? Une résignation ? Une tentative d’échapper à ce que les autres ne veulent pas encore voir ?
Pendant que les tracteurs s’alignent pour les concours agricoles, les fumées s’organisent dans le silence des chambres ?
Nous appelons :
- À la publication immédiate de la position de la Chambre d’agriculture 56.
- À l’instruction claire de M. Pellerin (représentant de la Chambre au CODERST) de voter NON au projet SUEZ.
- À l’ouverture d’une session extraordinaire, publique, avec les éleveurs de Gueltas, Noyal-Pontivy et Saint-Gérand.
À Gueltas, une parcelle classée 100 % dans la bande des 200 m de servitude autour du site SUEZ (B 137) est mise en vente. D'autres suivront. La forêt brûle, les terres fuient.
Et que fait la SAFER Bretagne ? RIEN ?
Silence absolu. Pas d’alerte publique. Pas de transparence. Pas de position.
Pourtant, la SAFER :
- Est informée de toute mutation foncière agricole.
- Peut préempter pour préserver les terres et leur usage.
- Dispose d’un Comité technique départemental qui réunit :
- La Chambre d’agriculture
- Les syndicats agricoles
- L’administration
- Des élu·es départementaux
Et donc, camarades de la SAFER :
- Vous savez que le camarade HUET vend en zone CSR ?
- Vous savez que ces terres sont à deux pas de l’incinérateur SUEZ ?
- Vous savez qu’il y a un projet industriel classé ICPE avec fumées, dioxines, PFAS et pollution ?
Et vous ne dites rien ?
Pas un mot au public ? Pas une alerte aux acheteurs ? Pas une analyse transmise aux élu·es de Gueltas, de Noyal-Pontivy, de Pontivy Communauté ? Pas une note de risque, pas un avis de prudence, pas une ligne dans un CR du comité départemental ?CECI NE SERAIT PLUS UNE OMISSION. CE SERAIT UNE COLLABORATION ?
Le Comité technique départemental de la SAFER Bretagne (56), présidé et peuplé d’acteurs institutionnels, agricoles et politiques, est en situation de connaissance directe.
Si vous ne parlez pas, vous cautionnerez ? Si vous ne préemptez pas, vous collaborerez ?
Si vous vous taisez, le peuple parlera à votre place.Le FBCI et GreenBretagne exigent :
- La publication immédiate de toutes les ventes, retraits ou promesses de vente de parcelles impactées par la bande des 200 m.
- Une prise de position publique du Comité technique SAFER 56 sur le projet SUEZ.
- La transmission à la CADA et à la HATVP de tous les documents fonciers liés à cette zone.
Alors pourquoi rester dans ce silence organisé ?
Pour protéger les transactions ? Les réseaux ? Les intérêts privés ? Ou simplement pour éviter de "faire de vagues" pendant l’été ?GUELTAS – L’ENQUÊTE PUBLIQUE OU L’AGENCE IMMOBILIÈRE ?
Quand un projet d’incinérateur CSR devient une opportunité pour liquider un terrain contaminé...
Parcelle B137 à Gueltas.
Le propriétaire (M. Jean-Luc HUET) témoigne le 6 mai 2025 lors de l'enquête publique. Il déclare agir pour son fils Vincent, et que la parcelle est incluse dans les servitudes. "Il souhaite s’en débarrasser."
Alors, posons la seule vraie question :
L’enquête publique a-t-elle servi à éclairer la population... ou à préparer discrètement une cession foncière en zone CSR ?
Le plan cadastral est clair. La parcelle B137 est gravement impactée (plus de 50 % dans la bande des 200 m selon les documents SUP).
Les photos terrain en notre possession montrent des prairies utilisées (fourrage ? pâture ?).
Et pourtant, le propriétaire n’a pas déposé un avis contre le projet d’incinérateur. Il a parlé juste de vente.Après le passage de la caravane du Tour de France à Mûr-de-Bretagne où nous avons massivement tractés, nous demandons des éclaircissements :
- Que cette enquête publique a servi de prétexte pour valoriser ou liquider un foncier devenu invivable.
- Que ni la mairie, ni la préfecture, ni la SAFER ne sont intervenues pour bloquer ou signaler cette stratégie.
- Que les membres du CODERST et de la Chambre d’agriculture 56 sont donc parfaitement informés. Ils ne peuvent laisser faire cela.
La SAFER Bretagne ne peut pas ne pas savoir.
Elle est officiellement destinataire de tout mouvement foncier. Elle aurait dû émettre une alerte ou une réserve sur cette vente en zone ICPE/CSR/servitude.
Et si elle ne l’a pas fait ? Alors elle deviendrait donc complice de la mise en marché de terres polluées ?
Hydrogéologue agréé, silence pollué ?
M. Pascal BALÉ, la nappe phréatique attend votre avis.
M. Pascal BALÉ est hydrogéologue agréé par l'État dans le département du Morbihan pour les questions relatives à l’eau potable, à la salubrité, aux périmètres de protection des captages, et à l’hygiène publique.
Et pourtant, aucune prise de position publique à ce jour sur le projet d’incinérateur CSR à Gueltas.
Aucune alerte. Aucune note critique. Aucune inquiétude partagée.Et pourtant, les faits sont là :
- Le projet SUEZ implique une ICPE, donc une installation industrielle pouvant polluer l’air, les eaux de surface et les nappes.
- Le terrain est situé à proximité de zones agricoles et forestières sensibles, dont certaines potentiellement utilisées pour l’alimentation humaine ou animale.
- La combustion de CSR libère des polluants persistants (dioxines, PFAS, HAP, métaux lourds) susceptibles de contaminer les eaux par lessivage des sols.
Alors, M. BALÉ :
- Avez-vous été saisi officiellement par la préfecture ou par les porteurs de projet ?
- Avez-vous produit une note d’analyse ? Un avis ? Un rapport hydrogéologique ?
- Pensez-vous que les couches aquifères sous Branguily resteront vierges de toute pollution ?
- Ou bien vous préparez-vous à valider un silence technique, comme d’autres ?
La parcelle B137, située à Gueltas, est officiellement impactée à plus de 54,82 % par la servitude des 200 mètres autour du site CSR de SUEZ.
Le 6 mai 2025, Jean-Luc HUET, père du propriétaire, témoigne lors de l’enquête publique : “La parcelle serait incluse dans les servitudes. Il souhaite s’en débarrasser.”
Le plan cadastral est sans appel. Les photos du terrain montrent une zone naturelle en contact avec la forêt de Branguily.
Alors nous posons solennellement la question à M. Pascal BALÉ :
- Avez-vous évalué la vulnérabilité hydrogéologique de la parcelle B137 ?
- Avez-vous reçu, consulté ou produit un avis sur cette zone ?
- Avez-vous été saisi par la préfecture ? Si non, pourquoi ?
- Pensez-vous que les eaux souterraines seront épargnées alors que cette parcelle est située en pente douce, au contact direct de la zone de combustion CSR ?
Et à la Préfecture du Morbihan :
- Pourquoi n’avez-vous pas exigé d’étude hydrogéologique approfondie ?
- Pourquoi ce silence institutionnel sur une zone connue, sensible, vendue ?
- Est-ce une stratégie pour laisser sortir discrètement les parcelles devenues invendables après l’installation du projet ?
Appel à notre camarade Marie-Ève TAILLECOURS – Confédération paysanne 56
Quand la Chambre se tait, les syndicalistes doivent parler.
Le projet SUEZ à Gueltas menace les terres, les animaux, les paysan·nes. La Chambre d’agriculture 56 est aux abonnés absents. Le représentant de la Chambre au CODERST, M. PELLERIN, refuse de se positionner. Et pendant ce temps-là, la SAFER laisse vendre en douce la parcelle B137 en pleine zone de servitude ?
Nous appelons solennellement nos camarades de la Confédération paysanne du Morbihan à sortir du bois.
Camarade Marie-Ève TAILLECOURS, vous êtes connue pour vos engagements clairs :
- Pour une agriculture paysanne, vivante, enracinée.
- Contre les logiques industrielles, les coopératives opaques et la bétonisation.
- Pour les prairies, pas pour les fumées.
Alors dites-le, publiquement :
- La Confédération paysanne 56 s’oppose-t-elle ou non au projet d’incinérateur CSR à Gueltas ?
- Acceptez-vous que la Chambre d’agriculture à laquelle vous vous opposez historiquement siège au CODERST sans rendre de comptes ?
- Allez-vous exiger avec nous l’annulation du projet et la publication des ventes suspectes de terres contaminées ?
Le peuple de base de la paysannerie pauvre du Morbihan a tracté à Mûr-de-Bretagne. Le Tour de France est passé, la propagande touristique aussi. Mais les vrais coureurs sont là : les citoyens qui veulent la vérité. Nous demandons des éclaircissements publics de la part de la Chambre, de la SAFER, du CODERST et de la préfecture.
Maintenant, les masques doivent tomber. Gueltas n’est pas une carte postale.
C’est un territoire qui résistera car les premières lignes, ce ne sont pas les pelotons… mais les paysans en colère !
A suivre
Marc Claude de PORTEBANE
Président d’AURA Environnement
Porte-parole du Collectif GreenBretagne & du FBCI (Front Breton Contre l’incinération)
-
Opération Étoile Rouge – Plouvara, Bretagne sous pression : entre vaches, fumées et trahisons industrielles !
- Par auraenvironnementparis
- Le 24/05/2025
- Dans Chroniques du chaos CSR à Plouvara, Bretagne sous pression !
AURA Environnement en soutien du collectif (FBAI)
Front Breton Anti Incinération
déclenche l’opération « Etoile Rouge »
CONTRE le projet d’Usine à CSR à Plouvara (22) !

Dernière minute – 25 juin 2025 :
Comme à Notre-Dame-des-Landes, une nouvelle page de résistance est en train de s’écrire à Plouvara.
Le FBAI annonce qu’un projet de ZAD est en cours de structuration sur la commune. Une demande officielle de location de la salle des fêtes a été adressée à la mairie pour y tenir une assemblée populaire de convergence, afin d’expliquer aux habitant·es et aux camarades de toute la Bretagne le sens profond de notre lutte contre les incinérateurs CSR.
Et comme à NDDL :
Nous appelons dès à présent à la récupération de matériel utile à l’implantation logistique de la résistance :- Tentes, yourtes, tipis
- Casseroles, réchauds, cuves à eau
- Palettes, bois de chantier, bâches
- Camping-cars, remorques, cantines roulantes
- Groupes électrogènes, éclairage autonome
- Systèmes de sonorisation, tables, chaises
Notre mot d’ordre est simple :
"Préparer la ZAD, c’est déjà occuper le terrain. Rassembler les vivres, c’est annoncer la durée". Camarade Chantal LEVEQUE, comité central du FBAI.
A deux pas de chevaux paisibles et de vaches broutant dans les effluves de la SECANIM — usine d’équarrissage aux 180 000 tonnes de cadavres par an — se trame un nouveau front de guerre écologique : l’installation d’une “chaudière CSR” couplée à 15 hectares de serres industrielles, au cœur même du monde agricole breton.
Une enquête de terrain en plein champ… de manœuvres
Ce lundi 19/05/2025, le président d’AURA Environnement et porte-parole du Front Breton Anti CSR (FBAI) a rencontré les représentants de l’AVIE à Plouvara. Objectif : évaluer la réalité du projet, les dynamiques locales… et les failles internes.
« L’AVIE existe, mais elle hésite. Nous avons senti de la sincérité, mais aussi de la peur : peur de gêner les élus, peur de “mettre le feu” trop tôt. Le FBCI, lui, est prêt. »
Sur place, les photos prises près de la SECANIM révèlent une incohérence brutale :
..... des animaux innocents à proximité d’une usine pestilentielle, et demain, peut-être, d’une cheminée CSR.

La “transition verte” qu’on nous promet se résume ici à une chose : la combustion d’un territoire.
Plouvara : un Gueltas bis, sous stéroïdes logistiques ?
Le projet, porté par Kerval, Armor Semences et la filière CSR, présente tous les marqueurs du désastre annoncé :
- incinération de plastiques sous étiquette verte,
- agriculture hors-sol dopée à la chaleur industrielle,
- dérives urbanistiques (SUP, PLUi modifiés, zonages masqués),
- et un potentiel chantage à l’emploi mal dissimulé.Sur site, il est aussi envisagé que cette “unité de valorisation du CSR” alimente 15 hectares de serres exploitées par Armor Semences, qui projette d’y produire des tomates non pour nourrir la population, mais pour extraire des graines destinées à sa filière semencière.
Autrement dit : des déchets industriels pour chauffer une production hors-sol, au service d’un marché semencier mondialisé. Ce n’est pas une transition alimentaire. C’est une dérive technologique de laboratoire.
Ce projet soulève plusieurs questions :
- Utilisation de déchets pour l'agriculture : La chaleur produite par l'incinération de déchets serait utilisée pour chauffer des serres destinées à la production de graines de tomates. Cela pose la question de l'impact environnemental et sanitaire de l'utilisation de chaleur issue de déchets pour des cultures agricoles.
- Impact sur le territoire : L'installation de ces serres et de la chaudière CSR pourrait transformer le paysage rural de Plouvara, avec des conséquences sur l'environnement local et la qualité de vie des habitants.
- Modèle économique : Le projet est présenté comme une opportunité économique, avec la création de 150 emplois. Cependant, il est essentiel d'examiner si ce modèle est durable et bénéfique à long terme pour la communauté locale.
Il est crucial de continuer à surveiller de près ce projet et d'engager un dialogue avec les parties prenantes pour évaluer ses implications complètes sur l'environnement, l'économie et la société locales.
Et maintenant, menacer l’eau ?
« Après les odeurs de l’équarrissage, il est hors de question que nous subissions une autre pollution », martèle Hervé Trémel, premier adjoint au maire de Plerneuf. Il affirme que le site choisi pour la chaudière CSR est situé sur une zone humide.
Et de s’inquiéter publiquement :
« Que fait-on de la protection du bassin-versant du Gouët ? C’est l’eau qui alimente une grande partie du département qui est en jeu. »
Cette fois, il ne s’agit plus “seulement” de fumées : c’est la ressource en eau de milliers de personnes qui pourrait être impactée.La zone humide concernée par le projet de chaudière CSR à Plouvara se situe à proximité immédiate de l'usine d'équarrissage SECANIM.
Selon les déclarations d'Hervé Trémel, 1er adjoint au maire de Plerneuf, le site envisagé pour la construction de la chaudière se trouve sur une zone humide, ce qui soulève des préoccupations environnementales majeures, notamment en ce qui concerne la protection du bassin-versant du Gouët, une source d'eau potable essentielle pour une grande partie du département.
La commune de Plouvara est traversée par plusieurs cours d'eau, dont le Leff, l'Ic, le Camet et le Moulin Kernier, qui contribuent à la richesse écologique de la région.
La présence de zones humides dans ces bassins versants joue un rôle crucial dans la régulation hydrologique, la biodiversité et la qualité de l'eau.
Tout cela dans un silence municipal assourdissant, rompu seulement par quelques tracts courageux de l’AVIE, qui se voit désormais doublée sur sa gauche par un FBCI mobilisé, structuré, et offensif.
Un réseau d’intérêts à démasquer
Pourquoi Armor Semences ? Pourquoi la hâte ? Pourquoi ici ?
Une lecture attentive du SRADDET et du PRPGD montre que ce projet va à l’encontre des engagements régionaux sur la réduction des déchets, la préservation des terres agricoles, et la concertation démocratique.
Le FBAI s’emploiera dans les semaines à venir à :
- cartographier les collusions foncières et techniques du projet,
- interpeller publiquement le préfet, Kerval, et la Région,
- exiger un moratoire immédiat sur toute initiative CSR en Bretagne.Plouvara ne sera pas le chaînon manquant entre le cadavre et la salade sous plastique.
Ce sera — ou non — le point de rupture !Rejoignez le Front Breton Anti CSR (FBAI) “Contre l’enfumage industriel, pour la démocratie locale.” !
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Commissaire-Enquêteur avis défavorable secteur Ui Révision PLU #GrangesGontardes : VICTOIRE #AURAEnvironnement et #CPERG
- Par auraenvironnementparis
- Le 20/11/2017
- Dans Stop extension décharge COVED/PAPREC de Roussas aux Granges-Gontardes
Grande victoire d'AURA Environnement et du CPERG :
le commissaire-enquêteur a rendu un avis défavorable
révision PLU modification zone Ui en projet décharge COVED !

L'appel à la mobilisation générale décrété par le CPERG (Collectif pour la Protection de l'Environnement vers Roussas-Les Granges-Gontardes) et soutenu par AURA Environnement a payé puisque, selon Michel APROYAN le maire des Granges-Gontardes, Patrick BERGERET, le commissaire-enquêteur a rendu un avis défavorable pour la zone Ui qui allait devenir "LCJ3" : nom du projet de la future décharge COVED/PAPREC.

Le commissaire-enquêteur ne veut pas que l'actuelle zone Ui, - en couleur violet - (abritant l'actuel moto-cross et l'actuel auto-cross) ne soit transformée en zone d'activité économique devant accueillir l'extension de la future décharge PAPREC/COVED. La zone USl représente l'actuelle association loi 1901, le Club de Tir Sportif de Montélimar (CTSP) dirigé par le maire de Montélimar, Franck REYNIER, (qui n'a pas répondu à nos dernières sollicitations), puisque de jeunes enfants viennent s'entraîner au centre de tir. Dans quelques années, leur activité sportive de tir aurait été cernée par une ICPE : la future décharge PAPREC/COVED !!!! PROTEGEONS NOS ENFANTS ! Pas certain que Maxime BANC, conseiller municipal en charge des sports de Montélimar, prenne le risque de faire prendre des risques aux jeunes enfants qui viendront s'entraîner au CTSP des Granges-Gontardes cerné par une décharge d'au moins 75 000 T !
L'avis et les conclusions du CE seront publiés sur le site de la mairie des Granges-Gontardes à partir de mercredi 22/11/2017.
Des heures et des heures de travail ont été nécessaire à AURA Environnement pour passer au crible la révision du PLU aux Granges-Gontardes.
La discipline de travail d'organisation d'AURA Envionnement aura payé !
On a essayé de nous destabiliser parce que nous sommes opposé-es à cette révision du PLU, mais nous avons résisté et SURTOUT, nous sommes très solidaires.
AURA Environnement a su mobiliser et le CPERG (politiquement neutre) a su travailler en bonne intelligence avec toutes les sensiblités locales propres aux Granges-Gontardes et aux communes environnantes de la Drôme provençale.
CONTINUONS à être mobilisé-es parce que le maire et le conseil municipal doivent respecter l'opposition aux Granges-Gontardes rangée sous la bannière du CPERG, l'avis négatif du Commissaire-enquêteur et reprendre leur PLU pour empêcher l'extension de la décharge PAPREC/COVED en face de nos vignobles AOC.

